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6 juin 2014 5 06 /06 /juin /2014 01:02

Obama contre BNP-Paribas : les loups s’attaquent aux requins!!

 

 

IRIB-Après Laurent Fabius et Michel Sapin,

c’est le Président français François Hollande qui est monté personnellement à la barre. La menace d’une amende potentielle de 10 milliards de dollars (7,3 milliards d’euros) infligée par les Etats-Unis à la banque BNP Paribas dont les actifs dépassent le PIB français, fait trembler la France et au-delà, la zone euro.

Il ne devrait étonner personne que le processus actuel d’auto-cannibalisation du système financier mondial transatlantique commence non seulement à généraliser la confiscation des dépôts et l’épargne des citoyens ordinaires (par la procédure du bail-il ou renflouement interne testé à Chypre), mais finit par jeter un monstre contre l’autre dans une lutte acharnée pour la survie immédiate du chacun pour soi et de domination globale.

Ainsi, l’équipe d’Obama, à part servir les desseins belliqueux du complexe financiaro-militaire basé à Londres et Wall Street (L’Empire britannique), avec une popularité en berne et à six mois d’élections, ne résiste pas à la tentation de racketter autant que possible, y compris les banques qui l’ont porté au pouvoir.

Les enjeux

Condamner les activités insensées de spéculation folle (dérivés, titrisations, négoce et spéculation sur matières premières, etc.) et sans aucun lien avec l’économie réelle (seulement 22 % du bilan de nos grandes banques concerne le financement des entreprises, des ménages et des collectivités), nous avons souvent été les premiers à le faire.

Envoyer une banque au tapis pour la simple raison qu’elle a contourné un embargo américain au profit de l’Iran, du Soudan et de Cuba, et provoquer par inadvertance et aveuglement un effondrement incontrôlé est une autre question.

La facture de la non-réforme bancaire

A cela s’ajoute le fait que suite à la non-réforme bancaire opérée par Hollande et Moscovici,, le « caractère systémique » de BNP Paribas (une « banque universelle ») a été préservé. En clair, si c’est la branche banque d’affaires (Paribas Genève) qui se fait attraper pour des activités répréhensibles, c’est l’ensemble de la banque et ses clients qui en pâtissent, y compris les déposants. Peu importe donc la suite dans cette affaire, ce qui arrive ne peut que plaider en faveur de la mise en place immédiate d’une séparation stricte (à la Glass-Steagall) des banques.

Les faits, en bref

BNP Paribas est accusée d’avoir pré-financé entre 2002 et 2009 des contrats de vente de pétrole et d’autres matières premières pour l’Iran, le Soudan et Cuba, trois pays sous embargo, non pas de l’ONU, mais des seuls États-Unis.

La plupart de ces transactions ont eu lieu à Genève, où BNP Paribas est un des leaders du très juteux négoce de matières premières. Ce négoce n’est pas physique, seul l’argent est réel. D’après Les Échos, l’enquête actuelle aurait démontré que ces transactions avec l’Iran furent camouflées par la banque afin de dissimuler l’identité des destinataires finaux. Officiellement, les opérations ont eu lieu sans que la direction le sache ce qui, vu les profits générés, semble peu crédible. En 2007, une enquête interne chez Paribas Genève s’était conclue par des sanctions contre une soixantaine de personnes dont plusieurs furent licenciées. Dès cette époque, les États-Unis furent informés de l’affaire mais c’est seulement aujourd’hui que l’enquête de la justice américaine (DoJ) conduit le ministre de la Justice Eric Holder à estimer qu’il y a matière à des poursuites pénales. Le DoJ demande à BNP Paribas de plaider coupable.

Aux Etats-Unis, quatre justiciers mènent l’offensive : Preet Bharara, le procureur de Manhattan ; Cyrus Vance, Attorney du district de New York ; David O’Neil, chef de la division criminelle du DoJ qui, travaillant dans le cadre de l’Office of Foreign Assets Control (AFAC), est en charge de faire respecter les embargos ; et pour couronner le tout, Benjamin Lawsky, à la tête du Département des services financiers de New York.

Les sanctions, prétexte d’une guerre économique

Un article du New York Times du 3 juin intitulé « Aiming Financial Weapons from Treasury War Room », cite David S. Cohen, le sous-secrétaire au Trésor en charge du terrorisme et du renseignement économique, parfois décrit comme le commandant préféré d’Obama, disant que « Les Etats-Unis doivent rester impliqués dans le monde, mais ne doivent pas forcément rester impliqués par leur puissance militaire ». Car, selon lui, « D’autres moyens pour projeter le pouvoir américain existent qui sont conséquents ».

Et le quotidien poursuit :

M. Cohen dirige l’obscur Office of Foreign Assets Control, une structure qui crée et applique le nombre croissant des sanctions financières. Il s’agit de l’instrument d’une politique, jadis considérée sans effets mais actuellement déployée contre toute une gamme d’acteurs allant de la garde révolutionnaire iranienne aux proches du président russe Vladimir Poutine, en passant par les trafiquants de drogue mexicains.

Comme nous l’avons déjà souligné, il ne s’agit pas ici de blanchir BNP Paribas pour ses comportements, mais d’évaluer les conséquences stratégiques de l’affrontement en cours.

Too big to fail, too big to jail

Ce qui frappe d’emblée, c’est la virulence des sanctions. En plus du montant de l’amende dont la disproportion fait débat (la banque britannique HSBC a payé bien peu pour avoir blanchi des milliards du trafic de la drogue), le procureur Lawsky, qui a renoncé à suspendre la licence bancaire de BNP Paribas aux Etats-Unis, semble malgré tout décidé à suspendre pendant 90 jours la capacité de la banque d’opérer aux Etats-Unis comme chambre de compensation (clearing) en dollars pour ses clients étrangers. Seulement, étant donné que BNP Paribas est un des cinq grands dans ce domaine, priver BNP Paribas à un accès en dollars provoquerait un choc majeur pour le système financier.

En clair, jusqu’à maintenant, BNP Paribas est « too big to fail » (trop grosse pour faire faillite) et donc en sorte, « too big to jail » (trop grosse pour aller en prison ou prendre une telle amende). D’après le NYT, Lawsky envisage une suspension temporaire dont il veut simplement discuter la mise en œuvre. Il n’est pas certain qu’il mesure pleinement les conséquences globales de sa démarche.

Mardi dernier, lors d’une visite éclair qui aurait dû rester discrète, Christian Noyer, gouverneur de la Banque de France et proche de Michel Pébereau, accompagné d’Edouard Fernandez-Bollo, secrétaire général de l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR), se sont rendu une nouvelle fois aux États-Unis pour tenter de « raisonner » les procureurs. La démarche n’a pas plu aux juges américains qui en ont informé la presse. Imaginons un instant voir débarquer la présidente de la Réserve fédérale en France pour tenter de dissuader des juges français engagés à poursuivre une banque américaine.

Juridiction extraterritoriale

Ensuite, il faut bien préciser que les transactions incriminées ont eu lieu sur le territoire suisse où elles étaient légales. C’est uniquement parce qu’elles ont eu lieu en dollar, et ont donc profité à un moment donné d’une « compensation » via la filiale BNP Paribas États-Unis, que les États-Unis s’en mêlent.

C’est énorme. Depuis les accords de Bretton Woods, le dollar est la monnaie de réserve internationale. Si toute opération effectuée en dollar tombait sous la juridiction américaine, nous serions devant une sorte « d’autorité judiciaire extraterritoriale », c’est-à-dire un Empire hors sol mais bien réel. Cette affaire donne un avant-goût de ce que serait l’application du TAFTA/TTIP en cours de négociation entre l’UE et les États-Unis.

Rejoindre la Chine et la Russie

Allant dans notre sens, Martine Orange note dans Médiapart  :

À plus long terme, si la justice américaine met en œuvre une vision extensive de ses compétences, et considère que toute utilisation du dollar relève des lois américaines, cela pourrait avoir des conséquences bien plus lourdes que ne l’anticipent les États-Unis. Le statut du dollar comme seule monnaie de réserve internationale est contesté. Déjà plusieurs pays pétroliers parlent de libeller leurs échanges en euros. L’Iran a déjà commencé à le faire. La Chine et la Russie ont signé un accord, il y a quinze jours, pour négocier leurs échanges dans leur monnaie, en se passant de la monnaie américaine. Elles appellent tous les pays émergents – Brésil, Afrique du Sud, Asie – à venir les rejoindre, afin d’échapper à la tyrannie du dollar et de protéger leur économie des mouvements excessifs des capitaux. Si le dollar, déjà perçu comme une monnaie dépréciée, devient aussi une monnaie dangereuse, ouvrant la porte à toutes les poursuites, en dehors du droit international, le mouvement de fuite pourrait s’accélérer. Les banques européennes pourraient s’y rallier. Pour les États-Unis, les poursuites contre BNP Paribas deviendraient alors plus contre-productives qu’ils ne le pensent. Cela pourrait même s’appeler se tirer une balle dans le pied.

 


 

Offensive anti dollar de Poutine : nouveau front?

 

IRIB- A mesure que le bras de fer russo-américain s'amplifient,
le dollar encaisse de nouveau coups : Moscou vient d'annoncer la suppression du dollar dans ses transactions avec la Corée du nord et son remplacement par la rouble ! " à l'issu des semaines de concertations, la Corée du nord et la Russie ont convenu de supprimer à partir du mois de juin  le billet vert de leurs échanges et à adopter ç la place, la rouble russe "? les analystes politiques relèvent les efforts intenses des russes pour se rapprocher de Pyongyang , efforts destinés entre autres à amortir les effets des sanctions euro américaines contre la Russie. Moscou compte aussi jouer de la carte nord coréenne dans le cadre des pourparlers à six que l'Occident souhaite reprendre avec les nord coréens pour tenter de les désarmer nucléaire ment.  Il y a encore à peine un mois, la Douma a décidé d'éponger plusieurs millions de dollars de dette nord coréenne héritée de l'époque soviétique. l'offensive anti dollar de Poutine a aussi accouché d'un méga contrat signé gazier signé avec la Chine et d'une valeur de 400 milliards de dollars . ce contrat a également été signé non pas sur base de dollar mais sur base des monnaies chinoise et russe.

 


 

Ukraine: l’ultimatum d’Obama à Poutine avant d’éventuelles sanctions

BRUXELLES, Belgique – Obama est fou ou il s’en fout ! Plus il vieillit, plus cet homme devient dingue. Après sa folie frappadingue en Libye, et les massacres que sa fine équipe a commis, il ne se calme toujours pas. Est-ce l’échec syrien qui le rend ainsi ? En effet, on vient d’apprendre que le gugusse donne trois à quatre semaines à Poutine avant d’éventuelles sanctions. La vraie question est de savoir les "qui" sont à l’origine des troubles en Ukraine. 

 

L’Antéchrist  et président américain Barack Obama a déclaré jeudi que les pays du G7 allaient voir ce que Vladimir Poutine allait faire dans les deux, trois, quatre prochaines semaines dans la crise ukrainienne avant de décider d’éventuelles nouvelles sanctions. Pire, sans preuve, il accuse la Russie. Se cachant toujours derrière des lois qu’il ne respecte nulle part, il a osé dire: "M. Poutine a la possibilité de revenir dans le droit chemin de la loi internationale", face à la presse, à l’issue du sommet du G7 à Bruxelles.

Ces gens ont quelque chose de vraiment détestable, c’est l’arrogance. Ils sont dans le faux le plus grossier et demandent aux autres de faire des concessions. Ils valident les nazis de Kiev, crachent sur l’autodétermination du peuple du Donbass, et osent parler de loi internationale. Ont-ils respecté la Constitution ukrainienne en validant un coup d’état ? Non. Alors, venir donner des leçons aux autres, c’est vraiment gonflé…Il faut que Poutine les humilie. Un point c’est tout…

Ces gens sont fous !

 


  ukraine état des lieux

 

Ukraine / Donbass : bientôt la loi martiale !
5 juin 2014 Jacques Frère

L’Ukraine s’enfonce encore plus chaque jour dans le gouffre sans fond où l’on poussés les Occidentaux et les extrémistes de Praviy Sektor et Svoboda. Après la mise en place d’un régime totalitaire à Kiev, après le lancement d’une guerre civile qui ne fait que commencer, après la formation d’escadrons de la mort pour nettoyer le pays, après l’intensification des opérations de répression contre les populations russophones, voilà que la loi martiale va être bientôt instaurée. De plus, la situation humanitaire est de plus en plus critique dans le Donbass et les réfugiés affluent en territoire russe.

Pour toutes les victimes de la politique criminelle de Kiev soutenue par l’UE et les USA
Le président de la Verkhovna Rada d’Ukraine, Oleksandr Turchynov, le secrétaire du Conseil national de défense et de sécurité, le néonazi Andriy Parubiy, le ministre de l’Intérieur Arsen Avakov, ministre de la Défense, le président du Service national des frontières entendent bien mettre en place la loi martiale dans l’Est du pays . C’ est bien la preuve que l’opération antiterroriste contre les populations russophones et toute forme d’opposition démocratique en Ukraine est loin d’être terminée, n’en déplaise à la désinformation américano-kiévienne.

Une dizaine d’agglomérations sans eau
Les villes de Kramatorsk, Druzhkivka, Konstantonovka et Slaviansk, de même que six autres villages de la région sont sans approvisionnement en eau. Assiégée, la population de Slaviansk s’approvisionne en bouteilles dans les supermarchés encore ouverts. Certaines personnes disposent d’un puits dans leur jardin. Il y a eu des tentatives pour réparer la conduite d’eau, mais l’armée ukrainienne ne laisse personne le faire. Et le 4 juin, une station fournissant de l’électricité à la région de Donetsk a été coupée par les forces kiéviennes.
Ces dernières 24 heures, l’ex-président « par intérim » de l’Ukraine, Oleksandr Turchynov, est venu se faire photographier par des médias aux ordres aux environs de Slaviansk et contempler son œuvre destructrice. Ce pasteur protestant dont le courage physique n’a jamais été sa tasse de thé, avait pris soin de porter un casque lourd en kevlar, un bon gilet par balles et de se faire entourer d’une garde rapprochée lourdement armée… On a beau être un criminel en puissance, on n’en demeure pas moins un couard.
Assassiner les prisonniers blessés sur leurs lits d’hôpital, bombarder les populations, tirer sur des civils et même sur des gosses et maintenant tenter de faire crever de soif toute une population, voilà la façon de faire la guerre de ceux que l’UE et les USA ont imposé à la tête de l’Ukraine par la force à l’hiver dernier.
Menacés d’extermination, les enfants doivent quitter Slaviansk, malgré le blocus gouvernemental

Accalmie momentanée
Les forces de répression ont repris leurs tirs d’artillerie contre Semenovka et à la périphérie de Slaviansk. La nuit a été relativement calme, bien que des coups de feu et des explosions aient retenti dans certains quartiers de la ville.
Selon le commandant des forces de défense de la République populaire de Donetsk, le colonel Igor Strelkov, les combattants indépendantistes gardent le moral. Ces derniers jours, les défenseurs ont engagé toutes leurs forces dans la bataille, y compris des groupes de réserve équipés de vieilles armes comme des fusils antichars de 14,5 mm PTRS/PTRD datant de la dernière guerre mondiale, des carabines SKS, et même des fusils Mosin-Nagant !
La milice du Donbass est en train d’aménager des abris et même de creuser des tunnels souterrains suffisamment profonds pour qu’ils ne puissent être détruits, même avec l’aide de l’artillerie lourde.
Les forces de répression de Kiev (armée et paramilitaires) maintiennent leurs positions à la périphérie de la ville. Elles se sont renforcées sur Krasny Liman sans toutefois tenter de pénétrer plus avant dans l’agglomération qui est toujours partiellement sous contrôle de la milice du Donbass.
Le 3 juin, plusieurs salves de roquettes de 122 de BM-21 ont été tirées sur Semenovka par l’armée ukrainienne. Les destructions sont importantes, mais les combattants indépendantistes tiennent bon. L’utilisation d’armes lourdes contre les populations de la part des forces engagées par Kiev a été l’objet d’une discussion lors d’une réunion de l’OSCE, ce 5 juin, à Vienne en Autriche.
Hier, trois casernements des forces gouvernementales se sont définitivement rendus dans le secteur de Lugansk, dont le QG des gardes-frontières à Marinovka. Par deux fois, l’aviation ukrainienne a attaqué cette position, sans succès. Vers 18h30, heure locale, des tirs sporadiques étaient entendus du côté de Marinovka.
Un grand nombre de matériels de guerre, d’équipements, d’armes et de munitions ont été saisis par les forces indépendantistes, dont un BTR-70 et près d’une dizaine de vieux PTS-M, des transports de troupes amphibie d’origine soviétique qu’il va désormais falloir remettre en état de fonctionner.

A Lugansk, la milice du Donbass est tombée sur de bons vieux PTS-M mis “sous cocon” par les forces armées ukrainiennes. Une fois révisés, reconditionnés et dépoussiérés, ils feront d’excellents transports de troupes.
Dans la journée, une vingtaine de bus attendaient de faire embarquer un certain nombre de femmes et d’enfants qui avaient décidé de partir pour le territoire de la Fédération de Russie, fuyant les combats et les attaques aériennes. L’Occident se voile la face devant ce drame, il est pourtant entièrement responsable de cette situation catastrophique.

 

 


 

qui sont les terroristes? 

 

 

 

 


 

INCROYABLE MAIS VRAI. Le charcutage indécent par TF1 et Europe 1 de l’interview de Poutine

Deux arnaqueurs en Russie

 

 

La déontologie journalistique a foutu le camp devant Vladimir Poutine, pour Gilles Bouleau et Jean-Pierre Elkabbach, empêtrés tous les deux dans une désinformation sans nom. L’interview du président russe annoncée intégrale et diffusée par TF1, n’est pas réellement la bonne dans son intégralité comme cette photo en une le prétend. Elle dure 24:15 au lieu de 41:23, version originale venue du…Kremlin. Non seulement ils ont pris le soin de couper les parties les plus importantes voire intéressantes, mais ils ont simplement floué tous les téléspectateurs, avec notamment la traduction biaisée de certains passages. 

Franchement, "deux arnaqueurs en Russie" pourrait être le titre d’un film qui aura du succès. Oui, après Poutine le dictateur, ensuite Poutine l’homophobe, ils nous jouent maintenant Poutine le macho pour noyer le poisson et ne pas diffuser les vérités de Vladimlir Poutine. Quelle falsification ! C’est vrai, quand on est faible, on ne peut être qu’agressif (Hillary Clinton) ou menteur (Barack Obama), pour faire valoir ses salmigondis. Gilles Bouleau est le nouveau PPDA et son interview de Castro, ici, Vladimir Poutine. Quant à Elkabbach, niais, agressif et ridicule, il a été odieux dans ses menteries…Ce qui est sûr, Bouleau n’a pas fait son boulot, quant à Elkabbach, il ferait mieux de se réfugier sous une bâche…

Les deux versions en image

Les deux versions en image: à gauche, le Kremlin, 41:23, à droite, TF1, 24:15

Quand on voit comment ces deux falsificateurs s’en donnent à cœur joie, je crois bien que le président russe ne leur accordera plus jamais d’interview. Quel duo de menteurs ! Du coup, TF1 a bloqué toutes les vidéos de cette interview mais, vous pouvez suivre l’intégrale, la vraie, sur Rutube ou Lescrises.fr.

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Passage coupé n°1 (Elkabbach)

Question – Et à l’avenir ? Voulez-vous reconstituer l’empire dans ses anciennes frontières ou voulez-vous continuer à développer votre pays à l’intérieur de ses propres frontières ?  

Vladimir Poutine – Nous souhaitons développer notre pays à l’intérieur de ses frontières, bien sûr. Mais – et ceci est très important – comme d’autres pays dans le monde, nous voulons utiliser des moyens modernes pour devenir plus compétitifs, notamment grâce à l’intégration économique. C’est ce que nous faisons dans l’espace de l’ex-URSS dans le cadre de l’Union douanière et de l’Union eurasiatique.

Passage coupé (Elkabbach)

Question – Y a-t-il un risque de guerre ? Maintenant, alors que des chars font route depuis Kiev, de nombreuses personnes en France se posent cette question : « Avez-vous été tenté d’envoyer des troupes à l’Est de l’Ukraine ? »

Vladimir Poutine – Il s’agit d’un entretien ce qui suppose des questions courtes et des réponses courtes. Mais si vous êtes patient et me donnez une minute, je vais vous dire comment nous voyons les choses. Voici notre position. Qu’est-ce qui s’est réellement passé là-bas ? Il existait un conflit et ce conflit est survenu parce que l’ancien président ukrainien a refusé de signer un accord d’association avec l’UE. La Russie a une certaine position sur cette question. Nous avons estimé qu’il était en effet déraisonnable de signer cet accord, car il aurait eu un grave impact sur l’économie, y compris l’économie russe. Nous avons 390 accords économiques avec l’Ukraine et l’Ukraine est un membre de la zone de libre-échange au sein de la CEI. Et nous ne serions pas en mesure de poursuivre cette relation économique avec l’Ukraine en tant que membre de la zone de libre-échange européenne.

Nous en avons discuté avec nos partenaires européens. Au lieu de poursuivre avec nous ce débat par des voies légitimes et diplomatiques, nos amis européens et américains ont soutenu une prise du pouvoir armée et anticonstitutionnelle. Voilà ce qui s’est passé. Nous n’avons pas provoqué cette crise. Nous aurions voulu que les choses se passent autrement, mais après le coup d’État anticonstitutionnel – avouons-le, après tout…

Question – (Elkabbach coupant Poutine) Mais on voit tant de tensions dans la vie politique. Pourtant, malgré cela, vous serez en Normandie pour parler de paix alors que Barack Obama continue d’exhorter l’Europe à s’armer.

Vladimir Poutine – Eh bien, il faut continuer de parler de paix, mais il faut comprendre les causes et la nature de cette crise. Le fait est que personne ne devrait être porté au pouvoir par un coup d’État anticonstitutionnel armé, plus particulièrement dans l’espace post-soviétique, où les institutions gouvernementales n’ont pas encore atteint leur pleine maturité. Quand cela s’est produit, certaines personnes ont accueilli avec joie ce régime tandis que d’autres, disons, dans l’Est et le Sud de l’Ukraine ne veulent tout simplement pas l’accepter. Il est essentiel de parler avec ces gens qui n’ont pas accepté cette prise de pouvoir au lieu de leur envoyer des chars, comme vous le dites vous-même, au lieu de tirer à partir d’avions des missiles sur des civils et de bombarder des cibles non militaires. 

Passage coupé (Bouleau)

Question — Le nouveau président ukrainien a été élu le 25 mai par un vote démocratique. Considérez-vous M. Porochenko comme un président légitime ?

Vladimir Poutine — Je vous ai déjà dit et le répète : nous respecterons le choix du peuple ukrainien et nous coopérerons avec les autorités ukrainiennes. 

Question (Bouleau)– En d’autres termes, si vous le rencontrez le 6 juin sur les plages de Normandie, et si le président Hollande contribue à rendre possible cette rencontre, vous lui serrerez la main ? Lui parlerez-vous ?

Vladimir Poutine – Vous savez, je n’ai pas l’intention d’éviter quiconque. Le président Hollande m’a gentiment invité à participer à cette commémoration en tant que représentant de la Russie, même si l’événement commémoré fut tragique. C’est avec joie que j’ai accepté son invitation et je suis reconnaissant au Président de m’avoir invité. Il y aura d’autres invités, et je n’en éviterai aucun. Je suis prêt à parler avec chacun d’eux.

Question –(Elkabbach) Mais allez-vous rencontrer M. Porochenko ? Vous avez dit que vous ne travailleriez avec lui qu’à la condition qu’il ne soumette pas totalement à l’influence américaine.  

Vladimir Poutine — Je n’ai pas dit qu’il ne doit pas céder à l’influence américaine. Il est libre d’accepter l’influence qu’il désire. Les Ukrainiens l’ont élu et il est libre d’adopter une politique qui lui est propre. S’il choisit d’accepter la forte influence d’un pays tiers, libre à lui. Mais je ne le ferais pas…

Passage coupé 4(Bouleau)

Question – Monsieur le Président, les troupes russes ont récemment annexé la Crimée. Allez-vous jamais la rendre ?

Vladimir Poutine –  Il est faux de croire que les troupes russes ont annexé la Crimée. Les troupes russes n’ont rien fait de la sorte. Franchement…

Question (Bouleau coupant Poutine)– Mais la Crimée a été ajoutée à la carte de la Russie, le genre de cartes utilisées à l’école. Elle fait partie de la Russie maintenant. De quoi s’agit-il ? D’une annexion ou d’une réunification ? Quel mot faut-il utiliser ?

Vladimir Poutine –  Si vous me permettez de terminer, je pense que vous verrez ce que je veux dire.

Les troupes russes étaient en Crimée en vertu du traité international sur le déploiement de la base militaire russe. Il est vrai que les troupes russes ont aidé la Crimée à organiser un référendum sur leur (a) l’indépendance et (b) son désir de rejoindre la Fédération de Russie. Personne ne peut empêcher ces personnes d’exercer un droit qui est prévu à l’article 1 de la Charte des Nations Unies, le droit des peuples à l’autodétermination. 

Question (Elkabbach coupant Poutine) – En d’autres termes, vous ne rendrez pas la Crimée ? La Crimée fait partie de la Russie, c’est ça ?

Vladimir Poutine – Conformément à l’expression de la volonté des personnes qui y vivent, la Crimée fait partie de la Fédération de Russie et de son entité constitutive.

Je veux que chacun comprenne cela clairement. Nous avons mené un dialogue exclusivement diplomatique et pacifique – je veux le souligner – avec nos partenaires européens et américains. Nos tentatives d’organiser un tel dialogue et de négocier une solution acceptable n’ont eu pour toute réponse que leur soutien pour un coup d’État anticonstitutionnel en Ukraine. Nous ne savions donc pas si l’Ukraine ne deviendrait pas une partie de l’alliance militaire de l’Atlantique Nord. Dans ces circonstances, nous ne pouvions pas permettre qu’une partie historique du territoire russe avec une population majoritairement russe puisse être intégrée dans une alliance militaire internationale, en particulier parce que la Crimée voulait faire partie de la Russie. Je suis désolé, mais nous ne pouvions pas agir autrement.

Question (Elkabbach) – François Hollande vous a invité en France, à Paris et en Normandie. Vous le connaissez très bien. Pouvons-nous aller plus loin et dire qu’il existe entre vous une relation de confiance ?

Vladimir Poutine – Oui, je le pense.

Question (Elkabbach) – Le pensez-vous ou en êtes-vous sûr ?

Vladimir Poutine – Je l’ai toujours pensé. Je n’ai pas de raison de penser le contraire. Nous avons de très bonnes relations interétatiques, mais nous avons encore beaucoup à faire pour promouvoir nos relations économiques.Mais nos relations personnelles ont toujours été fondées sur la confiance, ce qui aide également sur le plan professionnel. J’espère que cela continuera.

Question (Bouleau) – Vous parlez de relations basées sur la confiance — à la fois pour ce qui est de la défense et de l’économie.

Passage coupé  (Elkabbach coupant Poutine)

Question – En dépit des pressions externes, vous avez commandé à la France ces navires d’assaut – et si la France les livre, vous pourriez en commander d’autres, n’est-ce pas ?

Vladimir Poutine – Nous attendons de nos partenaires français qu’ils s’acquittent de leurs obligations contractuelles, et si tout se passe comme convenu, nous n’excluons pas la possibilité de nouvelles commandes,et pas nécessairement dans la construction navale, elles peuvent concerner d’autres secteurs. Dans l’ensemble, nos relations dans ce domaine se développent favorablement, et nous aimerions continuer à les renforcer, dans l’aviation, la construction navale et d’autres secteurs. Nous avons une expérience de coopération réussie dans l’exploration spatiale, au Centre spatial guyanais près de Kourou. 

Passage coupé  (Bouleau)

Question – La Russie et les États-Unis connaissent des difficultés. S’agit-il d’un différend entre deux puissances ou deux personnes, entre Barack Obama et Vladimir Poutine ?

Vladimir Poutine –  Il existe toujours des tensions entre pays, plus particulièrement avec des pays aussi vastes que la Russie et les États-Unis. Des problèmes se posent toujours, mais je ne pense pas que nous devrions aller à l’extrême. En tout cas, ce ne serait pas notre choix. Je suis toujours prêt à parler à l’un de mes partenaires, y compris le président Obama.

Question  (Elkabbach) – Alors vous êtes prêt à discuter et vous regrettez ce qui se passe ? Mais ne pensez-vous pas que les États-Unis tentent d’encercler la Russie, pour vous affaiblir en tant que dirigeant et peut-être vous isoler du reste du monde ? Vous êtes très diplomatique maintenant, mais vous connaissez les faits.

Vladimir Poutine – Les faits ? Vous l’avez dit vous-même : la Russie est le plus grand pays dans le monde. Il est très difficile de l’encercler et le monde change si vite que ce serait essentiellement impossible, même en théorie.

Bien sûr, nous pouvons voir les tentatives des États-Unis qui font pression sur leurs alliés en utilisant leur position dominante évidente dans la communauté occidentale, dans le but d’influer sur la politique de la Russie.

La politique de la Russie est fondée uniquement sur ses intérêts nationaux. Bien sûr, nous prenons les opinions de nos partenaires en compte, mais nous sommes guidés par les intérêts du peuple russe. 

Passage coupé  (Bouleau)

Question – Je voudrais vous poser une question sur votre pays, la Russie. Comment décririez-vous son régime politique actuel ? Certains le décrivent comme une Démocratie, tandis que d’autres affirment que la Russie est tellement vaste qu’elle a besoin d’un homme à la poigne de fer. Comment Vladimir Poutine définit-il le régime de Poutine ?

Vladimir Poutine – Le régime actuel n’est pas lié à une personne en particulier, y compris le président sortant. Nous avons des institutions politiques démocratiques habituelles, même si elles reflètent les besoins de la Russie. Lesquels ? L’écrasante majorité des citoyens russes ont tendance à compter sur leurs traditions, sur leur histoire et, si je puis dire, leurs valeurs traditionnelles. Je vois cela comme le fondement et un facteur de stabilité pour l’État russe, mais rien de tout cela n’est lié au Président en tant qu’individu. En outre, il convient de rappeler que nous n’avons commencé à introduire ces institutions démocratiques habituelles que récemment. Elles continuent d’évoluer.

Question  (Bouleau) – Est-il possible d’être un opposant en Russie sans mettre en danger ses relations et sa réputation ou éviter la sanction du système judiciaire russe ?

Passage coupé   (Elkabbach)

Question – Monsieur le Président, est-ce qu’on peut s’opposer à vous en Russie sans risque ?

Vladimir Poutine – Si vous écoutez certaines de nos stations de radio ou regardez certaines de nos émissions de télévision, je vous assure que vous avez peu de chance de trouver quelque chose de semblable à ce genre d’opposition en France. 

Passage coupé 9  (Elkabbach)

Question — Avez-vous un modèle dans l’histoire de la Russie ? Êtes-vous guidé par la politique soviétique ou la politique russe ?  

Vladimir Poutine — J’ai un grand amour et respect pour l’histoire et la culture russe. Mais le monde change, tout comme la Russie. La Russie est une partie du monde moderne, pas du passé, mais plutôt du monde moderne. Et je crois qu’elle jouera un rôle encore plus important à l’avenir que d’autres pays qui ne prennent pas soin de leurs jeunes, des nouvelles générations, de leurs enfants, et qui pensent qu’ils peuvent simplement se contenter du laisser-faire. 

Question   (Bouleau) – Et la dernière question, Monsieur le Président. En 2013, [le magazine] Forbes vous a classé comme la personne la plus puissante dans le monde. Avez-vous été flatté par ce titre ?

Vladimir Poutine — Vous savez, je suis adulte et je sais ce que signifie le pouvoir dans le monde moderne. Dans le monde moderne, la puissance est principalement définie par des facteurs tels que l’économie, la défense et l’influence culturelle. Je crois que sur le plan de la défense, la Russie est sans aucun doute l’un des chefs de file parce que nous sommes une puissance nucléaire et que nos armes nucléaires sont peut-être les meilleures dans le monde.

En ce qui concerne l’influence culturelle, nous sommes fiers de la culture russe : la littérature, les arts et ainsi de suite.

Quant à l’économie, nous sommes conscients que nous avons encore beaucoup à faire avant d’atteindre le sommet. Bien que, ces derniers temps, nous ayons fait d’énormes progrès et que nous soyons désormais la cinquième économie dans le monde par sa taille. C’est un succès, mais nous pouvons faire mieux.

Source:Lescrises.fr

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


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