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14 mars 2014 5 14 /03 /mars /2014 22:52

Ukraine: le réveil des anti-Maïdan ou la prise de conscience qui fait trembler

 

 

Croire que la force ou les menaces liées aux sanctions économiques peuvent faire plier Moscou, encore une fois, l’Occident s’est lourdement trompé. Formatés, avec un logiciel resté bloqué au 21e siècle, les dirigeants de l’Occident se croient encore dans un boom économique qui les a pourtant lâché en faveur des puissances émergentes et surtout de la Russie. Moscou a menacé d’intervenir dans l’est de l’Ukraine, compte tenu du désordre qui s’y développe. 

Mais, une autre faute grave des Occidentaux c’est d’avoir cru que Kiev était l’Ukraine. Ce qui se passe actuellement à l’est, au sud et au sud-est de l’Ukraine se passe de commentaire. Un exemple, celui des extrémistes de Maïdan, qui ont vu un des leurs trépasser, hier, à Donetsk. En effet, ils se sont crus beaux, en menant une action similaire dans la ville, comme ils l’ont fait à Kiev durant 3 mois. mal leur en a pris, l’Ukraine se réveille et ne veut pas être gouvernée par des putschistes et surtout des usurpateurs à la solde de Washington.

Les pauvres ont été correctement bastonnés et, pour sûr, dans les jours à venir, avec la réaction qui viendra de Crimée, le pouvoir échappera totalement aux petits fachos qui règnent en maître à Kiev.  Cette prise de conscience qui fait trembler Washington et les autres les voit plutôt éluder les vraies questions et, tels des automates, tomber à bras raccourcis sur Moscou. Or, la Russie n’est responsable de rien dans cette situation qui continue de se détériorer. Finalement, beaucoup d’Ukrainiens comprendront que leur avenir c’est Moscou…

Regardez:

 

 

 


Crimée et Kosovo : points communs et différences

Crimée et Kosovo : points communs et différences

Par La Voix de la Russie | La Crimée et le Kosovo ont beaucoup en commun : autonomie, présence de bases étrangères sur leur sol, volonté d’indépendance de la majorité de leur population. Seuls leurs « protecteurs » sont différents.

Ces derniers jours, nombreux sont les commentateurs qui comparent les événements de Crimée avec l’agression de la Yougoslavie par l’OTAN en 1999. Et chacun interprète les événements comme bon lui semble. L’ancien ambassadeur des Etats-Unis à Moscou, Michael McFaul, par exemple, a assuré sur CNN que l’intervention russe était inacceptable, car il y a une grande différence entre la situation actuelle en Crimée et celle du Kosovo en 1999.

« Il n’y a pas lieu de comparer la Crimée et l’Ukraine avec le Kosovo et la Serbie. La Serbie a menacé les Kosovars, alors que l’Ukraine ne menace personne. »

Mais un Etat peut-il être une menace pour une partie de son territoire ? Dans la province autonome du Kosovo vivent des Serbes, des Albanais, des Turcs, etc. Le peuple « kosovar » en tant que tel n’existe pas. Qui sont donc allés défendre les Américains ? Au Kosovo, il n’y avait pas un seul Américain, quand 1,5 million de Russes se trouvent en Crimée. Voilà la différence majeure.

Pour les médias occidentaux cependant, il y a de nombreuses similitudes entre la Crimée et le Kosovo. Comme l’a écrit Ian Traynor dans The Guardian:

« La tactique et les méthodes utilisées par Milosevic durant les guerres d’Ex-Yougoslavie et du Kosovo sont évidentes. Si Poutine décide de devenir le nouveau Milosevic, l’Occident va être le témoin d’une nouvelle division de l’Europe. »

Dans la stratégie de Slobodan Milosevic, comme toujours, le mieux s’est trouvé être l’ennemi du bien. Il n’a pas eu la force de résister à l’avancée de l’OTAN vers l’Est. Afin de déplacer vers l’Est leurs forces basées à l’Ouest de l’Europe, les Etats-Unis ont choisi le territoire autonome serbe du Kosovo-et-Métochie, et y ont créé une base stratégique. C’est à cette fin qu’ils se sont servis de l’Armée de libération du Kosovo (OVK) même si celle-ci figurait sur la liste des organisations terroristes répertoriées par les Etats-Unis.

L’opération antiterroriste menée par les forces spéciales serbes contre l’OVK dans le village de Racak en janvier 1999 a été utilisée comme un prétexte pour bombarder la Yougoslavie sans l’autorisation des Nations Unies. Les médias occidentaux, ayant présenté l’opération menée à Racak comme un massacre de la population civile, ont exhorté les Etats-Unis à réagir et à protéger les innocents. Dix ans plus tard, Helena Ranta, médecin légiste finlandais, a écrit dans son autobiographie que sa rédaction d’un rapport sur l’incident s’est faite sous la pression du responsable de la mission de l’OSCE au Kosovo de l’époque, William Walker, et du ministre des Affaires étrangères de Finlande, et qu’il s’agissait de troupes de terroristes albanais et non de populations civiles.

Une fois que les forces de l’OTAN sont entrées au Kosovo, les Etats-Unis y ont construit leur deuxième plus grande base en Europe, le camp Bondsteel. Il permet aux Etats-Unis de contrôler la Méditerranée et la mer Noire, ainsi que les routes menant au Moyen-Orient, en Afrique du Nord et dans le Caucase, de même que le transit des ressources énergétiques provenant de la Caspienne et d’Asie centrale. Cette base en Serbie leur paraît pleinement légitime et très avantageuse. L’utilisation de terrains publics au Kosovo ne coûte rien aux Américains.

Or la Russie, à la différence des Américains au Kosovo, paie 100 millions de dollars par an pour sa base. Et la base russe de la mer Noire se trouve en Crimée depuis 230 années déjà. « La flotte de la mer Noire n’est pas sans abri. Sébastopol est sa maison-mère », a souligné le vice-Premier ministre Dmitri Rogozine. Il y a encore 50 ans, la Crimée faisait partie de l’Union soviétique, quand les Etats-Unis, eux, ont tout simplement occupé une partie du territoire serbe pour y créer leur propre Etat fantoche, à la suite d’une agression.

Les liens historiques, économiques, et culturels entretenus avec l’Ukraine donnent à la Russie la pleine capacité d’intervenir pour protéger son peuple. Mais que font les Etats-Unis sur le territoire serbe ?                 N

 


Un drone américain a été intercepté en Crimée

Un drone américain a été intercepté en Crimée

Par La Voix de la Russie | Un drone de reconnaissance et de frappe américain a été intercepté dans le ciel de Crimée, a rapporte ce vendredi la société Rostech.

« Le drone MQ-5B, à en juger par l'étiquetage sur les côtés, faisait partie du groupe de la brigade américaine numéro 66 des renseignements militaires américains, déployée principalement en Bavière », précise le site Internet de la société.

Selon certaines sources, la brigade a été transférée dans la ville ukrainienne de Kirovograd, d’où les drones américains réalisent des missions de reconnaissance en Crimée et dans les régions frontalières de la Russie.


Crimée : le référendum est légitime (président de la République serbe de Bosnie)

Crimée : le référendum est légitime (président de la République serbe de Bosnie)

Par La Voix de la Russie | Milorad Dodik, président de la République serbe de Bosnie (Republika srpska), s’est rendu à Moscou afin de discuter avec les dirigeants politiques et les représentants des milieux d’affaires russes, et également pour recevoir le prix de la Fondation internationale de l’unité des peuples orthodoxes récompensant le renforcement et la promotion des valeurs chrétiennes dans la vie de la société.

 

Ce prix a déjà été remis les années précédentes à Vladimir Poutine, Dmitri Medvedev, Emir Kusturica ou Novak Djokovic. Dans un entretien exclusif accordé à La Voix de la Russie, Milorad Dodik évoque ses attentes concernant le référendum en Crimée.

Milorad Dodik. : « L’Ukraine se trouve dans une zone de turbulence depuis la chute de l’URSS. L’Ukraine est un État complexe avec différents groupes ethniques et valeurs politiques. Il est donc très dangereux de résoudre les problèmes d’une manière dont nous voyons les conséquences. Cette révolution orange n’a rien apporté de bon à qui que ce soit, comme en Afrique du Nord. Les troubles en Ukraine ont été soutenus de l’extérieur. En témoignent les rencontres « coordonnées » entre l’opposition locale et les hauts représentants de l’UE et des États-Unis au plus fort des protestations.

L’aide russe à l’Ukraine, 15 milliards de dollars (environ 10,8 milliards d’euros) et des avantages économiques, n’a pas été un stimulant suffisant pour ceux qui ont mené l’Ukraine à la désintégration. Aujourd’hui, l’Ukraine a besoin d’environ 13 milliards de dollars (environ 9,4 milliards d’euros), mais elle ne recevra pas une telle somme.

En ce qui concerne la Crimée, elle appartient historiquement à la Russie et elle a été transmise à l’Ukraine par une décision aventuriste de Nikita Khrouchtchev. Cette décision était évidemment une erreur. Curieusement, l’Occident ne se gêne pas pour considérer une telle décision des dirigeants communistes comme un fait établi, même si elle ne répond pas à la réalité de la situation et qu’elle peut être la cause de problèmes dans les relations futures. Il est tout à fait compréhensible que la population de la Crimée aspire à la liberté, surtout si les décisions et les lois des nouvelles autorités en Ukraine sont discriminatoires envers les Criméens. Je suis pour que la Crimée décide de la façon dont elle veut vivre. Pour moi, le référendum est l’expression tout à fait légale de la volonté du peuple, et son résultat sera tout à fait légitime. »

La Voix de la Russie : La Russie a plusieurs fois averti que le Kosovo constituait un précédent. Le processus que nous voyons montre-t-il que Moscou avait raison ?

M. D. : « Naturellement, le Kosovo est un précédent. Cette prétendue indépendance a été proclamée par un groupe informel appelé Parlement du Kosovo. Il n’y a pas eu de référendum. Il aurait été impossible d’en organiser un au nord de la région parce que les Serbes n’y auraient pas participé.

La République serbe de Bosnie a choisi une stratégie à long terme pour combattre pour ses droits. Nous organiserons forcément un référendum un jour, mais il faut choisir ce moment consciencieusement, sans volontarisme politique et en sachant qui sont nos alliés dans ce processus. Notre situation est très délicate. Il faut prendre patience, attendre, savoir refuser.»

LVdlR : La Crimée est en quelque sorte un modèle pour vous ?

M. D. : « Le fait même qu’un référendum soit organisé en Crimée montre que le principe d’autodétermination, principe à la base de l’ONU et si souvent violé, est soutenu. Quand les grands acteurs mondiaux ont besoin d’intégrité territoriale, ils exigent que ce principe soit respecté, et quand ils ont besoin du principe d’autodétermination, ils disent que l’indépendance du Kosovo est un phénomène normal. Dans la situation de la Crimée, ils insistent sur le respect du principe de l’intégrité territoriale. Tout dépend des intérêts géostratégiques de l’Europe et des États-Unis. Dans le monde de la politique, cela fait longtemps que l’on sait que la Crimée est un point sensible. Tout le monde a toujours su que la Crimée souhaitait des liens plus étroits avec la Russie, et même son rattachement. Lorsque les troubles ont débuté en Ukraine, ce problème a ressurgi. Le cas de la Crimée créera un précédent dans le monde. Nous observons des processus, de la Catalogne à l’Écosse. Cette pratique devient donc de plus en plus légitime.

Je suis confiant dans la capacité des Criméens à tenir ce référendum paisiblement. Certains ne reconnaissent pas son résultat et diront de toute façon que le référendum n’était pas honnête. C’est pour cela qu’il doit y avoir le plus possible d’observateurs objectifs, qui détermineront que les citoyens sont venus voter selon leur propre volonté et qu’ils n’ont pas été l’objet de pressions politiques. » T

 


 

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14 mars 2014 5 14 /03 /mars /2014 00:48

La Turquie, de nouveau à l’heure de manifestations

 

IRIB- De violents affrontements ont à nouveau éclaté mercredi en Turquie, entre la police et des dizaines de milliers de manifestants, descendus dans la rue.....

pour dénoncer le gouvernement, à l'occasion des funérailles d'un garçon de 15 ans, mort des suites de blessures causées par la police en juin dernier. Pour la deuxième journée consécutive, les forces de l'ordre sont intervenues à grands renforts de gaz lacrymogènes et de canons à eau, notamment à Istanbul, Ankara, Izmir ou encore Eskisehir, pour disperser de nombreux rassemblements organisés à la mémoire de Berkin Elvan, 15 ans, décédé mardi après 269 jours de coma. A moins de trois semaines des élections municipales, la mort de cet adolescent a brutalement ravivé la contestation contre le Premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan, et son gouvernement, déjà pris dans un scandale de corruption sans précédent. A Istanbul, des affrontements ont éclaté dès la fin des funérailles, lorsqu'une partie du cortège a voulu marcher sur l'emblématique place Taksim. La police a dispersé sans ménagements les manifestants, qui ont riposté par des jets de pierres et des tirs de feux d'artifice. Ces affrontements ont continué tout au long de la soirée à Istanbul, Ankara et dans plusieurs autres villes, ont rapporté les médias turcs, qui ont fait état de nombreux blessés et interpellations. En pleine campagne électorale, Recep Tayyip Erdogan a dénoncé ces manifestations comme une provocation. « Essayer de mettre le feu à la rue 18 jours avant des élections n'est pas un comportement démocratique », a-t-il dit à ses rivaux lors d'une réunion publique à Mardin (sud-est). « Il y a une volonté de saboter en quelque sorte les élections avec des mouvements sociaux », a renchéri le Premier ministre turc mercredi soir lors d'un entretien accordé à la chaîne Télé-24. Cette nouvelle vague de colère et de contestation intervient alors que le parti au pouvoir, Parti de la justice et du développement (AKP), qui règne sans partage sur la Turquie depuis 2002, est pris dans des affaires de corruption qui le fragilisent à l’approche des élections. Recep Tayyip Erdogan lui-même et son fils, trahis par des écoutes téléphoniques dont le contenu a été publié sur Internet, sont personnellement mis en cause dans l’affaire des corruptions. Le Premier ministre turc a balayé ces accusations d'un revers de la main, et accuse ses ex-alliés de la confrérie de Fethullah Gülen, très influents dans la police et la justice, de les avoir fabriquées pour le déstabiliser. Sûr du soutien des électeurs, Erdogan a donné rendez-vous à ses contradicteurs le 30 mars pour un scrutin municipal aux allures de référendum.


Ukraine : l'Iran a-t-il intérêt que la Russie soit sanctionnée?

 

IRIB- La crise ukrainienne rend-t-elle compliqué le règlement du nucléaire iranien?
la réponse est : cela pourrait effectivement le rendre difficile. l'accord de Genève est entré en vigueur depuis le 20 juillet et les pourparlers en vue d'obtenir un accord définitif se poursuivent toujours. il ne faut pas oublier que sur la table des négociations avec l'Iran, siègent les cinq membres permanents du Conseil de sécurité plus l'Allemagne. leur maintien à la table de dialogue revêt une importance de choix . mais qu'adviendra-t-il si quatre des six membres des "5+1" sanctionnent la Russie sous prétexte de vouloir punir de son attitude en Crimée? la réponse ne fait pas de doute, le consensus anti iranien au sein des six vole en éclat! Les pressions sur l'Iran affaibliront et le pays ne se verra plus contraint de lâcher du leste pour parvenir à un accord nucléaire définitif avec l'Occident. pire, l'Iran pourrait même être tenté de quitter la table des négociations car il serait sûr que ce geste ne lui fera pas du tort. en d'autres termes , l'Iran pensera que dans le nouvel contexte, la Russie ne permettra pas à ses partenaires de 5+1 de lui imposer de nouvelles sanctions. Garry Seymour , ex coordinateur pour le contrôle des armements de la Maison Blanche est d'avis que la crise en Ukraine pourrait compliquer les négociations nucléaires iraniens. Seymour qui se confiait à Daily Telegraph, estime qu'en cas de sanctions anti russe, l'alliance anti iranienne au sein des 5+1 va s'effondrer avec à la clès , l'illusion pour l'Iran qu'il pourrait se tirer d'affaire à bon compte. mais il existe aussi un risque encore plus grand : en cas de rupture entre la Maison Blanche et le Kremlin, la Russie aura un pléthore d'options à retenir pour riposter. un retour à 2010 par exemple et une remise à jour du dossier de la vente des S300 aux iraniens . si les Russes sont décidés à nous tracasser , ils sauraient le faire en réssusitant le contrat de vente des S300 à l'Iran. et puis il y a la question des exportations pétrolières iraniennes , réduites significativement à la suite des sanctions euro américaines. or si le grand deal pétrolier irano russe , ce dont  parlent les médias depuis plus d'un mois, se réalise, alors la Russie importera le pétrole iranien avant de le vendre sur le marché international , se transformant de facto en un pont destiné à contourner les sanctions contre l'Iran. ainsi la crise relationnelle russo américaine autour de l'Ukraine n'ira-t-elle pas sans laisser de graves impacts sur les équations moyen orientales .. l'Iran  pourrait en sortir gagnant ...

Poutine : La crise en Ukraine n’a pas surgi à cause de la Russie

Poutine : La crise en Ukraine n’a pas surgi à cause de la Russie

Par La Voix de la Russie | Le président russe Vladimir Poutine a tenu une réunion d’urgence avec les membres permanents du Conseil de sécurité de Russie. Les participants à la réunion ont notamment examiné l'interaction de la Russie avec les pays de l’Amérique Centrale et des Caraïbes, ainsi que la situation en Ukraine.

« Je tiens à souligner, que cette crise n’est pas survenue à cause de nous, mais nous sommes d’une manière ou d’une autre impliqués dans cette crise. Réfléchissons ensemble à la manière d’établir nos relations avec nos partenaires et amis en Ukraine et nos autres partenaires en Europe, aux Etats-Unis », a déclaré Poutine.


DIEUDONNE. Le New York Times parle du génie de l’humoriste à la verve "incendiaire"

 

 

Le grand journal américain, The New York Times, a consacré un papier sur l’humoriste Dieudonné. Un grand moment. Il brosse le portrait d’un gouvernement qui ne sait comment faire pour le contrer, sinon en violant la loi etc. A la fin, on parle de lui comme d’un génie -il l’est-, comparé à l’écrivain Céline. New York Times parle du succès phénoménale de l’humoriste de Dieudonné, mais, affirme-t-il, il n’a pas pu le joindre. Hum !  

Dieudo collTrente-huit fois ces dernières années, les autorités françaises ont accusé le comédien Dieudonné M’bala M’bala d’avoir violé des lois anti-haine. Le gouvernement a fortement enjoint les mairies des grandes comme des petites villes à bannir ses spectacles, et certaines l’ont fait en annulant ses représentations, qui se donnent pourtant à guichet fermé. Des hauts responsables l’ont condamné comme un antisémite négationniste qui incite à la haine.

Pourtant, à l’heure actuelle, la campagne menée contre lui montre peu de signes tangibles de succès. Même s’il a été contraint de payer ses amendes, il a échappé à la plupart des condamnations qui l’ont visé. Les limites posées à ses apparitions publiques, il les a facilement contournées grâce à l’Internet et aux réseaux sociaux. Une de ses vidéos postée en février, une riposte au ministère de l’Intérieur et spécifiquement à Manuel Valls, a fait au moins deux millions de vus en une semaine.

Peut-être encore plus important, les tentatives de faire taire M. M’bala M’bala semblent avoir alimenté et conforté le soutien de la base de ses fidèles : un méli-mélo à la fois social et racial de Français qui ont le sentiment de se faire arnaquer par les élites gouvernantes.

Avec ses blagues, chansons et sketches antisémites, M. M’bala M’bala, fort de son héritage à la fois français et ouest-africain, touche à la fois des Français musulmans et quelques partisans de l’extrême droite qui partagent ses opinions et apparaissent avec lui à ses spectacles. On lui crédite l’invention d’un signe nazi inversé connu sous la dénomination de la quenelle [en français dans le texte, NDT], un signe satirique à l’encontre des élites française dont il clame qu’elles sont dominées par les intérêts juifs. Lorsqu’un joueur de football français de premier plan a effectué ce salut pour fêter un but, les projecteurs ont alors été attirés sur M. M’bala M’bala.

Déterminer jusqu’où aller pour essayer d’empêcher le comédien de rependre sa vision, tout en jaugeant quand l’action devient contre-productive : voilà une des tâches ardues auxquelles les autorités françaises font face. Au même moment, des populistes de l’aile droite, dont certains partagent des opinions antisémites similaires, semblent sur le point d’enregistrer des victoires électorales partout en Europe. Et la France n’est pas en reste ; le parti d’extrême droite le Front national y a plus d’opinions favorables que les deux autres grands partis.

La liberté d’expression est moins protégée en France qu’aux États-Unis et le fait de museler M. M’bala M’bala remporte un large soutien. Mais son cas a déclenché un nouveau débat sur les limites de la libre parole. Des avocats pour les libertés individuelles affirment notamment que le gouvernement court un risque de sur-réaction, et ainsi de mettre en danger les libertés fondamentales, pour ajouter à sa visibilité en faisant de lui un martyr. Ces avocats disent qu’ils sont particulièrement concernés par le fait que le gouvernement a interdit a priori ces spectacles.

« Ces sanctions prononcées a priori contre ses spectacles sont dangereuses non pas pour Dieudonné, mais parce qu’invoquer un risque de trouble à l’ordre public, ouvre la voie a des sanctions similaires », explique Agnès Tricoire, une avocate spécialisée dans la propriété intellectuelle et la liberté d’expression qui représente la Ligue française de droits de l’homme, un groupe dont les vues sur la liberté d’expression sont davantage anglo-saxonnes.

Madame Tricoire note que deux des jurisprudences utilisées contre M. M’bala M’bala sont hautement subjectives : l’une est la menace de trouble à l’ordre public et l’autre, que ses spectacles portent atteinte à la dignité humaine d’un groupe ou d’une communauté. Il a aussi été accusé de nier l’Holocauste, un crime en France, et d’inciter à la haine.

« La notion de violation de la dignité humaine est invoquée par certains groupes de pression qui veulent interdire les spectacles pour des raisons morales », dit-elle, avant d’ajouter qu’un pareil argument peut être utilisé par l’extrême droite pour essayer de faire interdire des spectacles ou des représentations artistiques avant même qu’elles aient eu lieu pour la simple raison que ces groupes les voient comme immoraux. Jusqu’à maintenant le gouvernement français n’a pas plié sous de telles pressions et va même jusqu’à protéger les spectateurs des manifestants quand ces derniers s’opposent à des représentations.

D’autres craignent que l’accusation de trouble à l’ordre public puisse être utilisée pour réprimer des opposants, comme le font certains gouvernements autoritaires.

Les groupes qui représentent les juifs, qui ont été les cibles principales des sketchs de M. M’bala M’bala, défendent avec ardeur les mesures du gouvernement, arguant que le message empoisonné heurte la société et sape l’objectif vénéré par les Français – du moins en théorie – que des gens de toutes races et toutes religions puissent vivre ensemble.

Les groupes juifs évoquent aussi le nombre grandissant d’actes antisémites en France, comme une bonne raison d’écraser le message de M. Mbala Mbala. Il y a eu plus de six cents actes antisémites en 2012 selon le ministère de l’Intérieur, soit une augmentation de presque 60 % par rapport à 2011. La soudaine augmentation a eu lieu après que Mohamed Merah, un Français musulman, a tué trois enfants juifs et leur professeur, un rabbin, dans une école juive à Toulouse, en mars 2012. Les chiffres pour 2013 ont quelques peu diminué, toujours selon le ministère.

Il y a aussi toujours plus d’actes islamophobes ; il y en avait environ 200 en 2012 selon le ministère de l’Intérieur et à peu près 160 en 2011. Quelques organisations non-gouvernementales qui traquent les actes islamophobes évoquent plus de deux fois ce chiffre. Un des plus récents s’est produit en février dans une ville proche de Paris, où une tête de cochon et ce qui semblait être du porc ont été jetés dans la cour d’une mosquée. Le porc est considéré comme impur par la loi islamique.

Les récentes années ont été marquées par des attaques contre d’autre groupes comme les Roms, les Noirs (comme le garde des Sceaux Christiane Taubira) et les gays, ce qui traduit un effilochement du tissu social et une montée de l’intolérance.

Les Français sont particulièrement sensibles à l’antisémitisme à cause de la collaboration du pays avec l’Allemagne nazie pendant la Seconde Guerre mondiale. « Dans un pays qui a eu l’Holocauste sur son sol, nous avons une manière très différente de gérer la question », indique la dirigeante de la branche française de l’American Jewish Comittee, Simone Rodan-Benzaquen. Mais elle admet également qu’interdire les paroles antisémites a ses limites : « Si la société, dans toutes ses composantes, ne se pose pas la question des valeurs de la société française et de comment combattre la haine des minorités, tout cela aura été vain. »

M. M’bala M’bala, qui a par le passé nié être antisémite, n’a pas pu être joint. Dans une de ses vidéos qui a récemment été le sujet d’une affaire judiciaire, il a appelé de façon provocatrice à la relaxe de Youssouf Fofana, le tueur d’Ilan Halimi, un jeune homme juif de 23 ans kidnappé en 2006 par un groupe surnommé Les Barbares, qui l’a torturé pendant une semaine avant de le mutiler et de le laisser agonisant sur une route.

M. M’bala M’bala a rétorqué que de jeunes juifs avaient causé la mort d’un musulman en 2010 et qu’il y avait eu beaucoup moins de cris d’orfraie que lors de l’affaire Halimi.

Dans un autre de ses sketches populaires, il chante une chanson appelée Shoananas, un jeu de mots qui en français sonne comme « hot pineapple ». Le mot Shoah fait référence à l’Holocauste et nana est un terme d’argot qui signifie « chick » [meuf en anglais – une interprétation inédite duNew York Times ! NDT]. La vidéo montre un homme maigre et débraillé dans un semblant d’uniforme de prisonnier de camps de concentration avec dessus une étoile de David jaune surdimensionnée ; l’homme sautille sur la scène, telle une marionnette agitée par la verve satirique de M. M’bala M’bala.

La différence principale entre le phénomène M’bala M’bala et les auteurs antisémites du passé réside dans sa capacité à toucher un plus large public. Les opinions antisémites « ne sont pas si importantes que ça tant qu’elles ne trouvent pas de relais dans les masses et c’est justement ce qu’avait déjà fait Céline dans les années 30 et c’est ce que fait Dieudonné maintenant », fait remarquer le doyen de l’université de Londres à Paris, spécialiste de l’histoire de l’antisémitisme en France, Andrew Hussey.

Louis-Ferdinand Celine était un célèbre pamphlétaire et écrivain français de la première moitié du XXème siècle, qui épousa des idées antisémites virulentes. « Dieudonné a une influence dans les banlieues et s’adresse a ces populations par des codes, il n’a pas à dire “l’Holocauste n’a pas eu lieu” », continue le professeur Hussey en se référant aux banlieues pauvres souvent peuplées par des immigrants. « À la place il fait une blague à propos de la Shoah, blague qui teste les limites de la lois française. »

 

 


 

 

 

 

 


 

  petit rappel: composition du nouveau "gouvernement" illégitime putchiste Ukrainien qui va saigner à blanc les ukrainiens sur ordre des parrains occidentaux

 

L’instauration d’un gouvernement par la force présentée comme une victoire démocratique, la célébration de l’arrivée au pouvoir d’activistes fascisants comme celle de combattants de la liberté : même nos médias ont de la peine désormais à nous vendre la mascarade ukrainienne.

La composition du « gouvernement de transition » ukrainien reflète le script défini par la secrétaire d’Etat adjointe Victoria Nuland, dans son désormais célèbre échange téléphonique avec l’ambassadeur américain à Kiev, au nom du président Obama. En effet, elle déclarait que « Yats » (Arseni Iatseniouk) devait être au pouvoir, contrairement à « Klitsch » (Vitali Klitschko), et que les néonazis de Svoboda (Liberté) et de Pravy Sektor (Secteur de droite) – l’aile terroriste du mouvement de l’Euromaïdan – avaient leur place aussi au gouvernement.

 

Analysons plus en détail…

Le Premier Ministre

Le nouveau Premier ministre est le banquier Arseni Iatseniouk, 39 ans.

C’est le président de Batkivchtchina (« Patrie »), le parti de l’oligarque Ioulia Timochenko.

Favori des États-Unis, il connaît bien le régime ukrainien pour y avoir occupé tous les postes-clés : président du Parlement, Ministre des Affaires étrangères, Ministre de l’Économie, président de la Banque centrale. Il y a appliqué alors avec zèle une ligne pro-européenne et de soumissions aux diktats du FMI. Il a obtenu à la Présidentielle de 2010 le score non soviétique de … 7 % des voix.

Il a déjà déclaré lui-même qu’il deviendra probablement « le Premier ministre le plus impopulaire » de l’histoire de l’Ukraine, puisque le gouvernement imposera des sacrifices tels qu’on doive parler de « mission kamikaze ». La bureaucratie de l’UE, paraît-il, appelle déjà l’Ukraine « la Grèce de l’Est ». Il est très proche de l’Allemagne et de l’UE.

Il dirige un cabinet des horreurs composé d’un côté de partisans d’une austérité brutale, qui feront tout pour remplir les conditions de l’UE, du FMI et des États-Unis en échange de l’aide financière, et de l’autre côté, d’extrémistes qui veulent nettoyer l’Ukraine de certains groupes ethniques ou minorités linguistiques, réhabiliter des collaborateurs de l’époque nazie comme Stepan Bandera et continuer à provoquer la Russie…

Le secrétaire d’État américain John Kerry (c) avec le président ukrainien par intérim Olexandre Tourtchinov (g) et le Premier ministre Arseni Iatseniouk (d), à Kiev, le 4 mars 2014

Le gouvernement comprend 4 factions : les ultra-libéraux / les européistes, une pincée de société civile issue de Maidan, les nazis et les voyous (le cumul est ici possible, et même largement pratiqué…). Un mélange hétéroclite mais cohérent : des banquiers prêts à obéir au FMI, de « businessmen » nés de la chute de l’URSS formés aux États-unis, des « ministres professionnels » pro-européens, trempés dans les scandales de corruption, proches des clans oligarques.

Les ultra-libéraux

Le n°2 du régime est Vitaliy Yarema, 50 ans. Député de “Patrie”, l’ancien chef de la police de Kiev est devenu un critique puissant des forces du ministère de l’Intérieur pendant Euromaidan.

Il supervisera désormais la Défense, l’Intérieur et les Affaires étrangères, ainsi que le Conseil National de Sécurité et la défense du Conseil national.

gouvernement ukraineLe ministre des Finances est Oleksandr Shlapak, 50 ans. Vrai homme fort de l’économie, il a successivement été vice-président de PrivatBank – la 1ère banque privée du pays – vice-président de la Banque centrale d’Ukraine et enfin président du Trésor national ukrainien, tout en ayant servi entre-temps comme Ministre de l’économie et de l’intégration européenne ! A été récompensé pour son action dans l’intégration de l’Ukraine à l’OMC. Shlapak est connu pour être le représentant de l’oligarque Kolomoysky, la deuxième fortune du pays, à la tête d’un conglomérat réunissant banques (PrivatBank), métallurgie, pétrole, médias, finance.

gouvernement ukraineLe ministre de l’Économie est Pavlo Sheremet, la vitrine officielle, cet économiste de propagande formé aux États-unis est le fondateur de la première « business school » à Kiev, il est à la tête d’un réseau d’universités, écoles de commerces en Europe centrale et orientale diffusant l’idéologie libérale, tout comme la « Kiev school of economics » dont il était le président jusqu’en février 2014. Il est évidemment un partisan radical des privatisations et de la dérégulation. De 1995 à 1997, était directeur de programme à l’Open Society Institute de Budapest, la fameuse fondation de George Soros.

gouvernement ukraineÀ la Justice, Pavlo Petrenko, 34 ans, député de “Patrie”.

Spécialiste du consulting privé en droit, il a été pendant plusieurs années Conseiller général de la Caisse des bons du trésor ukrainienne, une des premières banques du pays.

 

gouvernement ukraineLe ministre du Cabinet ministériel est Ostap Semerak, 41 ans, député de “Patrie”, né à Lviv.

Président du Sous-comité du Parlement sur la stratégie de développement de la politique douanière de libre-échange, et conseiller de Yatseniuk pour la politique étrangère.

 

gouvernement ukraineLe ministre des Infrastructures est Maksym Burbaki.

Il a 38 ans et est député de “Patrie”.

 

 

“Ultra-libéral” n’est pas excessif : les premières “réformes du gouvernement ont été dévoilées vendredi :

  • réduction des pensions de retraite de 50%, pour ceux qui continuent de travailler, sachant que la retraite moyenne est 150$ en Ukraine ;
  • augmentation de l’impôt agricole, donc augmentation des prix dans ce secteur ;
  • augmentation des tarifs du gaz et du chauffage urbain ;
  • paiement des frais de séjours et de nourriture par les malades dans les hôpitaux publics ;
  • fin de la prime de 20% versée aux personnels des équipes de SAMU ;
  • augmentation du temps de travail des enseignants ;
  • augmentation des tarifs des cantines scolaires de 50 % ;
  • fin de la gratuité des établissements sportifs d’enseignement ;
  • baisse du financement des théâtres publics ;
  • instauration d’une contribution de 20% sur les tickets de cinéma, au profit du ministère de la culture.

Les premiers gouverneurs des régions (oblasts) ont été nommés :

  • à Dnepropetrovsk, a été nommé comme nouveau gouverneur Igor KOLOMOÏSKI, l’un des plus grands oligarques du pays : propriétaire du groupe “PRIVAT” qui comprend plus d’une centaines d’entreprises dans tous les domaines (banque, métallurgie, pétrochimie, médias …) et champion de l’évasion fiscale par des structures offshore (principalement à Chypre). Son chef de l’administation est un oligarque de niveau moins élevé dans le domaine pétrochimique Guennadi KORBAN  ;
  • à Donetsk, a été nommé comme nouveau gouverneur le milliardaire Sergueï TAROUTA, principal actionnaire du groupe métallurgique ISD (Union industrielle du Donbass), fondé avec Vitali GAÏDOUK (vice-gouverneur de la région de Donetsk à l’époque où Ianoukovitch dirigeait la région) ;
  • à Odessa, c’est un oligarque de la métallurgie, Vladimir NEMIROVSKI, financeur d’Arseni IATSENIOUK, l’actuel premier-ministre, qui a été nommé gouverneur.

Bref gros changement au niveau des oligarques…

Le parti communiste a protesté :

“Cette décision illustre l’essence carrément antisociale du nouveau gouvernement, qui, en outre, ne peut pas être appelé autrement que gouvernement du fascisme social. Les communistes ont à plusieurs reprises parlé des moyens réels de remplir les caisses de l’Etat. Nous avons appelé et le précédent et l’actuel gouvernement à imposer des taxes supplémentaires sur les riches et sur les comptes offshore, de nationaliser les grandes industries. Mais de toutes les façons possibles de réduire le déficit budgétaire, il a été choisi la plus simple : réduire les pensions de retraite.”

“Ce sont tous les mêmes lobbyistes des grandes entreprises qui préfèrent déshabiller retraités que de mettre la main dans la poche de leurs commanditaires milliardaires”.

” Et maintenant, le nouveau pouvoir , qui toutes ses forces “se précipite vers l’Europe”, à l’occasion de son triomphe, a décidé de faire un cadeau pour les retraités qui travaillent : réduire leurs pensions de moitié. je ne n’essaierais en aucune façon de blanchir le régime de Mrs. IANOUKOVITCH et AZAROV. Ils ont fait des folies, mais au moins les pensions de retraite, même un peu, ont été augmentées par eux. Mais le nouveau gouvernement démocratique a commencé son travail avec des plans pour leurs réductions “

Ceci étant, cela devrait se calmer : Svoboda vient déjà de déposer une proposition de loi visant à interdire l’idéologie communiste en Ukraine. Le 23 février, le projet de loi n° 4201, enregistré à la Rada (parlement ukrainien), propose l’interdiction du Parti communiste d’Ukraine

Les européistes

gouvernement ukraineLe Vice premier ministre, en charge de la politique régionale, de la construction et du logement, Vladimir Groysman, jeune loup de 36 ansmaire de Vinnitsa. Il a fait fortune dans l’agro-business et l’immobilier, c’est aussi un ami de l’oligarque de Vinnitsa pro-européen et pro-américain Petro Poroshenko. Grosyman est par ailleurs réputé pour être proche du gouvernement polonais.

gouvernement ukraineLe ministre des Affaires étrangères, Andriy Deshchytsya, 48 ans, diplomate de formation, pro-européen, il a travaillé notamment dans les institutions internationales. La dernière en date, l’OSCE, l’Organisation pour la sécurité et la coopération européenne ! Il a servi comme ambassadeur en Finlande et en Islande, et est originaire de Lviv.

gouvernement ukraineL’anicen ministre des Affaires étrangères Boris Tarasiuk avait également été annoncé comme Vice-premier ministre pour l’intégration européenne (!) – mais a finalement refusé le poste. Il est le fondateur de l’Institut pour la coopération euro-atlantique et soutient fermement l’intégration de l’Ukraine dans l’UE et l’OTAN. Il a déjà indiqué que le gouvernement serait prêt à signer un accord d’association avec l’UE “dans une semaine ou deux.”

Les néo-nazis (6 ministres sur 19 – et pas les moindres !)

gouvernement ukraineLe  vice-premier ministre est Oleksandr Sych. Membre du Comité executif de Svoboda – en charge de l’idéologie…). Il est connu pour ses interventions virulentes au Parlement, sa croisade « anti-avortement », son anti-communisme fervent (sa région Ivano-Frankisvk a fait interdire le PC). Depuis sa nomination, il a déjà proposé une loi sur l’avortement avec une interdiction pure et simple, complète même dans les cas de viol. Il a ajouté une petite phrase :

“Les femmes feraient mieux d’apprendre a mener un genre de vie pour éviter le risque de viol, y compris celle de la consommation d’alcool et d’être en mauvaise compagnie.”

gouvernement ukraineLe Secrétaire du Conseil national de Sécurité et de Défense (organe qui chapeaute le ministère de la Défense et les Forces armées) est désormais Andrei Parubiy.  Il est avec Oleh Tyahnybok le cofondateur du Parti national-social ancêtre de Svoboda, dont il fut le leader de sa jeunesse para-militaire, il a dirigé les forces d’auto-défense à Maidan, gagnant le surnom de “commandant”.

“L’attente du peuple ukrainien est de sortir de la corruption pour entrer dans l’Union européenne par la grande porte, tous ensemble. [...] Les révolutionnaires de Maïdan sont le cœur et l’esprit de cette résistance qui veut en finir avec ce gouvernement qui refuse l’Europe.” [Andrei Parubiy, 19/02/2014, Interview pour Métro]

 

gouvernement ukraine

Le ministre de la Défense est Ihor Tenyukh, membre de Svoboda, 55 ans. Formé aux États-Unis, il dirigea les manœuvres conjointes de l’Ukraine et de l’OTAN. Vice-amiral et ancien commandant de la Marine ukrainienne, il a provoqué l’animosité de Russie en 2008 quand il a ordonné à des navires de bloquer l’entrée de la marine russe dans la baie de Sébastopol pendant la guerre russo-géorgienne. Deux ans plus tard, il a été démis de ses fonctions par M. Ianoukovitch. Tenyukh joué un rôle actif lors des manifestations Euromaidan, appelant les membres des forces armées à refuser les ordres «illégaux» des autorités. Sa nomination comme ministre de la Défense a convaincu une partie de la Marine ukrainienne de ne pas reconnaître le nouveau gouvernement et de hisser le pavillon russe.

gouvernement ukraineLe ministre de l’Écologie est Andreï Mokhnyk, député de Svoboda, 41 ans.

Il n’a aucune compétence en l’écologie, et est un farouche opposant des énergies renouvelables.

Cela va peut-être décevoir – comme le notent les médias ukrainiens – les multi-nationales qui avaient signé des accords pour ce type d’énergie, mais cela va rassurer par contre les multi-nationales du gaz, de l’électricité, du pétrole (qui peuvent être les mêmes…).

“En Égypte, les régime de Moubarak a duré 30 ans. L’Ukraine est dirigée par des personnes gens qui sont entrées en politique à l’époque de Brejnev – Shcherbytsky. Nous vivons une sorte de période “Moubarak collective”, y compris après les révolutions “orange” et “bleu-blanc”. Ainsi, il existe aujourd’hui en Ukraine les conditions de brassage pour une «troisième révolution» : elle sera à la fois sociale et nationale.” [Andrei Mokhnyk, 2011]

 

gouvernement ukraineLe ministre de l’Agriculture est Ihor Shvaika, député de Svoboda, 38 ans.

Avocat, il a été accusé par sa femme au moment de son 3e divorce d’avoir enlevé leur fils.

Il a également comparé la communauté vietnamienne de Kharkiv à une “tumeur maligne” qui absorbe les quartiers et les entreprises ukrainiennes.  (Source : ONG ukrainienne Chesno)

gouvernement ukraineLe ministre de l’Éducation et de la Science est Serhiy Kvit.

Il a fréquenté dans sa jeunesse diverses organisations néo-nazies, dont le « Trident » (Trizub), organisation se revendiquant des groupes collaborateurs pendant la dernière guerre.

 

 

gouvernement ukraineLe ministre de la Jeunesse et des Sports est Dmitri Boulatov, membre d’Autodéfense ukrainienne (UNA-UNSO), 35 ans.

Héros des indignés à crânes rasés pour avoir organisé la logistique sur la place Maidan, il est aussi connu pour ses liens très étroits avec le groupe ultra-fasciste « Secteur Droit ».

 

Une chance, la presse française est là pour informer !

Dommage, Libération a oublié de nous parler de son parti : UNA-UNSO est un petit parti néo-nazi créé à Lviv en 1990 ; il se revendique du nationalisme ukrainien collaborant avec les nazis, et maintient des relations très proches avec le parti néo-nazi NDP :

Le salut néonazi qu’on voit assez régulièrement sur les vidéos à Maidan (cf plus bas)

D’autres dirigeants radicaux du Maïdan ont obtenu des postes importants dans les cabinets ministériels, dans l’agence anti-corruption et dans l’appareil judiciaire.

gouvernement ukraineDans un autre poste majeur, le Bureau du Procureur général, on retrouve un membre de Svoboda, Oleg Makhnitsky.

C’est un avocat d’affaires et ancien procureur dans la ville de Lvov (berceau des néo-nazis), dans l’ouest du pays. Pour Forbes Ukraine il est l’un des hommes d’affaires financeurs de la droite radicale ukrainienne.

Le procureur général dispose du pouvoir suprême sur le plan judiciaire, pouvant notramment lever l’immunité parlementaire pour faire inculper tout élu.

 

gouvernement ukraineA également été nommée à la tête du Bureau anti-corruption  une égérie du mouvement Maidan, la journaliste Tatiana Chornovol, 34 ans. Présentée dans nos médias comme une “journaliste d’investigation”, cette activiste a survécu à un passage à tabac horrible le 25 décembre.

Détail malheureusement oublié par nos médias, elle a été membre de l’UNA-UNSO, dont elle a même été la responsable de la communication… ” (ici) Mains propre et tête haute”, quoi…

 

gouvernement ukraineEnfin, le journaliste et activiste Egor Sobolev, 37 ans, proche Yatsenyuk, dirige désormais le Bureau d’Épuration de l’administration (=Lustration). La création de ce bureau était une ferme demande de l’extrême-droite. Il a pour but de faire la chasse aux fidèles de l’ancien président restés dans l’administration. Sobolev doit bientôt proposer un projet de loi à la Rada (Parlement ukrainien) : «il faut éradiquer le régime bandit : Ianoukovitch, son entourage et les juges qui les ont couverts, ainsi que ceux qui sont immédiatement responsables des crimes des derniers mois». C’est-à-dire ceux qui ont donné l’ordre de tirer sur les manifestants et les exécutants ; les députés qui ont voté «les lois de dictature» au mois de janvier pour réprimer les manifestants ; les juges qui ont incarcéré les contestataires, ou même ceux qui ont confisqué les permis de conduire des participants de l’Automaidan, la section automobile du Maidan. «Cette lustration doit être rapide, pour éviter un retour des tendances contre-révolutionnaires, elle ne doit pas être personnelle, mais pour crimes réels», précise Sobolev. «On ne peut pas lustrer tous les membres du Parti des régions ou du Parti communiste, ce serait injuste, ni même leurs députés de manière systématique, prévient le journaliste. Le problème, ce ne sont pas les partis, mais les politiciens véreux. Eux, il faut les punir. Et dans le même temps, donner des outils aux électeurs pour qu’ils ne votent pas pour les voleurs.» “Il n’y a aucun mal à ce que les hommes d’affaires riches occupent des positions au sein du pouvoir, mais ils ne doivent pas pouvoir s’enrichir grâce à cela” conclut-il.

gouvernement ukraineEnfin, la sous-secrétaire du Conseil national de Sécurité et de Défense, secondant Parubiy, est Victoria Syumar, 36 ans.

Spécialiste des médias [!], cette journaliste a longtemps été la correspondante de Voice of America.

 

 

 

 

 

 

 

 

A noter que si les deux principaux dirigeants des partis d’extrême-droite ne sont pas au gouvernement, ce n’est pas parce qu’on les a exclus mais … parce qu’ils ont refusé les postes, préférant se préserver pour les prochaines élections.

gouvernement ukraineDe même, le chef de Svoboda, Oleg Tyahnybok s’est vu proposer le poste de vice-premier ministre, mais a décliné pour se présenter à la Présidentielle.

 

Une chance, la presse française est là pour informer !

gouvernement ukraineLe poste de principal adjoint de Paroubi au Conseil national de défense et de sécurité a été proposé à Dmitri Iarosh, le leader des milices néonazies de “Secteur de droite” et de “ Stepan Bandera Treezoob” (3000 combattants). Il a décliné, souhaitant se présenter à la présidentielle en mai. Il  s’est battu en Tchétchénie aux côtés des islamistes.

Le Time a indiqué : “Yarosh, dont la marque militant nationaliste rejette toute influence étrangère sur les affaires ukrainiens, a révélé pour la première fois que Pravy Sektor a amassé un arsenal d’armes mortelles. Il a refusé de dire exactement combien d’armes ils disposent. «C’est assez», dit-il, «pour défendre toute l’Ukraine des occupants internes» – par quoi il entend le gouvernement au pouvoir – et de poursuivre la révolution si les négociations avec ce gouvernement se décomposent.”

 

Le 1er mars 2014, il a appelé à l’aide l’émir du Caucase du Nord, Dokka Umarov (considéré par les Nations Unies comme un membre d’Al-Qaïda, et surnommé le “Ben Ladden russe”) en demandant  à ce chef des terroristes tchétchènes de soutenir le peuple ukrainien par l’organisation de nouveaux attentats en Russie. Son “appel” a été mis en ligne sur la page de Pravy Sektor dans le réseau social russe V Kontakte. La réaction des Russes a été outrée, celle des occidentaux inexistante…

 

 

 

 

On ignore ce qui a été proposé à Olexander Muzychko un des bras droits de Iarosh à “Secteur de Droite”. C’est un des combattants de Tchétchénie les plus abjects, et il s’est vu décerner, en 1994, par Djokhar Doudaïev, le commandant de l’époque des terroristes tchétchènes dans l’enclave d’Ichkérie, l’Ordre du Héros de la Nation, en hommage à « ses victoires militaires éclatantes contre les troupes russes ». Ses talents militaires étaient très spéciaux : il montait des opérations de guérilla, en attirant dans des embuscades les unités russes opérant dans les contrées reculées de la Tchétchénie. Il participait ensuite personnellement à la torture et aux décapitations des soldats russes capturés. À son retour en Ukraine en 1995, il a pris la tête d’un gang de criminels à Rovno. Il a fini par être poursuivi et condamné à huit années de prison pour l’enlèvement et le meurtre d’un homme d’affaires ukrainien. Il est entré en politique à sa sortie de prison, à la fin des années 2000.

Olexander Muzychko. Aujourd’hui à Kiev, et en Tchétchénie en 1994.

Les voyous

gouvernement ukraineLe ministre de l’énergie est Yuriy Prodan, 55 ans, qui a déjà tenu ce même poste sous Ioutchenko durant 2 ans et demi – période au cours de laquelle l’Ukraine a signé l’accord controversé de gaz naturel avec la Russie que M. Ianoukovitch a plus tard utilisé pour emprisonner Timochenko. Il est connu pour avoir travaillé à la création du « Marché national de l’énergie », censé réguler ce marché, mais qui a en fait abouti à un partage du gâteau entre groupes oligarchiques et à une corruption généralisée. Prodan est également très proche du groupe du millardaire Igor Kolomoisky.

gouvernement ukraineLa ministre des Affaires sociales est Lioudmila Denisova, 53 ans, députée de “Patrie”, qui a elle aussi déjà été ministre au même poste durant trois ans. Elle a été manager de fonds de pension. Elle a déjà été dénoncée par plusieurs ONG (dont Chesno) pour abus de pouvoir, népotisme et détournement de fonds.

gouvernement ukraineEnfin LAST but non LEAST, le nouveau ministre de l‘Intérieur est le businessmen véreux Arsen Avakov, 50 ans. Ancien responsable de la campagne présidentielle de Viktor Iouchtchenko de la Révolution orange, fondateur d’une banque commerciale et d’un fonds d’investissement, il a été condamné pour privatisations illégales de terres et abus de pouvoir. Il a été mis sur la liste internationale d’Interpol des personnes recherchées. Il s’était enfui en Italie en 2012. Sa fortune était estimée en 2008 à environ 400 millions de dollars…

Admirez à la toute fin de la vidéo la réaction de la foule à l’annonce de son nom :

 

 

 

La société civile issue de EuroMaïdan

gouvernement ukraineLe ministre de la Culture, est Yevhen Nischchuk, 41 ans.

Cet ancien acteur a été surnommé la voix de Maidan pour sa présence sur la scène pendant 3 mois.

Sans expérience  du monde de la Culture, sa nomination a entrainé des protestations dans le monde artistique.

 

gouvernement ukraineLa ministre de la Santé est Oleg Musiy, 48 ans, docteur formé aux États-Unis et en Allemagne. Très populaire, il s’occupait de la coordination des soins sur Maïdan.
Le bilan est léger… Ces miettes lancées aux « manifestants » n’ont pas convaincu beaucoup des « indignés de Maidan »…

Conclusion

La presse présente souvent le détail ainsi :

En fait, on a plutôt ceci :

En fait, ils ont fait tout ça simplement pour virer l’ancien président corrompu (qui n’avait plus qu’un an de mandat à faire…), et pour le remplacer par une coalition qui rassemblait moins de députés – et dont une partie est aussi corrompue… Sacrée “révolution” – ça valait les 100 morts et la perte de la Crimée…

C’est ce gouvernement que les ministres de la Défense des pays membres de l’OTAN ont qualifié de « clé pour la sécurité euro-atlantique »

Arrêtons la mascarade et l’hypocrisie… Vous savez maintenant à qui nos dirigeants veulent confier le sort d’un des plus grands pays d’Europe…

Rappelons d’ailleurs la résolution sur l’Ukraine du Parlement européen du 13 décembre 2012 :

 Le Parlement 8.  s’inquiète de la montée du sentiment nationaliste en Ukraine, qui s’est traduit par le soutien apporté au parti «Svoboda», lequel se trouve ainsi être l’un des deux nouveaux partis à faire son entrée à la Verkhovna Rada; rappelle que les opinions racistes, antisémites et xénophobes sont contraires aux valeurs et principes fondamentaux de l’Union européenne et, par conséquent, invite les partis démocratiques siégeant à la Verkhovna Rada à ne pas s’associer avec ce parti, ni à approuver ou former de coalition avec ce dernier ;

Alors laissons le mot de la fin à Laurent Fabius le 11 mars :

 


Laurent Fabius : "Des sancti

Ouaip, ce sont juste des boys-scouts, quoi..

J’oublie toujours ce fait évident : ce gouvernement NE PEUT PAS être d’extrême droite, puisqu’on le soutient ! CQFD.

 

 

source de l'article :

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11 mars 2014 2 11 /03 /mars /2014 01:47

Zbigniew Brzezinski,le Méphisto de l’Amérique, par Komnen Becirovic

 

IRIB-Que n'a-t-on pu voir et entendre à la télévision, écouter sur les ondes

ou lire dans les journaux sur la soif de la liberté et de la justice du peuple ukrainien, sur son ardent désir de s'affranchir de la tutelle esclavagiste russe et de rejoindre l'Union européenne et l'Otan, sur le caractère spontané et démocrate des manifestations de Kiev, sur l'ingérence des Russes dans les affaires d'Ukraine et sur la complète innocence et la loyauté des Occidentaux, sur le scrutin frauduleux et la victoire volée à l'opposition lors des élections présidentielles dans ce pays en novembre-décembre 2004 ! On eût dit que le sort du monde était suspendu à l'arrivée à la tête de l'Ukraine de Victor Iouchtchenko à la figure mystérieusement ravagée par l'acné, promu soudain chevalier, sinon martyr de la démocratie.Or la gigantesque farce orange de Kiev, relayée par les médias du monde entier, avait été ourdie, mise en scène et financée par les Etats-Unis d'Amérique qui continuent sans relâche de tisser leur vaste conspiration contre la Russie, en lançant des campagnes médiatiques calomnieuses à son encontre, en l'encerclant de bases militaires par le biais de l'élargissement de l'Otan, en dressant les peuples de l'ex-espace soviétique contre elle, en se livrant au travail de sape et en organisant la subversion économique et autre à l'intérieur d'elle-même. Le but évident en est de déstabiliser et d'affaiblir la Russie, avant de pouvoir la soumettre, s'emparer de ses richesses, la démembrer et l'effacer de la carte du monde.Il suffit, qui en douterait encore, de rouvrir le livre, écrit il y a huit ans, par le géopolitologue, apôtre du Nouvel ordre mondial américain, Zbigniew Brzezinski, Le Grand échiquier où il développe les idées de la mise en faillite géostratégique de la Russie dans les ex-républiques soviétiques et dans l'ensemble de l'Eurasie. C'est ce ressortissant polonais, naturalisé américain, qui, en tant que conseiller du président Jimmy Carter de 1977 à 1981, conçut le piège islamiste afghan aux Russes, sans se douter que le mal islamiste ne tarderait pas à se retourner contre l'Amérique, mais qui devait hâter néanmoins l'écroulement de l'Union soviétique. Le jeu donc en valait la chandelle et Brzezinski ne manquera pas de s'en vanter notamment dans une célèbre interview au Nouvel Observateur du 15 janvier 1998.Il devint ainsi le principal inspirateur de la politique hégémonique des Etats-Unis avec des résultats aussi spectaculaires que la guerre contre les Serbes que fit sa fervente disciple Madeleine Korbel Albright et la contribution qu'elle apporta à l'expansion de l'OTAN à l'Est en vue de la conquête de l'Eurasie.Cependant l'emprise des talibans sur l'Afghanistan qu'il fallait tenter de renverser au prix d'une terrible guerre, l'émergence de l'hydre Al-Qaïda du sein du monde islamique avec l'apocalypse sur Manhattan, le 11 septembre 2001, ainsi que d'autres actions terroristes, l'enlisement de la puissance américaine en Irak, le spectre des nouvelles guerres qui se profile contre l'Iran, la Syrie, la Corée du Nord et même contre la Russie, enfin l'antiaméricanisme universel, constituent autant de fruits monstrueux de la doctrine coupable de Brzezinski, qu'il se peut bien que ce grand gourou de la domination de l'Amérique sur le monde, se révèle l'artisan de sa perdition, son mauvais esprit, son Méphisto.Sa haine à la fois atavique, rationnelle et froide de la Russie, qui n'a d'égal que celle dont furent animés les idéologues nazis envers ce pays, s'est manifestée en particulier au sujet de l'Ukraine dont il prône le détachement et l'éloignement de la sphère russe, afin d'en finir à jamais avec les ambitions impériales de Moscou : " L'indépendance de l'Ukraine modifie la nature même de l'État russe. De ce seul fait, cette nouvelle case importante sur l'échiquier eurasien devient un pivot géopolitique. Sans l'Ukraine, la Russie cesse d'être un empire en Eurasie. Et quand bien même elle s'efforcerait de recouvrer un tel statut, le centre de gravité en serait alors déplacé, et cet empire pour l'essentiel asiatique serait voué à la faiblesse, entraîné dans des conflits permanents avec ses vassaux agités d'Asie centrale. " Et plus loin : " Sans l'Ukraine et ses cinquante deux millions de " frères slaves ", toute tentative de la restauration impériale commandée par Moscou est vouée à rencontrer la résistance prolongée de populations devenues très sourcilleuses sur la question de leur identité nationale et religieuse." Pour revenir ainsi sur nombre de pages de façon quasi obsessionnelle, en dénonçant le droit divin de la Russie sur l'Ukraine, en allant jusqu'à contester le lien organique qui lie les deux pays, en cautionnant la création artificielle de l'Ukraine dans ses limites actuelles par les bolcheviks obsédés de combattre la fameuse hégémonie grand-russe, en plaidant pour la souveraineté de l'Ukraine sur la presqu'île de la Crimée donnée en cadeau à cette république par Khrouchtchev en 1954, en se félicitant du refus systématique des dirigeants ukrainiens d'une union naturelle avec la Russie et la Biélorussie. Par contre, il insiste sur la création de l'alliance, patronnée par Washington, entre la Georgie, l'Ukraine, l'Ouzbékistan, l'Azerbaïdjan et la Moldavie, en réponse aux accords entre la Russie et la Biélorussie. Il ne se lasse pas de répéter que l'Ukraine constitue l'enjeu essentiel dans le refoulement (roll-back) de la Russie, la nouvelle stratégie qui doit remplacer celle de l'endiguement (containment), développée par George Kennan en 1947 et pratiquée pendant près d'un demi-siècle de guerre froide.

N'ayant pour but que d'affaiblir la Russie, de la couper de toute sa partie méridionale et de la mer Noire , de la refouler en définitive dans les limites d'avant Pierre le Grand et Catherine II, la doctrine de Brzezinski ne repose point sur des données géographiques, historiques et ethniques. Il ignore délibérément l'épopée de la Russie kiévienne durant le Xe et XIe siècles, avec les souverains Rurikides, tels que Vladimir le Grand qui fit baptiser la Russie en 988, Iaroslav le Sage qui, après Charlemagne, promulgua le premier code des lois en Europe, la fameuse Rousskaïa Pravda , Vladimir le Monomaque, guerrier infatigable qui mena victorieusement quatre-vingt-cinq expéditions défensives et qui porta l'empire de Kiev à son apogée, avant que celui-ci soit détruit par les Mongols. Pour le stratège de la perdition de la Russie au profit des Etats-Unis, la bataille de Koulikovo en 1380 où Dimitri Donskoï défit les Tatares et initia la libération de la Russie du joug mongol, n'aurait jamais eu lieu ! Pas plus que l'insurrection cosaque conduite par Bogdan Khmelnitski en 1646 afin de libérer l'Ukraine de la féroce oppression polonaise. Mouvement qui aboutit à la création de l'Assemblée (la Rada) de Pereslavl en 1654, qui demanda au tsar Alexis Mikhaïlovitch la protection de toute la partie du pays à l'est du fleuve Dniepr, et qui l'accepta. Nulle trace également dans l'argumentaire de Brzezinski de la bataille de Poltava en 1709 où Pierre le Grand écrasa au cœur même de l'Ukraine, l'armée de Charles XII et celle de son allié, le traître hetman Mazeppa, mettant ainsi fin, après trente ans, à la guerre du Nord et à l'impérialisme suédois ! Les guerres libératrices de Catherine II, celle de 1769-1774 et celle de 1787-1791, qui affranchirent de l'esclavage turc toute la Russie méridionale, ainsi que la Bessarabie et la Moldavie, et permirent la fondation d'Odessa et de Sébastopol en Crimée, ne se seraient, non plus, jamais déroulées ! Les Ukrainiens auraient été tellement oppressés par les Russes que les grands hommes d'État comme Grégory Potemkine et Alexandre Bezborodko, originaires d'Ukraine, n'auraient jamais administré l'empire de Russie. ! Enfin, Gogol, l'un des géants de la littérature russe et universelle, né à Poltava, ne serait qu'un auteur purement ukrainien ! En réalité, en l'amputant de l'Ukraine, on veut non seulement dépouiller la Russie de ses territoires et de ses biens, mais aussi de son histoire et de sa civilisation !

C'est que la seule donnée absolue concernant l'Ukraine qui compte dans l'esprit de Brzezinski, et qui l'emporte sur toutes les autres, sur la géographie, l'histoire, l'ethnographie et l'étymologie, est la chimère polonaise de la nation ukrainienne qui fut reprise et élaborée principalement par Pantéleïmon Koulich, homme des lettres, et Mikhaïl Grouchevski, historien, puis par les bolcheviks qui se servirent de ce dernier. Ils donnèrent à la fiction la réalité sous forme d'une république ukrainienne en usurpant de vastes territoires de la Vieille Russie centrale, alors que le mot oukraïna en russe, kraïna en serbe, ne signifie que les confins, en occurrence ceux de la Pologne face aux Tatares se partageant longuement avec celle-ci les terres russes méridionales.

Cependant pour ce féroce anticommuniste qu'est Brzezinski, les bolcheviks et leurs suiveurs ont, certes, misérablement échoué dans tous les domaines, hormis dans un seul : la création de nombreuses républiques, en particulier celle de l'Ukraine, sur les ruines de la Russie impériale, où ils auraient réussi à merveille. En fait, Brzezinski ne voit l'Ukraine qu'à travers ses fantasmes polonais anti-russes habillés en une logique apparemment solide et mise au service de la pénétration américaine au cœur de la Russie.

Depuis plus d'une décennie que ce programme a été élaboré, il n'a cessé d'être appliqué pour connaître sa pleine réalisation colorée en automne dernier à Kiev, grâce à l'engagement de tels promoteurs de la démocratie que sont le milliardaire George Soros avec son Open Society Institute, l'ancien patron de la CIA James Woolsey avec son Freedom House, l'ex-Secrétaire d'État la précitée Madeleine Albright avec son National Democratic Institute, ainsi que The National Endowment for Democracy qui est l'une des multiples ramifications de la CIA. Il faut, sans être complet, ajouter à ces organisations, qui ont toutes fait leurs preuves lors des révolutions dites de velours en Serbie en 2000 et en Géorgie en 2003, l'agence USAID directement liée au gouvernement américain.

Evidemment Brzezinski est loin de limiter sa stratégie à la seule Ukraine , puisqu'il va jusqu'à prôner la dislocation de la Fédération russe elle-même par le biais de la décentralisation pour laisser le champ libre aux Etats-Unis sur le grand échiquier, the grand chessboard, qu'est l'Eurasie. " Une Russie plus décentralisée aurait moins de visées impérialistes. Une confédération plus ouverte, qui comprendrait une Russie européenne, une république de Sibérie, et une république extrême-orientale, aurait plus de facilités ", écrit-il. En même temps il vante les mérites démocratiques de la Turquie, en dépit de la politique répressive de celle-ci envers les Kurdes et salue le retour de son influence dans le Caucase ; il continue de jouer au protecteur des fanatiques islamistes tchétchènes et de gesticuler homme de paix entre eux et les Russes ; il donne des clins d'œil à la Chine communiste au sujet de la Sibérie ; il invite l'Union européenne à se joindre aux Etats-Unis dans leur action visant le dépérissement de la Russie ; il reconnaît que le fameux partenariat stratégique responsable, proposé par Washington à Moscou afin de conduire ensemble les affaires du monde, n'était qu'un leurre destiné à duper les dirigeants russes, aussi bien les nationalistes que les occidentalistes Eltsine en tête. " Jamais il n'était entré dans les intentions des Etats-Unis de partager leur prééminence mondiale et, quand bien même ils l'auraient envisagé, leur alter ego n'était guère en mesure de l'assumer ", écrit-il en se délectant de multiples handicaps de la Russie dont l'incapacité des anciens dirigeants de mener une politique qu'exigeait la nouvelle situation. Et le redoutable stratège de la perdition de la Russie de poursuivre non sans cynisme : " Dès que sont apparus les premiers différends entre les " partenaires stratégiques responsables ", les disparités à tous les niveaux - puissance politique, poids financier, capacité d'innovation technologique, pouvoir d'attraction culturelle - ont montré l'inanité de ce concept. Il n'en fallait pas plus pour que de nombreux Russes tire la conclusion que ce slogan, forgé par les Américains, avait pour la seule fonction de les égarer ".

Si cette tactique fonctionnait à merveille du temps de Eltsine, les Etats-Unis avec leurs complices de l'Union européenne jouant sur deux atouts majeurs pour assurer la descente de la Russie aux enfers, la démocratie et la dipsomanie du personnage alliée à l'ignorance, les choses commencèrent à changer avec l'arrivée de Poutine. Ses tentatives d'arrêter le désastre, se traduisant par des mesures telles que le redressement de l'État, le frein à la puissance des oligarques et la récupération des biens nationaux usurpés par eux, la limitation de pouvoir des gouverneurs des régions au bénéfice du pouvoir central afin d'éviter la balkanisation de la Russie, firent qualifiées par l'establishment de l'Ouest comme autant des dérives autoritaires de Poutine.

La lettre ouverte aux chefs d'États et des gouvernements de l'Union européenne et de l'Otan, que se fendirent les 115 atlantistes inconditionnels au lendemain de la tragédie de Beslan en septembre 2004, exhortant les responsables occidentaux de cesser d'embrasser Poutine, n'est que trop révélatrice de la russophobie actuelle à l'Ouest. Plus précisément de la hantise de voir le géant russe, qui n'a passé que trop de temps à genoux, se redresser enfin sur ses jambes. On peut trouver la liste exhaustive des signataires, parmi lesquels de tels coryphées d'humanisme et de démocratie que sont Vaclav Havel, Richard Holbrooke, James Woolsey, José Maria Aznar, André Glucksman, Bernard Kouchner, sur le site du Réseau Voltaire qui, par son non-conformisme, par son intelligence et par l'esprit de vérité qui l'anime, justifie parfaitement le nom qu'il porte.

Cependant, le plus extraordinaire, c'est que, le monstre froid, l'oracle de la nouvelle emprise esclavagiste sur le monde, Brzezinski, perdit les nerfs, se fâcha jusqu'à traiter, dans Wall Street Journal du 20 septembre 2004, le président Poutine de Mussolini et comparer la Russie actuelle à l'Italie fasciste, en écrivant : " Le régime de M. Poutine ressemble à maints égards au fascisme de Mussolini. Le Duce a " fait rouler les trains à temps ". Il a centralisé le pouvoir politique au nom du chauvinisme. Il a imposé le contrôle politique sur l'économie sans la nationaliser... Le régime fasciste a évoqué la grandeur nationale, la discipline et a exalté le mythe d'un passé prétendument glorieux ". Et ainsi de suite, le tout relevant de la logique perverse d'après laquelle un Polonais américanisé au nom inarticulable pour la plupart de ses concitoyens qu'ils abrègent en Zbig, peut être un grand patriote états-unien et même s'en ériger en foudre, alors que le président de la Russie ne peut l'être dans son propre pays ! En même temps, il continue dans son dernier ouvrage, Le Vrai choix, de flatter, tel le tentateur de Faust, les démons impériaux de l'Amérique et de la monter dangereusement contre la Russie et le reste du monde.

Evidemment la Russie doit en être consciente et, passant outre les récriminations et les calomnies grotesques dont fait l'objet, continuer de prendre les mesures appropriées, politiques, économiques, militaires et autres, afin de pouvoir faire face, comme à l'époque de Nevsky et de Donskoï, aux nouveaux croisés et aux nouveaux Tatares, ceux de la démocratie qui l'assaillent et la menacent dans son existence même.

KOMNEN BECIROVIC
Paris, le 30 Mars 2005

 

 


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6 mars 2014 4 06 /03 /mars /2014 02:17

UKRAINE. La grande arnaque: Poutine dit la vérité, les autres mentent outrageusement

Ne pouvant rien faire contre la Russie, ils sont obligés de mentir. Mais, comme le disait George Orwell, "En ces temps d’imposture universelle, dire la vérité est un acte révolutionnaire". Donc, les vendus de Kiev, ne sont point des révolutionnaires. Quant à ces soi-disant journalistes qui n’ont en réalité que le parchemin, plutôt des bras armés de menteries de leurs différents Gouvernements, surtout occidentaux, ils mentent comme ils respirent. Leur russophobie actuelle est ridicule. 

Heureusement que, cette fois-ci, ces falsificateurs sont tombés sur un os. Vladimir Poutine est dans son bon droit et, ceci ne vient pas de nous mais d’un général français qui sait lui au moins de ce qu’il dit. Selon le Général français Vincent Desportes:

La Russie ne viole aucune loi, qu’elle soit internationale ou autre, selon les accords signés avec l’Ukraine, la fédération est autorisé à disposer d’une force de 25 000 hommes sur le territoire ukrainien, actuellement, même avec les derniers mouvements de troupes, les forces russes ne s’élèvent pas à plus de 15 000 hommes en Crimée, comme le souligne le Général français nous sommes encore loin du compte, d’autre part, le Général souligne le fait que l’Ukraine ne fait ni partie de l’Europe, ni de l’Otan, de ce fait, ni l’UE ni l’Otan ne sont disposés ou autorisés à intervenir en Ukraine."

En réalité donc, vous convenez avec nous, ceux qui violent en réalité le droit international, ce sont bien le président américain Barack Obama et ses sous-fifres. Comme par hasard, l’UE a débloqué 11 milliards d’euros pour l’Ukraine. Cherchez l’erreur ! Quand des personnes comme la cocue la plus célèbre du monde, Hillary Clinton pour ne pas la nommer ose comparer Vladimir Poutine à Hitler, on se dit que ces gens se prennent vraiment pour les rois du monde.

Mais, pour montrer qu’il n’a pas peur des salmigondis et autres menaces de l’Occident, la Russie avance ses pions et personnes ne pourra la déloger d’Ukraine. Les Russes ne parlent mais agissent. Ainsi, tôt ce matin, l’armée russe a pris le contrôle de deux bases de lancement de missiles, des sites militaires hautement stratégiques en Crimée. Aucun tir mais, les troupes étaient accompagnées par des pro-russes. Les deux bases sont celle de Fiolent et celle de Evpatoria.

 

 


 

Ukraine: Moscou se sent-elle trompée? Riposte militaire et économique evuen .
L’équipe du site   

Pour le deuxième jour consécutif, le chef de la diplomatie russe Serguei Lavrov  laisse entendre que les nouveaux dirigeants de l’Ukraine, de concert avec leurs acolytes occidentaux ont été malhonnêtes et trompé le président ukrainien renversé.

Et pour cause, ils ont enfreint les clauses d’un accord conclu le 21 février, un jour avant leur « coup-d’état », avec le président Viktor Ianoukovitch .

"Nous espérons que ceux qui ont poussé la situation (en Ukraine, ndlr) jusqu'au point où elle se trouve à présent y trouveront une issue. Et il est possible de la trouver sur la base de l'accord du 21 février (…).", a indiqué le chef de la diplomatie russe mercredi Sergueï Lavrov, à Madrid, à l'issue de négociations avec son homologue espagnol Jose Manuel Garcia-Margallo.
Il a aussi ajouté : « Il faut travailler honnêtement sans chercher à tromper personne ».

Mardi, depuis Tunis où il était en visite officielle, Lavrov avait accusé les Etats-Unis et l’Union Européenne d’essayer de faire oublier cet accord.

L’accord en question prévoyait un retour au régime parlementaire, la formation d'un gouvernement d'union nationale et la tenue de l'élection présidentielle anticipée avant la fin de l'année en cours.

Néanmoins, le 22 février, au mépris des ententes enregistrées et sans attendre que M. Ianoukovitch signe une loi autorisant la réforme constitutionnelle en Ukraine, la Rada a modifié la Constitution, destitué le président, limogé certains ministres et fixé l'élection présidentielle au 25 mai. Il semble aussi qu’elle ait tente de liquider Ianoukovitch qui s'est réfugié en Russie.

 

Confisquer les biens des entreprises occidentales  

Entre-temps, Moscou prépare sa riposte économique en cas de sanctions.


Les sénateurs russes sont en train de travailler sur un projet de loi permettant de confisquer les biens des entreprises européennes et américaines dans ce cas.

"Le projet de loi propose de donner de telles prérogatives au président et au gouvernement", a déclaré le chef de la commission sur la législation constitutionnelle au Conseil de la Fédération (chambre haute du Parlement) Andreï Klichas, cité par l'agence publique Ria Novosti.
 Il a indiqué que pour l'instant, les juristes "étudiaient attentivement la question" de savoir si la confiscation des actifs et des comptes des entreprises étrangères et des personnes physiques n'allait pas à l'encontre de la Constitution russe.

"Mais en tous cas, nous ne doutons pas que cela correspond aux normes européennes. Il suffit de se souvenir de l'exemple de Chypre, quand la confiscation est devenue une des conditions de l'aide accordée par l'Union européenne au pays", a-t-il remarqué.
   
M. Klichas n'a pas donné plus de détail sur ce projet de loi mais a estimé que "toute sanction devait être réciproque".
   
Mardi, un conseiller du Kremlin, Sergueï Glaziev, avait déclaré que la Russie réduirait "à zéro" sa dépendance économique vis-à-vis des Etats-Unis si Washington imposait des sanctions à son égard en raison de la situation en Ukraine, et averti que cela aboutirait au "krach" du système financier américain.
   
Il avait évoqué la possibilité d'utiliser d'autres devises que le dollar pour les échanges et celle de ne pas rembourser les emprunts contractés auprès de banques américaines.

Occident : l’intervention militaire, en catimini

Pour leur part, les Occidentaux  poursuivent leurs mesures pour s’emparer de ce pays et le sortir définitivement du giron russe.

Une intervention militaire semble se préparer, en catimini. 


A l'étape actuelle, elle prend la forme d’une mission d’observateurs  dépêchée par l’Organisation pour la Sécurité et le Coopération en Europe( OSCE)

Dans un premier temps, une source diplomatique avait dit pour l’AFP que Quinze pays membres allaient y participer.

Mais dans l’après-midi de ce mercredi, l’organisation a rendu compte de la participation de 18 pays membres qui se sont portés volontaires, dont les Etats-Unis, la France, l’Allemagne, le Canada et le Royaume Uni. En tout, ce sont 35 observateurs militaires qui seront dépêchés vers la ville d’Odessa au sud de l’Ukraine.

La stratégie rassurante de l'OSCE

Comme pour alléger sa portée militaire, l’OSCE insiste pour dire que les observateurs ne seront pas armés, et que « leur mission  va aider à une désescalade des tensions en Ukraine", selon les termes de son secrétaire général, Lamberto Zannier, dans un communiqué.

Comme pour écarter la thèse de l’ingérence, l'OSCE persiste pour signaler que ce sont les dirigeants ukrainiens (qui ont pris le pouvoir à Kiev) qui avait demandé l'envoi d'une telle mission du 5 au 12 mars

Et Comme pour lui donner une certaine légitimité, elle indique que cette requête est effectuée dans le cadre du Document de Vienne, adopté en 1990. Celui-ci encourage notamment les pays membres de l'OSCE à inviter d'autres Etats membres à observer certaines activités militaires ou encore à accepter jusqu'à trois inspections de leurs sites militaires par an, les parties les plus sensibles étant exclues.
 Il prévoit aussi des consultations et des coopérations "en cas d'activités militaires inhabituelles ou de tensions accrues". Il permet aux Etats d'accueillir des missions militaires "afin de dissiper des inquiétudes", selon le document, ratifié par les 57 Etats membres de l'OSCE.

Force est aussi de constater le ton rassurant que l'OSCE veille à adopter , en signalant que ce type de missions est quelque chose de fréquent. "Il y a eu à peu près 90 missions de ce genre au cours des 15 dernières années. Cela se fait très régulièrement", selon la porte-parole.

La Russie ne semble pas être persuadée.

Elle a fait part de ses doutes sur l'efficacité d'une telle mission, rappelant le précédent de la mission de l'OSCE en Ossétie du sud, qui n'avait "pas aidé, mais aggravé la situation".  

Promesses alléchantes

En même temps, les Occidentaux multiplient leurs alléchantes offres financières pour ce pays qui n’a jamais pu résoudre ses problèmes économiques. Chaque jour apporte avec lui son lot d'offres.

Ce mercredi, la Commission européenne a dit qu’elle voudrait présenter un plan d'aide "d'au moins 11 milliards d'euros" en faveur de l'Ukraine, à la veille du sommet européen extraordinaire sur la crise en Ukraine.
   "Aujourd'hui, la Commission européenne a identifié un programme d'aide à l'Ukraine. Ceci est notre contribution au sommet des chefs d'Etat et de gouvernement de demain. Au total, le paquet pourrait apporter un soutien d'au moins 11 milliards d'euros sur les deux prochaines années, provenant du budget de l'UE et des institutions financières européennes", a déclaré le président de l'exécutif européen, José Manuel Barroso.
« Le programme, comporte des mesures à court et à moyen terme en matière commerciale, économique, technique et financière, pourra être complété par les Etats membres de l'UE », a précisé M. Barroso.
   
Et comme pour être convaincant, la Commission donne des détails: 1,6 milliard sous forme de prêts, 1,4 milliard de dons, dont 600 millions au cours des deux prochaines années, trois milliards de la Banque d'investissement européenne (BEI).
   
La Commission espère aussi dégager 5 milliards d'euros via la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD). Elle va mobiliser 250 millions de fonds de la politique de voisinage afin de lever 3,5 milliards de prêts.

Pour coordonner les efforts de soutien de la communauté internationale, la Commission a proposé la création d'un "mécanisme spécial de coordination des donateurs" que l'UE est "prête à accueillir".

Promesses alléchantes certes. Encore faudrait-il les tenir!

 

 


Ukraine : Pourquoi c’est une stratégie de la tension
 

Rotislav Vasilko, torturé par les démocrates pro occidentaux ukrainiens qui brandissaient une croix en boisLa guerre pour le contrôle de l’Ukraine a commencé : avec une puissante psyop, opération de guerre psychologique, où sont utilisées les armes de distraction de masse déjà expérimentées.

Les images avec lesquelles la télévision bombarde nos esprits nous montrent des militaires russes qui occupent la Crimée. Aucun doute, donc, sur qui est l’agresseur.
On nous cache par contre d’autres images, comme celle du secrétaire du parti communiste ukrainien de Leopoli, Rotislav Vasilko, torturé par les néo-nazis qui brandissaient une croix en bois[1] (voir photos).

Les mêmes qui assaillent les synagogues au cri de « Heil Hitler », en ressuscitant  le pogrom de 1941. Les mêmes financés et entraînés pendant des années, à travers des services secrets et leurs « ONG », par les USA et l’OTAN.

On a fait la même chose en Libye et on est en train de le faire en Syrie, en utilisant des groupes islamistes jusque récemment définis comme terroristes. Il y a dix ans nous documentions sur « il manifesto » (cf. Ukraine, le dollar va aux élections, 2004) comment Washington avait financé et organisé la « révolution orange » et l’ascension à la présidence de Viktor Yushchenko, qui voulait amener l’Ukraine dans l’OTAN.

Il y a six ans, décrivant la manœuvre militaire «Sea Breeze» opérée en Ukraine à l’enseigne de «Partenariat pour la pai », nous écrivions que « la “brise de mer” qui souffle sur la Mer Noire préannonce des vents de guerre » (cf. Jeux de guerre en Mer noire, 2008[2]).


Pour comprendre ce qui est en train de se passer en Ukraine l’arrêt sur image d’aujourd’hui ne suffit pas, il faut regarder tout le film.

La séquence de l’expansion à l’Est de l’OTAN, qui en dix ans (1999-2009) a englobé tous les pays de l’ex Pacte de Varsovie auparavant alliés de l’URSS, trois de l’ex URSS et deux de l’ex Yougoslavie ; qui a déplacé ses bases et forces militaires, y compris celles à capacité nucléaire, toujours plus adossées à la Russie, en les armant d’un «bouclier» anti-missiles (instrument non pas de défense mais d’offensive). Ceci, malgré les avertissements répétés de Moscou, ignorés ou tournés en dérision comme « stéréotypes dépassés de la guerre froide ».

La véritable mise, dans cette escalade, n’est pas l’adhésion de l’Ukraine à l’UE, mais l’annexion de l’Ukraine à l’OTAN. Cette stratégie USA/OTAN est une véritable stratégie de la tension qui, au-delà de l’Europe, vise à redimensionner la puissance qui a conservé la plus grande partie du territoire et des ressources de l’URSS, qui s’est reprise de la crise économique de l’après-guerre froide, qui a relancé sa politique extérieure (cf. le rôle joué en Syrie), qui s’est rapprochée de la Chine en créant une alliance potentielle en mesure de faire contraposition à la superpuissance étasunienne.

A travers cette stratégie on pousse la Russie (comme on le fit avec l’URSS) à une course aux armements de plus en plus coûteuse, avec l’objectif de l’épuiser en en augmentant les difficultés économiques internes qui pèsent sur la majorité de la population, en la coinçant dans les cordes pour qu’elle réagisse militairement et puisse être mise au ban des « grandes démocraties » (d’où la menace de l’exclure du G8).

La représentante étasunienne à l’ONU Samantha Power, paladin d’une «responsabilité de protéger» revenant de droit divin aux Etats-Unis, a demandé l’envoi d’observateurs OSCE en Ukraine.

Les mêmes qui, conduits par William Walker, auparavant dirigeant des services secrets étasuniens au Salvador, servirent en 1998-99 de couverture à la CIA  au Kosovo, en fournissant à l’UCK des instructions et des téléphones satellitaires pour la guerre que l’OTAN était sur le point de déclencher.

Pendant 78 jours, décollant surtout des bases italiennes, 1.100 avions effectuèrent 38 mille sorties, en lançant 23 mille bombes et missiles. La guerre se termina avec les accords de Kumanovo, qui prévoyaient un Kosovo largement autonome, avec garnison  de l’OTAN, mais toujours à l’intérieur de la souveraineté de Belgrade.

Accords déchirés en 2008 avec l’indépendance autoproclamée du Kosovo, reconnue par l’OTAN et qui casse l’Union européenne même (Espagne, Grèce, Slovaquie, Roumanie et Chypre ne la reconnaissent pas).

Cette OTAN qui, par la bouche de Rasmussen, accuse aujourd’hui la Russie de violer en Ukraine le droit international.

Manlio Dinucci
Edition de mardi 4 mars de il manifesto   

 

 

 


 

 

 

 

 

 


  wikis

C'est confirmé, des pro-UE derrière les snipers à Maïdan

 

L’Estonie confirme l’authenticité des conversations sur les snipers à Maïdan

Le ministère estonien des Affaires étrangères a confirmé l’authenticité des conversations téléphoniques entre Urmas Paet, le chef de la diplomatie estonienne, et Catherine Ashton, haut représentant de l’Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité.

La question des snipers ayant fait feu lors des manifestations à Maïdan à Kiev a été abordée.

« Il est très regrettable que de telles écoutes aient eu lieu », a déclaré Urmas Paet. Le diplomate s’est abstenu de tout commentaire supplémentaire.

 

L’enregistrement de la conversation entre Urmas Paet et Catherine Ashton a été publié sur YouTube.

Selon Urmas Paet, les personnes qui ont trouvé la mort à Kiev des deux côtés ont été tuées par les mêmes snipers qui ont été engagés par les leaders de Maïdan.

 

 

 


 

 

 

 

 

 

 

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3 mars 2014 1 03 /03 /mars /2014 01:30

En cas d'escalade de la violence à l'égard des russophones en Ukraine, la Russie ne restera pas à l'écart (Poutine)

En cas d'escalade de la violence à l'égard des russophones en Ukraine, la Russie ne restera pas à l'écart (Poutine)

Par La Voix de la Russie | En cas d'escalade de la violence à l’égard la population russophone en Ukraine, la Russie ne pourra pas rester à l’écart. Elle prendra des mesures de rétorsion dans le cadre du droit international. C’est ce qu’a déclaré le président de Russie Vladimir Poutine dans un entretien par téléphone avec le secrétaire général de l'ONU.

Le leader russe s’est entretenu également la nuit passée avec le président des États-Unis Baraсk Obama. Vladimir Poutine a souligné que la Russie ne pourrait pas rester à l’écart en cas de menace sur la population russophone. Le chef d’Etat russe a attiré l'attention du président des États-Unis sur les actions criminelles des ultranationalistes qui sont, au fond, encouragés par les pouvoirs actuels à Kiev.

La situation en Ukraine a été aussi examinée durant la nuit passée lors d'une séance extraordinaire du Conseil de Sécurité de l'ONU. La rencontre a eu lieu à l'initiative de Kiev. Le représentant permanent de la Russie à l'ONU Vitali Tchourkine a rappelé que la crise en Ukraine devait être résolue par la voie constitutionnelle. Pour cela, les pouvoirs de Kiev doivent se désolidariser des groupements radicaux, ainsi qu'entreprendre tous les efforts pour la création d’un gouvernement qui prenne en considération les intérêts de tout le peuple du pays, a marqué Vitali Tchourkine.

« Il faut garder la tête froide. Il faut reprendre la voie politique dans le cadre de la Constitution, revenir à l'accord du 21 février et à la création d’un gouvernement d'unité nationale et il faut cesser les tentatives de parler aux adversaires ethniques ou politiques dans la langue de la force. Les forces internationales qui manifestent un intérêt particulier pour l'Ukraine devraient faire entendre raison aux radicaux et conseiller aux leaders ukrainiens de l'opposition ou ceux qui se trouvent maintenant à Kiev de se désolidariser des radicaux, au lieu de leur permettre de faire la pluie et le beau temps sur le territoire de l'Ukraine, puisque de telles actions peuvent amener à un développement des événements lourd de conséquences que la Russie tente de prévenir. »

En réponse à l'appel de la Crimée à une aide, samedi, le président de la Russie Vladimir Poutine a reçu l'approbation de la Chambre haute du parlement russe sur l'utilisation des forces armées sur le territoire de l'Ukraine. Mais, comme on l'a précisé au Kremlin, cela ne signifie pas que le chef de l'État s’en servira immédiatement. Le principal, c’est que la décision de la Russie peut et doit refroidir les têtes chaudes, plus à Washington et à Bruxelles qu’à Kiev, a fait remarquer dans une interview à La Voix de la Russie le vice-directeur de l'Institut des pays de la CEI Igor Chichkine.

« Ce message clair est adressé justement à l’Occident : il est temps de cesser l'agression indirecte - appelons les choses par leur nom. Lorsque le président Viktor Ianoukovitch a refusé de signer l'accord sur l'association (avec l'Union européenne), on a eu recours aux solutions musclées- le renversement du pouvoir légal, pour arracher l'Ukraine à la Russie. La Russie s'est adressée plus d'une fois à l'Ouest avec la proposition de s'arrêter, de tenir des négociations. La réponse a consisté au pas suivant de l'agression. Maintenant, nous l’avons montré clairement – la ligne rouge existe. La Russie ne permettra à personne de la franchir. Maintenant, grâce à l'activité du Sud et l'Est et la position de la Russie, il y a des chances que tout cela se calme. Il est nécessaire de s'arrêter maintenant, de se mettre devant une table de négociations et de se mettre d'accord sur la sortie de la crise politique. Dans un tel cas, on réussira à calmer la situation, à tenir des élections démocratiques et honnêtes, non sous la surveillance des gens du secteur droit armés de mitraillettes, mais sous l'observation internationale, et alors, apparaîtra un nouveau pouvoir. Le pouvoir actuel en Ukraine – c’est le pouvoir des rebelles. »

Le pouvoir, qui de facto gouverne maintenant en Ukraine, a annoncé la mobilisation générale. Entre-temps, les représentants des Forces armées de l'Ukraine qui ne sont pas d'accord avec Kiev quittent les unités militaires et déposent leur démission. Les militaires ukrainiens déployés en Crimée se joignent en masse aux forces de la légitime défense. Le matériel militaire et les arsenaux passent sous le contrôle des forces de la légitime défense, qui assurent la protection et l'ordre dans la région. En même temps, la situation aggravée en Ukraine oblige les citoyens à quitter le pays. Les pouvoirs russes fixent déjà les signes de la catastrophe humanitaire toute proche. Rien que pour le début de cette année, 675 000 citoyens de l'Ukraine se sont rendus en Russie, communique le Service des gardes-frontière de la Fédération de Russie. En cas de poursuite du « chaos révolutionnaire» en Ukraine, dans les régions frontalières russes apparaitront des centaines de milliers de réfugiés.  

 


 

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   thierry Meyssan

La Russie n’a pas réagi aux événements ukrainiens durant les Jeux Olympiques de Sotchi [1]. Sa presse continuait à faire ses titres des exploits de ses athlètes, tandis que l’on se battait à Kiev et dans plusieurs capitales provinciales. Le Kremlin considérait en effet qu’à tout moment, les ennemis de la Russie pouvaient encore transformer sa fête sportive en bain de sang.

Comme prévu, le pouvoir avait déjà changé de mains à Kiev lorsque se clôturaient les Jeux. Les Occidentaux, largement désinformés, ont eu l’impression d’une révolution pro-européenne. Pourtant, la divulgation d’une conversation téléphonique entre l’assistante du secrétaire d’État US, Victoria Nuland, et son ambassadeur, Geoffrey R. Pyatt, ne laisse aucun doute sur le complot états-unien [2]. À coup de fausses images, on leur a fait passer un gouvernement de voyous et de prévaricateurs [3] pour une bande de tortionnaires russophiles [4]. Comme dans toutes les « révolutions colorées », de mystérieux snipers ont tiré depuis les toits à la fois sur la foule et la police, et le gouvernement en a été tenu pour responsable. Dans la confusion, les Occidentaux ont eu l’impression que « le peuple » s’était emparé des palais nationaux. En réalité, pendant que des activistes, majoritairement nazis, combattaient place Maidan en direct sur les télévisions internationales, des politiciens s’emparaient discrètement des palais nationaux dans une autre partie de la ville. De ce point de vue, les Européens peuvent être rassurés : ce ne sont pas les nazis qui ont pris le pouvoir.

Les nazis ukrainiens n’ont rien à voir avec l’extrême-droite ouest européenne, généralement ouvertement sioniste (sauf le Front national français). Ils ont été incorporés durant la Guerre froide dans les réseaux stay-behind de l’Otan pour saboter l’économie soviétique, puis ont été entretenus par la Pologne [5] et la Lituanie. Durant les trois mois de manifestation, ils ont été rejoints par des islamistes tatars qui étaient venus spécialement de Syrie où ils pratiquaient le jihad [6]. Les Tatars, habitants historiques de la Crimée, qui furent dispersés par Staline pour avoir soutenu les nazis durant la Seconde Guerre mondiale, sont aujourd’hui répartis principalement en Ukraine et en Turquie. Place Maidan, ils ont su montrer leur savoir faire acquis en Syrie : ils ont crevé les yeux de policiers et les ont mutilés [7].

La révolution de la place Maidan masque un coup d’État extrêmement classique [8]. En présence de « diplomates » états-uniens, la Rada a violé la constitution qu’elle a abrogé sans référendum. Elle a destitué, sans débat ni procès, le président en exercice et a confié les pouvoirs législatifs et exécutifs à Olexandre Tourtchinov, l’ancien patron des services secrets.

Le nouveau dictateur a désigné Arseni Iatseniouk comme Premier ministre, ce qui correspond, ô miracle, aux souhaits exprimés à l’avance par Victoria Nuland. Le nouveau Premier ministre a constitué un cabinet qu’il est allé présenter aux manifestants de la place Maidan. Ceux-ci, désormais beaucoup plus nombreux et parmi lesquels les nazis ne représentent plus qu’un tiers, ont hué nombre d’entre eux, parce que juifs.

En Crimée, où la majorité de la population est russe et où stationne la marine russe, le Parlement régional, pris lui aussi d’un « élan révolutionnaire », renversait le gouvernement local (fidèle à Kiev) et nommait le sien (pro-Russe). Simultanément, des militaires en uniforme, mais sans drapeau ni insignes, prenaient les bâtiments officiels et l’aéroport, empêchant le nouveau gouvernement de Kiev d’envoyer ses forces.

À Kiev, la Rada dénonçait une ingérence russe et appelait au respect du Mémorandum de Budapest. En 1994, les États-Unis, le Royaume-Uni et la Russie avaient signé un accord sur le gel de l’Ukraine en échange de sa renonciation à l’arme nucléaire [9]. Mais pour Moscou, ce Mémorandum ne s’applique plus car il a été violé par Washington et Londres depuis la « révolution orange » de 2004 [10] et plus encore depuis le coup d’État de la semaine dernière.

Que va t-il se passer maintenant ? Le 25 mai, Bruxelles organise l’élection du Parlement européen, Kiev organise une élection présidentielle, tandis que la Crimée tiendra un référendum d’autodétermination. Une fois la Crimée indépendante, elle pourra toujours choisir de se rattacher à la Russie dont elle faisait partie jusqu’en 1954. L’Union européenne devra, quant à elle, répondre aux espoirs qu’elle a suscité et par conséquent payer, avec on ne sait quel argent, une partie des 35 milliards de la dette ukrainienne. Les nazis de la place Maidan ne retourneront pas à la clandestinité, mais réclameront leur part de gouvernement.

Mais l’histoire ne sera pas terminée pour autant car il restera pour le Kremlin les problèmes de la partie orientale de l’Ukraine (qui abrite une population russe et une industrie de défense) et de la Transnistrie (l’ancienne Bessarabie, qui était jadis le centre de recherche pour les missiles soviétiques). Ce petit pays, de population russe, qui ne figure sur aucune carte car il ne siège pas à l’Onu, a pris son indépendance lors de la dissolution de l’Urss, mais est considéré comme faisant partie de la Moldavie. Il résista vaillamment à une guerre que lui livrèrent la Moldavie, l’aviation roumaine et les conseillers de l’Otan, en 1992 [11]. Il est parvenu depuis à conserver le modèle social soviétique tout en adoptant des institutions démocratiques. Sa sécurité est assurée par une « force de paix » russe [12]. Au minimum, une vingtaine de kilomètres carrés ukrainiens pourraient se soulever et se joindre à la Transnistrie pour lui offrir une sortie sur la mer Noire, mais l’Ukraine serait alors coupée de son appendice occidental. Au mieux, relier la Crimée à la Transnistrie supposerait de prendre plusieurs centaines de kilomètres de côte dont la ville d’Odessa.

Les troubles vont donc se poursuivre en Ukraine, mais ce sera aux arroseurs arrosés —les États-Unis et l’Union européenne— d’en supporter le poids. Outre le fardeau financier, comment vont-ils gérer leurs alliés victorieux nazis et jihadistes ? La démonstration de force de Washington tourne au fiasco [13].

 

 

 


  les chefs putchistes respire la démocratie!!!!!!


QUAND L'OTAN INSTALLE UN GOUVERNEMENT NEOFASCISTE PUTCHISTE A KIEV ...
les héritiers directs de Bendera, le leader antisémite du fascisme ukrainien, au service de Berlin puis de la CIA et du MI6 après 1945 :
Arseni Iatseniouk, le nouveau "premier ministre" made in NATO, aux côtés de Wladimir Klitschko (à droite), citoyen allemand et leader d'UDAR filiale de la CDU-CSU de Merkel, et d’Oleh Tyahnybok, leader du parti néonazi Svoboda (ex PNSU) et protégé du BND allemand ...
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2 mars 2014 7 02 /03 /mars /2014 01:56

Ukraine : BHL va-t-il envoyer l’aviation française bombarder Moscou ?

Ukraine : BHL va-t-il envoyer l’aviation française bombarder Moscou ?

IRIB-La question est Obama va-t-il autoriser ses protégés de Kiev de rétablir l’ordre en Crimée ?

on sait comment débute un conflit mais on ignore comment il se termine ?

Bush avait joué un rôle essentiel dans la révolution orange, reste à savoir si Obama est prêt à un soutien militaire aux « démocrates » de Kiev ?

Quant à l’Europe c’est BHL qui la représente. Ce boute-feux israélien jouit d’un pouvoir étonnant dans notre république bananiére Il faut vraiment que notre personnel politique ait atteint un degré d’incompétence et de soumission sans borne pour tolérer de tels agissements.

 

 


Poutine déclare la guerre à l'Ukraine!!!

Poutine déclare la guerre à l'Ukraine!!!  
IRIB-Le président russe Vladimir Poutine a proposé au Conseil de la Fédération (chambre haute du parlement russe) de faire recours à la force en Ukraine pour régler la situation politique dans ce pays, a annoncé samedi le service de presse du Kremlin.

"Au vu de la situation extraordinaire en Ukraine, de la menace pesant sur la vie des citoyens russes, de nos compatriotes, des effectifs du contingent militaire russe déployés en Ukraine (en république autonome de Crimée) conformément à un accord international, (...) je propose au Conseil de la Fédération d'utiliser les Forces armées de la Fédération de Russie sur le territoire ukrainien pour régler la situation politique dans ce pays", a indiqué M.Poutine dans son message.

M.Poutine a chargé le vice-ministre russe des Affaires étrangères Grigori Karassine de représenter le président lors de l'examen de ce document par le Conseil de la Fédération. selon une toute dernière dépêche, le parlement russe a voté le recours à la force en Ukraine

 


wikis

Ukraine: les combattants de Kiev formés en Lituanie et Pologne et fiancés par les USA

 

 

 

200558140.jpgLes combattants de Kiev financés par les Etats-Unis et formés en Lituanie et en Pologne pourraient étendre leurs actions vers l'est de l'Ukraine, a déclaré samedi à Moscou le vice-président du Conseil de la Fédération (chambre haute du parlement russe) Iouri Vorobiev.

"Selon les médias, le président des Etats-Unis a déclaré que la Russie payerait cher pour sa politique. Nous savons que les combattants ayant opéré à Kiev ont été formés en Lituanie et en Pologne grâce aux fonds américains. A présent, ils comptent étendre leurs actions vers les régions orientales de l'Ukraine et la Crimée", a indiqué M.Vorobiev.

Le Conseil de la Fédération, réuni en séance extraordinaire, a autorisé samedi l'envoi de troupes en Ukraine en raison de la situation extraordinaire dans ce pays, de la menace pesant sur la vie des citoyens russes et des effectifs du contingent militaire russe qui sont déployés dans la république autonome ukrainienne de Crimée conformément à un accord russo-ukrainien.

 

 

 

 

 


Raid israélien : le Hezbollah riposte !!!

IRIB- Les sources proches du Hezbolah confirment l'attaque aux missiles du parti de Dieu contre une base israélienne dans la localité de Jabal al Cheikh.
" En réponse au raid du lundi soir des chasseurs bombardiers sionistes contre une base de la résistance dans la région de Bekaa, une base militaire sioniste a été prise pour cible des missiles du Hezbollah à Jabal al Cheikh. les forces de la résistance sont tenues en état d'alerte maximal depuis, en vue de faire face à toute éventualité. " Yadiot Aharonot a annoncé sur son site web plusieurs explosions ce samedi matin dans la région de Jabal al Cheikh près des frontières syro israélienne. le Hezbollah avait promis de riposter l'attaque du lundi soir, "en temps et en lieu approprié"

 

Raid israélien : le message du Hezbollah à Israël?

IRIB- selon le journal koweïtien, Al Raï qui cite les sources militaires syriennes,
des centaines de terroristes d'Al Nosra viennent d'être tués  neuf embuscade-piège tenus par les soldats syriens et les combattants du Hezbollah : " il s'agit d'un message que Damas et le Hezbollah envoient au régime sioniste. ce grand groupe de terroristes qui s'est fait piégé à Ghouta-est se rendait au sud de la Syrie, vers les régions frontalières avec la Jordanie, d'où les saoudiens et les américains veulent lancer une vaste offensive contre Assad. ce sont des rescapés terroristes qui l'ont avoué aux forces syriennes". Al Raï revient ensuite sur la tactique utilisée par l'armée syrienne et le Hezbollah : " ce genre de guet -apens utilise des radars et les pièges sont déposés sur les routes empruntées par Al Nosra . ce sont des guet-apens qui ressemblent fort à ceux utilisés par le Hezbollah au sud du Liban où le mouvement chiite se protège de la sorte des infiltrations israéliennes. jusqu'ici, 9 pièges radars ant Al Nosra ont été déposés faisant un total de 623 morts, tous des terroristes étrangers ou encore destakfiris syriens. Ces guet-apens permettent ainsi la liquidation des terroristes sans qu'une seule balle soit tirée par les forces syriennes ou hezbollahies. les sources syriennes confirment la présence des ressortissants issus des pays du golfe Persique, des pays africains, du Caucase . ces pièges radars contiennent un message direct à l'adresse du régime sioniste : en cas d'implication dans la guerre contre Assad, ce sont ce genre de piège qui attend les soldats israéliens "

 


 

 

 

 

 

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1 mars 2014 6 01 /03 /mars /2014 02:14

Quand l'hôpital atlantiste se moque de la charité russe : l'OTAN parraine un putch néofasciste à Kiev mais condamne la démocratie directe à Sébastopol

Luc Michel & Fabrice Beaur


Photo: D.R.

Mercredi 26 février 2014

Luc MICHEL & Fabrice BEAUR pour PCN-INFO / 2014 02 27 /
avec RIA Novosti – AFP - lucmichel.net - PCN-SPO /
http://www.scoop.it/t/pcn-spo
https://www.facebook.com/PCN.NCP.press.office

A Bruxelles, le secrétaire général de l'Otan, Anders Fogh Rasmussen, s'est déclaré "extrêmement inquiet des évolutions les plus récentes en Crimée", jugeant "dangereuse et irresponsable" (sic) l'action de groupes armés pro-russes. Il a appelé ce jeudi toutes les parties à éviter l'"escalade", au second jour d'une réunion des ministres de la Défense de l'alliance. C’est l’hôpital atlantiste qui se moque de la charité russe ! Et surtout de l’opinion publique mondiale …

Car l’OTAN précisément vient de mettre au pouvoir à Kiev et dans l’Ouest ukrainien des milices néofascistes armées, au prix d’un putch terroriste et de la violation de la constitution ukrainienne, chiffon de papier foulé aux pieds par les Occidentaux et leurs mercenaires ukrainiens.

Les vassaux de Washington, hégémon de l’Alliance, sont venus appuyer la comédie médiatique. Le Foreign Office, spécialiste des coups d’état, s'est dit "très préoccupé" par la situation en Crimée, jugeant que les mouvements militaires russes "n'aident pas" à "un moment où toutes les parties (..) devraient travailler à désamorcer les tensions" (resic).

A Varsovie, le ministre polonais des Affaires étrangères Radoslaw Sikorski a lancé une mise en garde contre "un jeu très dangereux" en Crimée. Alors que la Pologne a été en pointe dans la prise de Kiev, n’hésitant pas à s’allier aux héritiers de Bendera, au mépris de la mémoire des centaines de milliers de Polonais assassinés dans les pogroms des hordes bendéristes en 1941-45. "Nous suivons le cours des événements en Crimée avec une grande attention et une grande préoccupation. Des hommes armés ont occupé des bâtiments du gouvernement à Simféropol. C'est une action radicale", a déclaré Sikorski -- qui n’aime les radicaux que néofascistes et à Kiev --, soulignant que "c'est de cette manière que commencent des conflits régionaux" (resic).

Son homologue lituanien, au cœur de ces Pays baltes qui organisent la subversion anti-russe jusqu’au Caucase pour l’OTAN, Linas Linkevicius, arrivé à Kiev jeudi pour rencontrer le nouveau « gouvernement » putchiste, a qualifié de "provocation" ces évènements, estimant que la Russie dont le drapeau a été hissé sur les bâtiments officiels de Simféropol devrait également réagir.

Même le chef de la diplomatie turque, qui a mis à feu et à sang la Libye et la Syrie avec ses complices arabes et occidentaux et organisé les filières djihadistes, Ahmet Davutoglu, a insisté sur la nécessité d'assurer la stabilité du pays, soulignant que "les Tatars de Crimée vivant en paix en Ukraine font partie de nos priorités politiques".


Photo: D.R.

# I : REFERENDUM SUR L’AUTO-ADMINISTRATION DE LA CRIMEE

La réponse de l’Ouest ukrainien, qui, rappelons-le représente la majorité de la population, est partie de la Crimée, péninsule russophone du sud de l'Ukraine. Et représente un insupportable défi à l’ordre américano-atlantiste. Défi géopolitique qui annule la victoire putchiste de la « révolution de couleur » à Kiev et Lviv et rebat à nouveau les cartes. Défi politique qui voit la Démocratie directe de Sébastopol et Simféropol s’opposer à la Constitution ukrainienne violentée, aux jeux des putchistes à la Rada et à la terreur des néonazis de Svoboda et de Praviy Sektor.

RETOUR SUR LE SOULEVEMENT POPULAIRE DE CRIMEE :
UNE VERITABLE REVOLUTION S’AMORCE !

Le Parlement de la Crimée a voté ce jeudi la tenue le 25 mai d'un référendum pour plus d'autonomie, a indiqué le service de presse du Parlement. Le Parlement, sous la protection d'un commando pro-russe des nouvelles milices d’auto-défense depuis le début de la journée (rappelons que samedi la police de Kiev avait tenté d’arrêter le conseil de Sébastopol), a également limogé le gouvernement local à l'issue d'un vote à huis clos, selon la même source. Le 25 mai est aussi le jour où les putchistes de Kiev entendent tenir une présidentielle anticipée en Ukraine, après la destitution illégale et anti-constitutionnelle ce samedi du président Viktor Ianoukovitch.

EPILOGUE DU PREMIER ROUND DE LA REVOLUTION EN CRIMEE

Les nouvelles milices d’auto-défense (pro russes) quadrillent Sébastopol dès ce 26 février 2014. Pas une horde style ‘Maidan’ (ou Mad Max) mais des unités paramilitaires régulières…
Dans la nuit de mercredi à jeudi, un groupe armée d'une trentaine d'hommes lourdement armée ont pris d'assaut le bâtiment du Conseil Suprême de la République Autonome de Crimée. Ceux-ci ont hissé le drapeau russe et transporté à l'intérieur assez d'armes pour 200 hommes selon des témoins. Selon certains media, les hommes occupants le parlement de Crimée serait des "berkout". Que la Junte pro-occidentale de Kiev prétendait « dissoudre » et qui ont rejoint et encadrent les milices d’auto-défense de l’Est.

Près du bâtiment du Conseil suprême de Crimée une foule s’est alors rassemblée avec des drapeaux tricolores russes. Un des participants de ce début de manifestation spontanée déclarait : "20 ans nous avons attendu de voir le drapeau russe hissé en Crimée. Selon le Droit international, la Russie a le droit de venir ici. Le Président Kadyrov est avec nous, avec nos compatriotes russes. Notre choix - le choix russe. Aujourd'hui est un grand jour dans l'histoire, parce que dans la Crimée a hissé le drapeau russe". Les partisans de la Crimée russe ont franchi le cordon de police et sont entré dans le bâtiment du Conseil suprême Crimée.

Les pro-russes réclamaient la tenue d'un référendum sur le statut de la Crimée. Mercredi, de brefs affrontements avaient opposé des manifestants pro-russes et des partisans Tatars des nouvelles autorités ukrainiennes à Simféropol (comme les ‘galiciens’ de l’Ouest, les Tatars avaient collaboré avec les nazis, puis la CIA, et sont liés à eux), alors que le chef du parlement local, limogé et chassé ce jeudi, excluait tout débat sur une éventuelle sécession. Après ces heurts entres les fascistes ukrainiens alliés aux extrémistes tatars et la population pro-russe, voilà donc une preuve supplémentaire que les forces anti-fascistes et pro-russes de Crimée s'organisent à grands pas et sont passées à l'offensive. Nous avons ici tous les éléments pour une révolution en Crimée. Une Révolution anti-Maidan.

# II : LA DEMOCRATIE DIRECTE DE CRIMEE CONTRE LES PUTCHISTES NEOFASCISTES DE KIEV OU LVIV

Depuis que la population de la ville portuaire de Sébastopol en Crimée a élu son maire samedi dernier contre le Coup d'Etat à Kiev, depuis que les forces anti-fascistes de Crimée et pro-russes s'organisent, nous entendons les putschistes de Kiev parler de "Droit" comme le "président" fantoche de la Junte bendériste pro-US.

LA QUESTION DE LA LEGALITE DE L'ELECTION DU MAIRE DE SEBASTOPOL

La décision d'élire un maire à Sébastopol serait illégale. Alors sur le papier, ils ont raison. En Crimée, les maires ne sont pas élus mais "nommés" par Kiev directement.

Cela pose alors immédiatement deux questions démocratiques :
Premièrement, la nomination des élus locaux par un pouvoir central est tout sauf démocratique.
Deuxièmement, comment un "gouvernement" putchiste arrivé au pouvoir par la force, le chantage, la violence et donc sans aucune légitimité démocratique légale et constitutionnelle peut-il être à même de donner des leçons de droit et de démocratie ?

La décision d'élire un maire "non-ukrainien" à Sébastopol serait également illégale. Alors sur le papier, ils ont aussi raison. Mais contester la forme de l'élection ("l'identité" du maire, élu par la population en rébellion) revient à valider son caractère démocratique et donc à en légitimer le fond.

LA DEMOCRATIE DIRECTE :
REPONSE DU PEUPLE DE L’EST AU COUP D'ETAT DE KIEV

Au-delà de cette querelle de "Droit" surréaliste de la part d'un membre de la Junte bendériste de Kiev, dont le pouvoir repose sur la violence des milices néofascistes de Svoboda et de Praviy Sektor, nous tenons à mettre en avant le fait que c'est une fois encore par la Démocratie Directe que le peuple reprend la parole et le pouvoir pour entrer en résistance.
Comme hier en PMR, en Abkhazie ou en Ossétie du Sud, c'est aussi par la Démocratie Directe que le peuple a repris son destin en mains face aux extrémistes nationalistes pro-occidentaux.

Face au Coup d'Etat ou au marais du parlementarisme bourgeois, la réponse du peuple en détresse, c'est bel et bien la Démocratie Directe !
Après Tiraspol (PMR), c'est au tour de Simferopol et de Sebastopol en Crimée de nous faire une leçon démocratique grandeur nature et en direct de ce qu'est le pouvoir du peuple et la réponse à donner au Système.

Dans le cas particulier qui nous occupe, c'est le Pouvoir du Peuple contre la Junte putschiste de Kiev et le danger de ses milices fascistes de Svaboda, troupes de choc de la "Pax Bendera", appuyées sur l’impérialisme yankee et le militarisme atlantiste !

Luc MICHEL & Fabrice BEAUR

Photos : levée en masse des milices populaires d’auto-défense en Crimée.
Manifestation à Simféropol ce jeudi …

http://www.lucmichel.net/2014/02/27/pcn-info-quand-lhopital-atlantiste-se-moque-de-la-charite-russe-lotan-parraine-un-putch-neofasciste-a-kiev-mais-condamne-la-democratie-directe-a-sebastopol/

# ALLER PLUS LOIN SUR LA PERSPECTIVE PMR-CRIMEE :

# PCN-INFO / Demain la Crimée une ‘Transdniestrie’ à l’exposant 1000 ?
http://www.lucmichel.net/2014/02/25/pcn-info-demain-la-crimee-une-transdniestrie-a-lexposant-1000/

Le RAPPORT de Luc MICHEL sur la PMR pour EODE :
http://www.eode.org/EODE-RapportTransdniestrieV2.pdf

http://www.scoop.it/t/pcn-spo
https://www.facebook.com/PCN.NCP.press.office

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27 février 2014 4 27 /02 /février /2014 19:33

 

 

 

 

 


Ukraine : Crimée, nouvel Alep?!!


 

IRIB- En termes de géostratégie, la Russie ne se trompe que très rarement :
Alors que l'Ukraine va droit vers une guerre civile, la région pro-russe de Crimée où le parlement a été pris pour cible des hommes armés ce jeudi, les russophones viennent de créer des comités de défense populaire à l'image de ce qui s'est passé en Syrie. ces mités hissent le drapeau russe et se disent chargés d'assurer la sécurité des lieux sensibles de la province comme le parlement et les autres bâtiments publics de cette province autonome. ces comités prêtent la main forte aux forces sécuritaires . la Russie est en train de mener une manoeuvre d'envergure sur son flanc est soit dans une région proche de l'Ukraine. les avions de combat russes sont état d'alerte.

confirmation de l'implication d'israel dans les troubles en Ukraine !!!

 

IRIB- Des sources israéliennes reconnaissent l’ingérence du Mossad dans la grave crise politique qui secoue l’Ukraine.
 «  la demande d’aide du président des Association juive européenne a constitué un prétexte  saisi par Israël qui s’est directement  et officiellement ingéré dans la crise , a-t-on appris de Qodsana. Le rabbin Menagem  Margolin, président des Associations des juifs européens a demandé dans une lettre à l’adresse du premier ministre du régime sioniste Benyamin Netanyahu la présence des forces de sécurité israélienne en Ukraine ( !!!) au motif d’assurer la sécurité des juifs ukrainiens . Une dernière évolution fait état de la prise par des assaillants armés du parlement de Crimée , grande province de l’est de l’Ukraine .

 


 

AMNESTY INTERNATIONAL. Palestine: Israël a «la gâchette facile» en Cisjordanie

 

Amnesty International (AI) accuse Israël d’avoir tué des dizaines de civils palestiniens en Cisjordanie depuis trois ans «au mépris de la vie humaine». 

L’organisation de défense des droits de l’homme exhorte l’Etat hébreu à ouvrir des enquêtes «indépendantes et impartiales». Dans un rapport de 87 pages, publié jeudi et intitulé «La gâchette facile: le recours disproportionné à la force par Israël en Cisjordanie», AI affirme que 45 Palestiniens ont été tués et des milliers d’autres blessés depuis janvier 2011, alors qu’ils ne «semblaient pas poser de menace immédiate et directe aux soldats israéliens» stationnés en Cisjordanie occupée.

«Les forces israéliennes, faisant preuve de mépris pour la vie humaine, ont tué des dizaines de civils palestiniens, y compris des enfants, en Cisjordanie, ces trois dernières années, avec une presque totale impunité», affirme l’ONG, basée à Londres.

«Le rapport présente des preuves mettant en évidence la récurrence d’incidents meurtriers illégaux et de blessures injustifiées de civils palestiniens par les forces israéliennes en Cisjordanie», estime Philip Luther, directeur du programme Moyen-Orient et Afrique du Nord pour AI.

Impunité

L’organisation reproche aussi à Israël «de ne pas avoir mené d’enquêtes indépendantes conformes aux normes internationales» et de favoriser ainsi «l’impunité» de ses forces à l’égard des Palestiniens.

Amnesty International exhorte Israël à «ouvrir des enquêtes indépendantes, impartiales, transparentes et promptes sur tous les cas de civils palestiniens tués ou sérieusement blessés à la suite d’actions des forces israéliennes».

L’association «presse également les Etats-Unis, l’Union européenne et le reste de la communauté internationale de suspendre toutes les fournitures de munitions, d’armes et d’autres équipements à Israël».

Tsahal conteste

Dans sa réponse diffusée mercredi soir, l’armée israélienne considère qu’«Amnesty International montre un manque de compréhension total des défis auxquels elle doit fait face en Judée-Samarie (ndlr: la Cisjordanie)».

L’armée fait état d’«une très nette augmentation des attaques aux jets de pierres en 2013». Elle précise que 132 Israéliens ont été blessés l’an dernier. Elle dénombre également «66 attaques terroristes» en 2013.

«L’armée d’Israël s’en tient à des normes professionnelles et éthiques et (…) la mise au jour d’inconduites ou de bavures en son sein donne lieu à enquêtes et à sanctions appropriées», conclut son communiqué.

Un Palestinien tué

Un Palestinien a été tué jeudi matin lors d’une opération de l’armée israélienne à Bir Zeit, près de Ramallah (Cisjordanie), a-t-on appris de sources officielles palestinienne et israélienne.

Le corps de la victime, Motazz Washaha, 22 ans, a été retrouvé à l’intérieur d’une maison assiégée par l’armée israélienne venue l’arrêter, a indiqué à l’AFP une source sécuritaire palestinienne. L’armée a affirmé avoir tué «un suspect terroriste».


 

 

 

 

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26 février 2014 3 26 /02 /février /2014 17:26

l'ukraine à l'heure des comptes , pas sur que la population ukrainienne remercie les exités de Maiden néo nazi , sdf , agents étranger et autres profiteurs de la crise qu'ils ont créés pour leurs intéréts particulier et ceux occultes de leurs sponsors !!!!!!


Les Gi's débarquent en Ukraine !!

 

IRIB-Alors que la Russie vient de déployer ses forces en Crimée , cette province frontalière ukrainienne à majorité russe, Al Mayadin fait état d'imminent déploiement des Marine's US en Ukraine.
ces marines ont pour mission celle de "protéger l'ambassade américaine " à Kiev. l'information part sur base d'un antécédent : en effet c'est sous prétexte de protéger leurs ambassades dans les pays du Moyen Orient et du nord de l'Afrique que les Etats Unis ont justifié depuis 2011 tout déploiement de leurs troupes .. est-ce un prélude à une grande guerre entre la Russie et les Etats Unis? les marines arrivent en Ukraine depuis une base en Virginie et ils disent avoir pour mission la protection de l'ambassade alors qu'aucune menace particulière n'a été formulée contre la représentation diplomatique US


Moscou, prêt à la guerre pour Crimée?

 

IRIB- Selon ItarTass , le président russe vient de donner l'ordre de mettre à l'épreuve les forces armées russes dans le centre et l'ouest de la Russie, près des frontières de l'Ukraine. la Russie pourrait intervenir militairement dans la région de Crimée bien que Lavrov ait insisté sur le principe de la neutralité de la Russie en Ukraine.

 


fre

 

 

Le gouvernement chinois demande à l’Ukraine le remboursement d’une dette de 3 milliards de dollars (environ 2,2 milliards d’euros) auprès de la Cour d’arbitrage international de Londres. La requête a déjà été envoyée en Grande-Bretagne. 

La somme de 3 milliards de dollars a été accordée à la Corporation publique agroalimentaire et céréalière d’Ukraine afin d’acheter des céréales qui auraient ensuite dû être fournies à la Chine. Malgré l’arrangement, la Chine a reçu pour seulement 153 millions de dollars (environ 111,3 millions d’euros) de céréales.

Selon les documents douaniers, l’achat de céréales en Ukraine par la corporation a eu lieu dans le cadre du contrat chinois, mais les bénéficiaires ont été d’autres entreprises

 


 

 

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25 février 2014 2 25 /02 /février /2014 21:23

Depuis quand les révolutions sont-elles soutenues par l’impérialisme ? (ici : place Maidan, Kiev).

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Ukraine, pomme de discorde. J’étais, hier matin, sur la Voix de la Russie

 

Les semaines passent sans que la situation en Ukraine, nouvelle pomme de discorde en plein centre de l’Europe, ne s’améliore. Cette pomme que l’on nous présentait comme juteuse, appétissante, riche en divers mouvements les uns plus démocratiques que les autres, est en réalité aussi véreuse que venimeuse. Autant que celle qui fut proposée par la Reine Regina à Blanche-Neige pour l’endormir à tout jamais. Les USA, autant que leur éternel complice, Bruxelles, voulaient endormir les autorités russes et, en partie, ukrainiennes, en insistant dès le début sur les bénéfices que pourraient tirer Kiev de son adhésion à la zone européenne de libre-échange. Comme Ianoukovitch répondit finalement par la négative, un véritable putsch eut lieu. Comme par hasard, à la veille de la clôture des JO. 

© Photo: La Voix de la Russie

© Photo: La Voix de la Russie

Les coïncidences n’ayant aucun sens face aux enjeux de taille, il est clair que le renversement du gouvernement Ianoukovitch intervint au moment où la Russie était plongée dans la célébration de Sotchi. Il est non moins clair, en outre, que les arguments exhibés par les européistes ne constituent qu’un vaste leurre puisque le désastre économique de l’Ukraine superposé à son éventuelle adhésion économique à une UE au mieux stagnante, au pire, récessive, est un piège dont les deux camps n’auront aucune chance de sortir. Cette conclusion n’est fausse que dans un seul cas : si l’Ukraine, en tout cas celle de l’Ouest, se transforme en un immense réservoir à main-d’œuvre très-très bon marché prête à exporter son gaz et son pétrole à des prix nettement inférieurs à ceux du marché. L’Allemagne serait au septième ciel mais avant que cela n’arrive, il lui faudra verser, volens nolens, une coquette somme de 35 milliards d’euros à un futur gouvernement de un, illégitime, de deux, incapable de rembourser une somme empruntée au FMI sachant déjà que la dette publique du pays est supérieure à 30 % de son PIB. C’est donc une Ukraine criblée de dettes et privée de ses industries, ces dernières se trouvant pour la plupart dans l’Est du pays, que l’UE aura à gérer.

L’objectif des USA est trivial : l’Ukraine doit s’otaniser coûte que coûte. Pour ce faire, le chaos qui est orchestré un peu partout dans le pays, plus dans la partie Ouest, est une étape intermédiaire précédant l’aboutissement du processus engagé. Si donc l’Ukraine ne fait pas scission et que la Crimée conserve son statut actuel, demain, la Mer Noir sera à la merci de l’OTAN. La Russie a tout à y perdre, notamment, sur le plan géopolitique et idéologique, en tant qu’axe antagoniste au bloc atlantiste. Cette perspective est d’autant plus réaliste que la Verkhovna Rada, équivalent de la Douma russe, parle déjà de liquider le Berkout, groupe d’intervention spécial de la police que l’on a vu intervenir au Maïdan. Cette liquidation, si elle intervient, désarmera définitivement l’Ukraine. Consciente du danger qui la guette, oubliant son litige avec la Russie par rapport à l’île de Touzla, Kertch n’a pas hésité à hisser la veille le drapeau russe. Partout, de la mer d’Azov au Boudjak (région d’Odessa), des mouvements de résistance pro-russe s’organisent. Face à un chaos traditionnellement importé par les mêmes instigateurs, il n’y a plus guère d’autre solution que la solution armée. Les fantoches ne passeront pas.

Si les motivations des USA et de leur valet, Bruxelles, semblent évidentes, il est à se demander comment les pays de l’UE, la Pologne et l’Allemagne plus particulièrement, pensent faire face à la racaille néo-nazie présente sur le terrain. Il n’est plus question du boxeur Klitchko déjà impressionné par le simple fait de serrer la main à Mme Merkel mais d’une horde russo-judéo-européophobe partagée entre le parti Svoboda, les partisans de Bandera et le « Secteur droit », une sorte d’antiparti remarquablement organisé sous l’égide d’un certain Dimitri Yarosh qui s’est enfin manifesté au grand jour. Le fait d’instrumentaliser le nazisme quand il le faut tout en rendant un véritable culte à la Shoah et à la loi Gayssot est tellement typique des comportements bruxellois qu’il confirme cette conclusion d’Aymeric Chauprade selon laquelle l’UE est un facteur de guerre. Le retour de manivelle ne se fera pas attendre.

Je soumets maintenant à votre attention la vision d’Allain Jules, journaliste indépendant et politologue, qui s’est exprimé sur nos ondes.

La VdlR. « Certains experts ont tendance à croire que les intérêts de l’UE et des USA dans le contexte de ce qui se passe actuellement en Ukraine ne coïncident pas. L’UE voudrait de l’Ukraine dans la mesure où il s’agit d’une zone pivot par où passent un nombre important d’oléoducs et de gazoducs. Les USA voudraient quant à eux d’une zone otanisée pour déstabiliser la Russie à ses frontières. Partagez-vous ce double diagnostic ?

Allain Jules. Oui, quelque part. Ce qui est sûr, et beaucoup d’observateurs ne le savent peut-être pas, c’est que l’Ukraine est le plus grand pays d’Europe. Les USA veulent évidemment que l’OTAN soit présente dans cette grande zone d’influence, entre autres pour déstabiliser la Russie, d’autant plus que cette dernière lui est hostile. Quant à l’intégration économique, je ne crois pas vraiment qu’il s’agisse d’un but réel. J’ai bien peur que l’Ukraine, sous le giron de l’UE, ne devienne une sorte de Grèce. En réalité, c’est beaucoup plus les intérêts militaires qui comptent pour les USA et notamment les pays européens parce que, à bien regarder le dossier, l’UE n’a proposé qu’un accord commercial à l’Ukraine contrairement à la Russie qui proposait des milliards de dollars de crédit. J’ai plutôt l’impression que les Ukrainiens qui se disent pro-européens et surtout nationalistes sont en train de se tromper de combat et risquent de vivre une période très difficile.

La VdlR. Les principaux fauteurs de trouble inspirateurs du Maïdan sont des néo-nazis invétérés, si bien qu’on peut parler d’un soulèvement nazi généralisé. Comment est-ce que l’UE pense dompter ces gens-là, eux qui en réalité n’ont rien à faire des quatre volontés de Bruxelles ?

Allain Jules. Le problème est simple. On en a vu l’exemple en Libye et en Syrie. J’ai l’impression que les gens qui sponsorisent des radicaux ne réfléchissent pas. Ils sont prêts à s’allier avec n’importe qui, même, en Afrique et au Moyen-Orient, avec des islamistes, à armer ces gens-là, pourvu qu’ils atteignent leur but, c’est-à-dire renverser le pouvoir en place, menacer la souveraineté des pays visés, s’accaparer du pouvoir. Svoboda, par exemple, est un parti d’extrême-droite. Ses adeptes sont d’une violence inouïe. Faut-il rappeler que ces gens ont notamment détruit un monument dédié aux soldats qui ont lutté contre le nazisme en Ukraine ?! Et pourtant, fait symptomatique, la presse occidentale n’en parle pas. On retrouve le même type de désinformation que celui qui fut mis en l’œuvre en Libye et, cette fois, en Syrie, la même volonté de faire tomber un chef d’Etat légitime, Viktor Ianoukovitch en l’occurrence, lui qui est plutôt proche de Moscou. C’est donc un combat idéologique qui est mené avec, à terme, un réveil douloureux.

La VdlR. Quel pourrait être le sort ultérieur de Ianoukovitch ? Croyez-vous que la scission de l’Ukraine soit la seule solution envisageable ?

Allain Jules. Il y a en effet de réels soupçons par rapport à une éventuelle scission, notamment du côté de la péninsule de Crimée avec, pour noyau dur, Sébastopol. J’ai eu hier des amis ukrainiens au téléphone. Pour eux, Viktor Ianoukovitch est un traître. Il les a trahis parce qu’il est faible, parce qu’il est Président élu mais a fait preuve de faiblesse en laissant Maïdan s’embraser. Il aurait pu faire encercler les protestataires, empêcher les ravitaillements de circuler, faire couper l’électricité dans cette zone, évacuer les riverains, etc., autant de méthodes classiques et tout à fait pertinentes. Donc, oui, Ianoukovitch est un traître. Une scission du pays n’en demeure pas moins probable. Je crois d’ailleurs qu’il y a eu des manifestations hier dans l’Est et le Sud, parties de l’Ukraine russophiles qui disent préférer faire allégeance à la Russie qu’à un gouvernement – je reprends leurs mots – de brigands casseurs. On attend ainsi l’évolution des choses, entre autres la réaction de Moscou qui ne devrait pas tarder puisque la clôture des JO de Sotchi a déjà eu lieu hier (…) ».

 

 

 

 


syrie

 

 

 

 


Frappe contre le Hezbollah : Israël en état d’alerte total!!

 

RIB-Après le raid aérien des avions de combats du régime sioniste contre les régions frontalières libanaises avec la Syrie, l’armée de ce régime a été mise en état d’alerte sur les frontières Nord des territoires occupés, a-t-on appris de la chaine de MTV.

Hier lundi, les avions de combats israéliens ont bombardé à 2 reprises la localité Jaroud al-Nabi à proximité des frontières libanaises avec la Syrie. Les autorités du régime sioniste n’ont pas encore réagi à cette information tandis que les médias de ce régime ont observé le silence

 


Washington peut-il renverser trois gouvernements à la fois ?

La puissance d’un État se mesure à sa capacité à se défendre et à celle d’attaquer sur un ou plusieurs fronts. Dans cette optique, Washington tente pour la première fois de montrer qu’il peut renverser trois gouvernements simultanément, en Syrie, en Ukraine et au Venezuela. S’il y parvenait personne ne serait plus en mesure de lui résister.

 

Washington, qui a échoué en 2011 à bombarder simultanément la Libye et la Syrie, est en train de tenter une nouvelle démonstration de sa force : organiser des changements de régime dans trois États à la fois, dans des régions du monde différentes : la Syrie (CentCom), l’Ukraine (EuCom) et le Venezuela (SouthCom).

Pour ce faire, le président Obama a mobilisé presque toute l’équipe de son Conseil de sécurité nationale.

D’abord la conseillère Susan Rice et l’ambassadrice à l’ONU, Samatha Power. Ces deux femmes sont des championnes du parler « démocratique ». Elles se sont fait une spécialité, depuis de nombreuses années, de préconiser l’ingérence dans les affaires intérieures des autres États sous prétexte de prévenir des génocides. Mais derrière ce discours généreux, elles se moquent des vies non-états-uniennes comme l’a montré Mme Power lors de la crise des armes chimiques de la ghoutta. L’ambassadrice, qui connaissait parfaitement l’innocence des autorités syriennes, était partie avec son époux assister en Europe à un festival de cinéma consacré à Charlie Chaplin, tandis que son gouvernement dénonçait un crime contre l’humanité dont il rendait responsable le président el-Assad.

Puis, les trois responsables régionaux : Philip Gordon (Proche-Orient et Afrique du Nord), Karen Donfried (Europe et Eurasie) et Ricardo Zuñiga (Amérique latine).
- Phil Gordon (ami personnel et traducteur de Nicolas Sarkozy) a organisé le sabotage de la Conférence de paix de Genève 2, tant que le dossier palestinien ne serait pas réglé à la manière US. Durant la seconde session de la conférence, alors que John Kerry parlait de paix, il réunissait à Washington les chefs des services secrets jordaniens, qataris, saoudiens et turcs pour préparer une énième attaque. Les comploteurs ont réuni une armée de 13 000 hommes, dont seul 1 000 ont reçu une brève formation militaire, pour conduire des blindés et prendre Damas. Le problème est que la colonne risque d’être détruite par l’Armée syrienne avant d’arriver sur la capitale. Mais ils ne parviennent pas à s’entendre sur la manière de la défendre sans distribuer des armes anti-aériennes qui puissent ultérieurement servir contre Israël.
-  Karen Donfried est l’ancienne officier national de renseignement pour l’Europe. Elle a longtemps dirigé le German Marshall Fund à Berlin. Aujourd’hui, elle manipule l’Union européenne pour masquer l’interventionnisme de Washington en Ukraine. Malgré la fuite d’une conversation téléphonique de l’ambassadrice Victoria Nuland, elle est parvenue à faire croire aux Européens que l’opposition à Kiev voulait les rejoindre et se battait pour la démocratie. Pourtant, plus de la moitié des émeutiers de la place Maidan sont membres de partis nazis et arborent des portraits du Collaborateur Stepan Bandera.
- Enfin Ricardo Zuñiga est le petit fils du président homonyme du Parti national du Honduras qui organisa les putschs de 1963 et de 1972 en faveur du général López Arellano. Il dirigea la station de la CIA à La Havane où il recruta des agents et les finança pour former l’opposition à Fidel Castro. Il a mobilisé l’extrême gauche trotskiste vénézuélienne pour renverser le président Nicolás Maduro, accusé d’être stalinien.

L’ensemble des opérations est médiatisé sous la houlette de Dan Rhodes. Ce spécialiste de la propagande a déjà écrit la version officielle du 11-Septembre 2001, en rédigeant le rapport de la commission d’enquête présidentielle. Il a réussi à faire disparaître toute trace du coup d’État militaire (le pouvoir a été retiré des mains de George W. Bush vers 10h du matin et ne lui a été restitué que le soir ; tous les membres de son cabinet et ceux du Congrès ont été placés dans des bunkers sécurisés pour « garantir leur sécurité ») pour que l’on ne se souvienne que des attentats.

Dans les trois cas, la narration US repose sur les mêmes principes : accuser les gouvernements d’avoir tué leurs propres citoyens, qualifier les opposants de « démocratiques », prendre des sanctions contre les « meurtriers », et en définitive opérer des coups d’État.
Chaque fois, le mouvement débute par une manifestation au cours de laquelle des opposants pacifiques sont tués, et où les deux camps s’accusent des violences. En réalité des forces spéciales US ou de l’Otan, placées sur les toits, tirent à la fois sur la foule et sur la police. Ce fut le cas à Deraa (Syrie) en 2011, à Kiev (Ukraine) et à Caracas (Venezuela) cette semaine. Manque de chance, les autopsies pratiquées au Venezuela montrent que deux victimes, un opposant et un pro-gouvernement, ont été tuées par la même arme.
Qualifier les opposants de démocratiques est un simple jeu rhétorique. En Syrie, ce sont des takfiristes soutenus par la pire dictature de la planète, l’Arabie saoudite ; en Ukraine quelques pro-européens sincères entourés de nombreux nazis ; au Venezuela de jeunes trotskistes de bonnes familles entourés de milices patronales. Partout le faux opposant US, John McCain, vient apporter son soutien aux vrais et faux opposants locaux.
Le soutien aux opposants incombe à la National Endowment for Democracy (NED). Cette agence du gouvernement états-unien se présente mensongèrement comme une ONG financée par le Congrès. Mais elle fut créée par le président Ronald Reagan, en association avec le Canada, le Royaume-Uni et l’Australie. Elle est dirigée par le néoconservateur Carl Gershman et la fille du général Alexander Haig (ancien suprême commandeur de l’Otan, puis secrétaire d’État), Barbara Haig. C’est la NED (en réalité le département d’État) qui emploie le sénateur d’« opposition » John McCain.
À ce dispositif, il faut ajouter l’Albert Einstein Institute, une « ONG » financée par l’Otan. Créé par Gene Sharp, il a formé des agitateurs professionnels à partir de deux bases, en Serbie (Canvas) et au Qatar (Academy of change).
Dans tous les cas Susan Rice et Samantha Power prennent des airs outragés avant d’arrêter des sanctions —bientôt relayées par l’Union européenne—, alors qu’elles sont les commanditaires des violences.
Reste à réussir les coups d’État. Et ce n’est pas gagné.

Washington tente ainsi de montrer au monde qu’il est toujours le maître. Pour être plus sûr de lui-même, il a lancé les opérations ukrainiennes et vénézuéliennes durant les Jeux Olympiques de Sotchi. Il était certain que la Russie ne bougerait pas de peur de voir sa fête troublée par des attentats islamistes. Mais Sotchi a pris fin ce week-end. C’est désormais au tour de Moscou de jouer.


 

 

 

 

 

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