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23 février 2016 2 23 /02 /février /2016 02:40

Un cesser le feu en Syrie interviendra le 27 février à l'initiative de la Russie en collaboration avec les états unis , espérons qu'il sera respecté par tous dans l’intérêt du peuple syrien et que nul ne viendra le torpiller , j'ai une confiance limité aux états unis et surtout en la Turquie ou l'Arabie saoudite qui soutiennent et arment les terroristes depuis le début du conflit , les précédents cessé le feu avaient été utiliser pour réarmer et réorganiser les terroristes donc méfiance et espoir son de rigueur.

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21 février 2016 7 21 /02 /février /2016 20:00

après une longue interruption je reviens en 2016 pour présenter cette vidéo parus sur France 2 pour la 1ere fois depuis l'agression de la Syrie un média mainstream français rejoint plus ou moins avec encore des non dits surtout en ce qui concerne le début de ce conflit et les objectifs caché de l'occident, malgré cela la présentation de cette guerre et des protagonistes daech , al nostra et les soit disant rebelles modérés cher à hollande est conforme à la description que j'en ai toujours faite depuis le début du conflit et même avant lors de l'agression du peuple libyen

quelque chose est peut être en train de changer , du moins je l’espère , l'intervention efficace russe y est probablement pour beaucoup !!!

bon visionnage et n’hésiter pas à commenter

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30 mars 2015 1 30 /03 /mars /2015 10:52

La tentative des néocons US de réviser l’histoire de la Seconde Guerre mondiale

par Wayne Madsen

Depuis l’effondrement de l’Union soviétique, les États-Unis placent leurs anciens collaborateurs nazis au pouvoir en Europe de l’Est. Simultanément, Washington tente de priver l’actuelle Fédération de Russie de son mythe national en remettant en question son rôle durant la Seconde Guerre mondiale. De la sorte, les États-Unis entendent à la fois détruire la zone d’influence russe et l’identité russe elle-même. Cette opération se fait au prix d’une réécriture de l’Histoire et d’une réhabilitation du nazisme.

Après la chute de l’Union soviétique, l’ancien président des États-Unis et un jour combattant de la Guerre froide, a consacré les quelques années qui lui restaient à vivre à veiller à ce que la Russie prenne sa place dans la communauté internationale. Nixon a conseillé Bill Clinton, alors président, sur la bonne manière de traiter avec la Fédération de Russie, l’État reconnu à l’échelle internationale qui avait succédé à l’Union des Républiques socialistes soviétiques.

Une chose que Nixon n’aurait jamais tolérée est la tendance conservatrice actuelle à dénier à la Russie un rôle majeur dans la Seconde Guerre mondiale —connue en Russie comme la « Grande guerre patriotique »— et dans la victoire des alliés sur l’Allemagne nazie. Les dirigeants actuels des États-Unis et leurs compagnons de route en Grande-Bretagne, en Europe de l’Est et dans d’autres pays se feraient admonester par Nixon pour leur refus de participer à la cérémonie annuelle du 9 mai, ou « Jour de la victoire », à Moscou.

Nixon, qui avait critiqué l’administration de George H. W. Bush pour l’aide pathétiquement inadéquate fournie à la Russie après l’effondrement de l’Union soviétique, aurait peu de temps à perdre avec les cercles politiques états-uniens qui veulent maintenant faire dépérir la Russie et la mettre à genoux.

Parmi ceux qui font pression pour un renforcement des sanctions contre la Russie et ignorent son rôle significatif dans la victoire de la Seconde Guerre mondiale, il y a les fils et les filles des émigrés fascistes et nazis d’Europe de l’Est, qui sont arrivés au États-Unis au cours des années qui ont suivi la guerre, la plupart grâce à l’« Operation Paperclip » de la CIA [1], afin d’échapper à des procès pour avoir soutenu la cause nazie dans leurs pays d’origine. Ces émigrés ont contribué à former divers groupes d’extrême-droite qui tournaient autour des « Nations captives », l’organisation fédératrice encouragée par l’administration Eisenhower et celles qui lui ont succédé. De cette constellation d’organisations fascistes a émergé le sioniste ukraino-américain Lev Dobriansky et sa fille, ancienne responsable au Département d’État de George W. Bush, Paula Dobriansky, ainsi que l’ancien soutien de la Gestapo allemande en Hongrie, Gyorgy Schwartz, qui s’est plus tard baptisé lui-même George Soros [2]. Aujourd’hui, on trouve leur progéniture idéologique dans les gouvernements de toute l’Europe centrale et de l’Est.

Les groupes gravitant autour des milieux émigrés aux États-Unis, par exemple la Fondation Heritage [3], l’American Enterprise Institute (AEI) [4] et la Brookings Institution [5], tout comme Human Rights Watch fondé par George Soros, poussent à une réécriture de l’histoire après la guerre. Il semble que beaucoup de ces groupes néocons et historiquement révisionnistes préféreraient des commémorations affligées de la défaite des régimes fantoches nazis dans les pays baltes, l’Ukraine, la Biélorussie et la Moldavie plutôt que de reconnaître la victoire de l’Union soviétique sur le nazisme.

Les marionnettes de l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (Otan) dans divers pays de l’Europe centrale et de l’Est sont impliquées dans une guerre de propagande contre la Russie visant à assurer que la célébration du 9 mai à Moscou ne rassemble qu’une maigre participation internationale officielle. Les effets de cette guerre de la propagande sont perceptibles dans la récente déclaration du général tchèque Andor Šándor, le commandant du Renseignement militaire tchèque, qui a pris sa retraite en 2002, en se plaignant de l’espionnage à large échelle des Russes à Prague. Cette histoire a fuité dans le but d’exercer une nouvelle pression sur le président tchèque Milos Zeman, qui avait dit qu’il ignorerait un prétendu consensus de l’Otan pour boycotter les célébrations du 9 mai, et s’est envolé pour Moscou. L’opposition tchèque a déjà annoncé qu’elle essayerait de faire revenir le parlement sur le financement du voyage de Zeman à Moscou. Prague est, par nature, un point sensible dans les relations de la Russie avec l’Ouest. La République tchèque refuse toujours d’autoriser les troupes de l’Otan à se baser sur son sol, même si Prague continue à héberger des activités anti-russes comme Radio Free Europe/Radio Liberty et diverses organisations non gouvernementales (ONG) soutenues par Soros. Les interlocuteurs de Soros au Parlement européen exercent aussi des pressions sur le président serbe Tomislav Nikolic pour qu’il annule ses projets d’aller à Moscou mettant en jeu l’adhésion de la Serbie à l’Union européenne.

Trois anciens ambassadeurs états-uniens en Ukraine, Steven Pifer, John Herbst, et William Taylor, ont exhorté de manière scandaleuse les dirigeants occidentaux comme le Premier ministre britannique David Cameron, le président français Francois Hollande, et la chancelière allemande Angela Merkel (elle devrait s’envoler pour Moscou le 10 mai pour y déposer une gerbe lors d’une cérémonie) —qui ont annoncé leur décision de boycotter la cérémonie du 9 mai et la parade militaire à Moscou— à assister à la place à une célébration du « Jour de la victoire » en Europe à Kiev. Ces trois larbins ont écrit dans une tribune libre dans le Los Angeles Times que « même si les présidents Clinton et George W. Bush s’étaient rendus à Moscou en 1995 et en 2005 pour d’autres anniversaires de la Victoire », le président Barack Obama ne célébrerait pas l’événement à Moscou, mais à Kiev [6]. Les ambassadeurs refusent de reconnaître que si les dirigeants occidentaux devaient observer cette célébration à Kiev, ils se tiendraient aux côtés de néo-nazis et de paléo-nazis de toutes obédiences, y compris des partisans d’Adolf Hitler et du chef nazi ukrainien et membre de la SS allemande, Stepan Bandera.

Les trois ex-ambassadeurs US, Pifer, Herbst, et Taylor sont loin d’être les seuls à appeler à ce que le sacrifice de 27 millions de citoyens soviétiques pendant la Seconde Guerre mondiale soit célébré dans une ville où les néo-nazis et les mercenaires skinheads de toute l’Europe jouissent du pouvoir politique et militaire. Pifer travaille pour la Brookings Institution, un centre important de l’actuelle agit-prop anti-russe, tandis que Herbst était un entremetteur militant au soutien de l’Agence pour le développement international (USAID), de la CIA et des médias grand public pro-occidentaux en Ukraine pour la révolution orange à Kiev. Taylor, en tant que coordinateur en chef de l’aide gouvernementale états-unienne à l’ancienne Union soviétique et à l’Europe de l’Est, a travaillé étroitement avec l’organisation de Soros et le National Endowment for Democracy (NED) [7] pour récolter des fonds au profit de groupes d’extrême-droite pro-américains dans la région.

Tandis qu’Obama et ses amis dans l’Otan ne seront pas à Moscou, le Premier ministre grec Alexis Tsipras, qui a demandé des réparations de guerre à l’Allemagne pour son pays, dédaignera le boycott de l’Otan et se joindra à Zeman pour assister à la cérémonie sur la place Rouge. Les dirigeants de l’Islande, de la Norvège, des Pays-Bas, de la Slovaquie et de la Hongrie pourraient aussi rompre les rangs de l’Otan et s’envoler vers Moscou pour la cérémonie du 9 mai.

Dans ce qui ne peut qu’être considéré comme un camouflet diplomatique pour le régime de Kiev et ses soutiens occidentaux, les dirigeants des Républiques populaires de Donetsk et Lugansk, en Ukraine de l’Est, seront présents sur la place Rouge, aux mêmes tribunes que les dirigeants de 30 autres pays, dont la Chine, l’Inde, la Serbie, la Macédoine, la Bosnie-Herzégovine, le Monténégro, l’Égypte et l’Afrique du Sud, une situation qui conférera un semblant de reconnaissance de facto de leur statut. En plus, les dirigeants des républiques d’Ossétie du Sud et d’Abkhazie devraient aussi être présents, ce qui constitue une défaite diplomatique pour les autorités de Géorgie, qui voient ces républiques comme parties intégrantes de leur État.

Pendant ce temps, tandis qu’ils appellent à boycotter le « Jour de la victoire » le 9 mai à Moscou, les dirigeants des États baltes sont les hôtes de diverses commémorations nazies dans leurs capitales. La présidente de la Lituanie, Dalia Grybauskaitė, une diplômée du Foreign Service School [département de politique étrangère, NdT] de l’université Georgetown à Washington, un des terrains de recrutement favoris de la CIA, ne fait rien pour empêcher les cérémonies annuelles devant la tombe de la marionnette nazie lituanienne et constructeur de camps de concentration Juozas Ambrazevicius Brazaitis, dont le corps a été rapatrié il y a quelques années de Putnam, au Connecticut, en Lituanie, et ré-inhumé à Kaunas avec tous les honneurs militaires. Le président d’Estonie, Toomas Hendrik Ilves, un ancien chef du bureau estonien de Radio Free Europe, financée par la CIA, a soutenu la décision du gouvernement estonien en 2007 de déplacer une statue soviétique de la victoire de Talinn vers une base militaire à la périphérie de la ville, où elle siège dorénavant tout près du centre de cyberguerre de l’Otan. Pendant que les dirigeants de Lettonie rejoignaient leurs partenaires baltes dans la compétition pour le boycott de la cérémonie de Moscou, des vétérans et des partisans de la Légion lettone, Division de la Waffen SS allemande pendant la guerre, paradaient fièrement dans les rues de Riga lors d’une cérémonie organisée chaque année depuis 1991 [8]. Le président letton Andris Bērziņš n’a rien fait pour contrecarrer la cérémonie nazie en Lettonie, bien qu’il trouve abominable qu’un dirigeant occidental reconnaisse le rôle de la Russie en célébrant le jour de la victoire sur Hitler. Bērziņš a été longtemps associé à la Stockholms Enskilda Bank, propriété de la famille suédoise Wallenberg, accusée de collaboration avec l’Allemagne nazie pendant la guerre, ce qui lui vaut une place sur une liste de blocus du gouvernement états-unien.

Donald Tusk, président du Conseil européen, et le président de la Pologne Bronislaw Komorowski ont rejoint leurs amis baltes pour essayer de revoir le rôle de la Russie dans l’histoire de la Seconde Guerre mondiale. Le ministre polonais des Affaires étrangères Grzegorz Schetyna a tenté de ré-écrire l’histoire en affirmant que ce sont les Ukrainiens, et non les Russes, qui ont libéré Auschwitz. Le ministre russe des Affaires étrangères a répondu à Schetyna en lui disant que « chacun sait qu’Auschwitz a été libéré par l’Armée rouge, dans laquelle toutes les nationalités ont héroïquement servi », ajoutant que la Pologne « dénaturait » l’Histoire.

Se livrer à une parodie de l’Histoire, c’est exactement ce que font les dirigeants de l’Otan en exerçant des pressions sur les dirigeants de pays qui vont de la Corée du Sud et du Japon à la Bulgarie et à l’Autriche pour qu’ils n’envoient pas de représentants officiels à Moscou.

Cette action rappelle vraiment le boycott des jeux Olympiques d’été de Moscou, en 1980, lancé sous l’égide des États-Unis et diplomatiquement immature ; un choix réputé pour avoir causé plus de tort à long terme au mouvement olympique qu’un dommage à court terme à l’URSS.

Wayne Madsen

Wayne Madsen

Ancien contractant de la National Security Agency (NSA), devenu journaliste spécialisé sur le renseignement électronique, puis sur le renseignement en général. Il a notamment été chef de rubrique de la revue française Intelligence Online jusqu’à son rachat par Le Monde. Il publie le Wayne Madsen Report et intervient régulièrement sur la chaîne satellitaire Russia Today.

vidéo d'alain soral sur le projet des "élites" sionistes international , annalyse pertinante , personnellement je n'arrive pas aux memes conclusions que lui sur les solutions à apporter pour lutter contre cette oligarchie , la personnalité d'alain soral que je juge égocentrique me déplait bien souvent , mais encore une fois dans cette vidéo alain soral voit juste (à regarder)

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26 mars 2015 4 26 /03 /mars /2015 00:48

propagande , dictatures , assassinats d'opposants , guerres sous aux drapeaux , attentas avec mercenaires soit disant islamiste etc etc ......... voilà le programme des monstres usraeliens qui se revendiquent fièrement sionistes cette idéologie raciste qui n'a rien à envier au nazisme ou au fascisme ils sont même bien pire , il nous faut réagir dans nos pays respectif , dénoncer leurs mensonges , manipulations , leurs assassinas de masse comme en Libye , Syrie ou actuellement en Ukraine nous concernant en France il est évident que notre gouvernement actuel valls et hollande en tête ne sont que les larbins zélé de l'administration israeloaméricaine bref sioniste tout comme le précédent gouvernement qui lui été un peu plus instrumentalisé par l'administration us , l'actuel est lui plus instrumentalisé par Tel-Aviv via le crif et la licra vrai gouvernement d'occupation!!!!!!!!! ces personnes devront être jugé pour haute trahison , intelligence avec une puissance étrangère mais en attendant il nous faut être sur tout les fronts pour contrer leurs manipulations qui mènent toujours à la barbarie , le temps nous est compté si nous voulons légué un monde vivable à nos enfants .

USA : administration Obama

Dans un remarquable effort de communication, l’Empire anglo-saxon a réussi à restaurer l’image d’États-Unis démocratiques et responsables que George W. Bush n’avait pas su préserver. Suscitant un vaste élan de sympathie, partout dans le monde, Barack Obama joue de son son titre de premier président noir des USA, de son charme et de son élégance pour poursuivre par d’autres moyens la politique de prédation de ses prédécesseurs. Il accorde l’immunité complète à l’administration Bush, poursuit l’occupation de l’Irak, étend celle de l’Afghanistan, utilise la crise économique pour renforcer l’exploitation du tiers-monde par le FMI et la Banque mondiale, contraint les capitaux placés dans des pays étrangers à se réfugier dans les paradis fiscaux anglo-saxons, utilise les crises écologiques pour imposer des normes économiques asymétriques, manipule la lutte contre les pandémies pour imposer une autorité supranationale, etc.

international

Parlementaire afghan: les soldats US ne quitteront jamais l'Afghanistan

Selon le député du parti Solidarité afghan Khafez Rasekh, les Etats-Unis créent une tête de pont sur le territoire afghan, qui pourrait leur servir à réaliser leurs projets stratégiques concernant la Russie, la Chine et l'Iran.

Les soldats américains ne quitteront jamais l'Afghanistan que les Etats-Unis considèrent comme une tête de pont pour des missions stratégiques en Russie, en Chine et en Iran, a déclaré Khafez Rasekh, parlementaire afghan.

"J'ai déclaré à maintes reprises que le contingent militaire américain ne quittera jamais l'Afghanistan. Les Etats-Unis ont de grands projets stratégiques concernant la Russie, la Chine et l'Iran. Ils sont en train de créer une tête de pont sur le territoire afghan, qui pourrait leur servir à accomplir des missions dans ces pays", a indiqué M.Rasekh, député du Parti Solidarité (Hezb-e Hambastagi-ye Afghanistan).

© US Army / Spc. Ken Scar, 7th MPAD

Afghanistan: le départ des troupes de l'Otan doit être différé (Kaboul)

La Maison blanche a annoncé mardi, à l'issue d'entretiens entre les présidents américain et afghan, Barack Obama et Ashraf Ghani, que les Etats-Unis comptent maintenir 9.800 soldats en Afghanistan jusqu'à la fin de 2015. Les deux pays adopteront un nouveau calendrier de retrait des troupes américaines compte tenu de la situation, mais les effectifs américains en Afghanistan seront réduits au nombre nécessaire pour garantir la sécurité des diplomates d'ici 2017.

Afghanistan: une nouvelle mission de l'Otan à partir de 2015

Selon Hossein Ruivaran, expert du Proche-Orient et professeur à l'Université de Téhéran, la présence des militaires américains ne fera qu'aggraver les problèmes de l'Afghanistan. "La présence des troupes sur le territoire afghan ne réglera jamais les problèmes de ce pays. Nous avons vu que la force militaire n'a pas réussi à éradiquer l'extrémisme religieux et le terrorisme en Afghanistan, mais a contribué à la propagation de ces fléaux en Asie centrale. A mon avis, la présence de 9.800 soldats en Afghanistan est tout à fait illégitime et erronée. L'Iran se prononce contre la présence militaire de l'Occident dans la région. L'Iran est persuadé que le contingent militaire américain n'aidera pas nos voisins afghans", a indiqué M.Ruivaran à Sputnik Persian.

Petits cadeaux entre amis


Lire la suite: http://fr.sputniknews.com/international/20150325/1015337455.html#ixzz3VRzXwryG


Lire la suite: http://fr.sputniknews.com/international/20150325/1015337455.html#ixzz3VRzIOxIE

République tchèque

Pour protester contre un passage de blindés US via le territoire tchèque, des militants ont placé des panneaux « Tanks? No, thanks! » sur les routes du pays.

Les militants tchèques ont placé des panneaux routiers portant l'inscription « Tanks? No, thanks! » (Chars? Non, merci!) le long du prochain passage de véhicules blindés américains, annoncent lundi les médias tchèques.

© REUTERS/ Ints Kalnins

La République tchèque accueillera des exercices de l'Otan

Les organisateurs des actions de protestation sont persuadés que le passage de véhicules se transformera en une sorte de défilé de la Victoire lors duquel les militaires américains "essaieront d’impressionner la population locale par la puissance militaire des Etats-Unis".

D'habitude, le matériel militaire est déplacé par rail, mais actuellement, alors que les relations entre la Russie et les Etats-Unis sont assez tendues, le commandement américain a décidé de transférer son convoi militaire par les routes des pays membres de l'Alliance atlantique.

"L'idée est de montrer aux habitants des pays alliés qui vivent à proximité de l'Ours que nous sommes tout près. Le président Poutine s'entraîne constamment à déplacer librement ses troupes. Il les déplace quand il veut et où il veut, à travers toute la Russie", a déclaré commandant des forces des Etats-Unis en Europe, le général Ben Hodges.

A son tour, le rédacteur en chef du portail Protiproud Petr Hajek a déclaré que "nous assistons à une démonstration de force, destinée concrètement à la société tchèque. Il s'agit d'une démarche choquante dans le cadre des visées impérialistes des Etats-Unis. Je prévois des protestations sérieuses de l'opinion publique – tant de la part d’individus que de groupes de personnes. Mais dans l'actuelle guerre de l'information, les médias essaieront de garder le silence. Le ministre de la Défense a déjà déclaré que tout serait fait pour empêcher les protestataires d'entrer en contact avec le convoi militaire. Je vois mal comment les autorités réussiront à empêcher les habitants de crier leur colère aux militaires américains qui parcourront les routes du pays".


Lire la suite: http://fr.sputniknews.com/international/20150323/1015295468.html#ixzz3VS8VnHYn

syrie

Idleb: Assad perd?!!

IRIB- Depuis cinq jours, les milices takfiris multiplient des assauts contre les positions

de l'armée, dans cette province : les assauts sont effectués à coups de canon dit "Canon de l'enfer" et de mortiers artisanaux. Idleb et les villages de cette province ont été pris pour cible de vastes attaques, réunies sous le nom de "Bataille d'Idleb". Le rif Nord de la ville a été le théâtre de très violents combats opposant les forces armées aux terroristes takfiris de Daesh et d'Al-Nosra. Mais comment la bataille a-t-elle été organisée? Les sources syriennes soulignent : des renseignements sécuritaires, sur le rassemblement des terroristes autour d'Idleb et de Deraa, ainsi que sur les frontières avec la Turquie, ont décidé l'aviation syrienne à multiplier ses raids contre les positions des terroristes. Il s'agissait, en effet, d'une action préventive menée contre les poches terroristes, dans les champs de Brouma et de Tal As, de Khan Cheikhoun, de Taftanaz. Les raids ont fait des dizaines de morts et de blessés, dans les rangs des terroristes. Une grande quantité d'équipements militaires et d'armements ont, également, été détruits. Les médias altantistes ont, ces derniers jours, fait état de la chute d'Idleb aux mains d'Al-Nosra, "information, totalement, mensongère", selon l'armée syrienne. "L'attaque des terroristes a été lancée, à partir de deux axes du Nord et du Sud de la ville d'Idleb, et elle a été, violemment, repoussée, alors que les terroristes continuaient à pilonner les deux cités de Fouaa et de Kfaria. Sur les réseaux sociaux, les terroristes ont fait accompagner leur offensive d'une large campagne médiatique, et ce, dans l'objectif de saper le moral des habitants de la ville. Or, Idleb est sous contrôle de l'armée. Mais où se trouvent, en ce moment, les rassemblements des terroristes ? Sur l'axe Nord et Nord-Est de la ville, soit dans les champs de Brouma, de Marat Massrin, de la prison centrale, à Baach, à Sarmin. sur l'axe Sud-Est , les repaires des terroristes se trouvent situés dans les cités de Ghaminas, ainsi que dans les champs de Sarmin et sur l'axe occidental, à Baklafoun, à Filoun, à Al-Pin Chayb, à Kfar Takharim. L'autorout Idleb -Harem est, aussi, aux mains des terroristes. Mais que cherchent les milices armées? Les terroristes nosratistes visent, en effet, à s'emparer de la ville d'Idleb et des deux cités d'Al-Foua et de Kfariya, qui se situent à 9 kilomètres de la ville d'Idleb. Il s'agit, pour les Takfiris, de prendre, surtout, le contrôle de Bab al-Hawa, qui constitue la principale voie d'approvisionnement des terroristes entre Alep, dans le Nord, et Lattaquié, dans l'Est. Les terroristes bénéficient du soutien logistique des Israéliens. Mardi l'armée syrienne a abattu un drone de reconnaissance des Takfiris, muni de caméras performantes, au-dessus duNord d'Idleb. Il s'agit du quatrième drone à avoir été abattu, en un mois, dans la ville d'Idleb.

France

MÊME PAS HONTE. Accusé d’« opacité », le spectacle de Dieudonné annulé par l’« in »-justice

NÎMES – Une représentation de Dieudonné, prévue samedi à Avignon, n’aura pas lieu, après la validation en justice ce mercredi 25 mars de la résiliation du contrat de location du parc des expositions, justifiée par son exploitant par l' »opacité » entourant le spectacle. Fichtre.

Mauvaise foi et aucune base juridique.

Le premier président de la cour d’appel de Nimes Bernard Keime Robert-Houdin, a refusé mardi l’appel urgent à jour fixe déposé par l’avocat de Dieudonné, après la validation lundi par un juge des référés du tribunal de grande instance d’Avignon de l’annulation du contrat de location.

Avignon tourisme, société d’économie mixte qui gère le parc des expositions, avait résilié le 2 décembre 2014 le contrat de location d’une salle pour un spectacle de l’humoriste signé quatre mois auparavant. L’annulation de ce contrat était contestée par la société de production de Dieudonné.

La filouterie pour censurer.

Trois noms de spectacle différents ? Or, tout le monde sait que l’humoriste sort un spectacle par an et par conséquent, il joue « La Bête Immonde ». Lors de la signature du contrat, la prestation scénique de l’humoriste était appelée Spectacles Dieudonné, puis les places ont été vendues en billetterie sous la dénomination Dieudonné en tournée, mais sur le site internet il était précisé qu’il s’agissait de La bête immonde, a expliqué l’avocate de la société gestionnaire, Maître Alvarez.

Avignon tourisme a estimé qu’il y avait (…) une certaine volonté de tromperie sur le spectacle qui serait joué Maître Alvarez, avocate d’Avignon tourisme.

Eviter d’être condamné pour refus de vente.

« Avignon tourisme a estimé qu’il y avait beaucoup d’opacité et une certaine volonté de tromperie sur le spectacle qui serait joué », a-t-elle indiqué. Selon une clause du document, la société de production avait l’obligation d’informer Avignon tourisme sur le contenu du one man show. Et pourtant, le Conseil d’Etat l’a bel et bien validé. Bref, il fallait trouver une faille pour censurer.

Ne pas perdre devant le tribunal administratif.

« La réalité c’est qu’on ne veut pas de Dieudonné, plutôt que de prendre un arrêté qui aurait été examiné par le tribunal administratif, on utilise un autre biais et on cherche dans le contrat un point de détail qui est le libellé du spectacle », a déclaré l’avocat de l’humoriste, Maître Verdier. Le conseil, qui s’est dit « effaré », va assigner Avignon tourisme pour obtenir des indemnisations.

« Sous nos yeux »

Netanyahu sonne la fin de la « solution à deux États »

par Thierry Meyssan

Les accords d’Oslo, que Yitzhak Rabin et Yasser Arafat avaient imposés à leurs peuples, sont morts durant la campagne électorale israélienne. Benjamin Netanyahu a emmené les colons juifs dans une impasse qui sera nécessairement fatale au régime colonial de Tel-Aviv. De même que la Rhodésie ne vécut que 15 ans, les jours de l’État hébreu sont désormais comptés.

Durant sa campagne électorale, Benjamin Netanyahu a affirmé avec franchise que, lui vivant, jamais les Palestiniens n’auraient d’État à eux [1]. Ce faisant, il a mis fin à un « processus de paix » qui traînait en longueur depuis les accords d’Oslo, il y a plus de 21 ans. Ainsi s’achève le mirage de la « solution à deux États ».

M. Netanyahu s’est présenté comme un fier-à-bras, capable d’assurer la sécurité de la colonie juive en écrasant la population autochtone.
Il a apporté son soutien à al-Qaïda en Syrie.
Il a attaqué le Hezbollah à la frontière du Golan, tuant notamment un général des Gardiens de la Révolution et Jihad Moghniyé.
Il est allé défier le président Obama en dénonçant au Congrès les accords que son administration négocie avec l’Iran.

Les électeurs ont choisi sa voie, celle de la force.

Pourtant, à y regarder de plus près, tout cela n’est pas glorieux et n’a pas d’avenir.

M. Netanyahu a remplacé la force d’interposition des Nations unies par la branche locale d’al-Qaïda, le Front al-Nosra. Il lui a offert un soutien logistique transfrontalier et s’est fait photographier avec des chefs terroristes dans un hôpital militaire israélien. Cependant, la guerre contre la Syrie est une défaite pour l’Occident et les pays du Golfe. Selon les Nations unies, la République arabe syrienne ne parvient qu’à sécuriser 60 % de son territoire, mais ce chiffre est trompeur puisque le reste du pays est massivement un désert, par définition incontrôlable. Or, toujours selon les Nations unies, les « révolutionnaires » et les populations qui les soutiennent, qu’il s’agisse de jihadistes ou de « modérés » (c’est-à-dire d’ouvertement pro-Israéliens), ne sont que 212 000 sur les 24 millions de Syriens. C’est-à-dire moins d’1 % de la population.

L’attaque contre le Hezbollah a certes tué quelques personnalités, mais il a été immédiatement vengé. Alors que M. Netanyahu affirmait que la Résistance libanaise était embourbée en Syrie et ne pourrait pas répliquer, le Hezbollah avec une froide précision mathématique a tué quelques jours plus tard, à la même heure, le même nombre de soldats israéliens, dans la zone occupée des Fermes de Chebaa. En choisissant les Fermes de Chabaa, la zone la mieux sécurisée par Tsahal, le Hezbollah lançait un message de puissance absolument dissuasif. L’État hébreu a compris qu’il n’était plus le maître du jeu et a encaissé ce rappel à l’ordre sans broncher.

Enfin, le défi lancé au président Obama risque de coûter cher à Israël. Les États-Unis négocient avec l’Iran une paix régionale qui leur permette de retirer l’essentiel de leurs troupes. L’idée de Washington, c’est de parier sur le président Rohani pour faire d’un État révolutionnaire une simple puissance régionale. Les États-Unis reconnaîtraient la puissance iranienne en Irak, en Syrie et au Liban, mais aussi à Bahrein et au Yémen, en échange de quoi Téhéran cesserait d’exporter sa Révolution en Afrique et en Amérique latine. L’abandon du projet de l’imam Khomeiny serait garanti par une renonciation à son développement militaire, particulièrement mais pas uniquement, en matière nucléaire (encore une fois, il ne s’agit pas de la bombe atomique, mais des moteurs à propulsion nucléaire). L’exaspération du président Obama est telle que la reconnaissance de l’influence iranienne pourrait aller jusqu’à la Palestine.

Benjamin Netanyahu endosse les habits de Ian Smith qui, en 1965, refusant de reconnaître les droits civiques des noirs de Rhodésie, rompit avec Londres et proclama son indépendance. Mais Ian Smith ne parvint pas à gouverner son État colonial qui fut dévoré par la résistance de l’Union nationale africaine de Robert Mugabe. Quinze ans plus tard, M. Smith devait renoncer tandis que la Rhodésie devenait le Zimbabwe et que la majorité noire arrivait au pouvoir.

Les gesticulations de M. Netanyahu, comme jadis celles de Ian Smith, visent à masquer l’impasse dans laquelle il a plongé les colons. En gagnant du temps, durant les six dernières années, au lieu d’appliquer les accords d’Oslo, il n’a fait qu’accroître la frustration de la population indigène. Et en annonçant qu’il a fait patienter l’Autorité palestinienne pour rien, il provoque un cataclysme.

D’ores et déjà, Ramallah a annoncé qu’il cesserait toute coopération sécuritaire avec Tel-Aviv si M. Netanyahu était à nouveau nommé Premier ministre et appliquait son nouveau programme. Si une telle rupture a lieu, la population de Cisjordanie, et bien entendu de Gaza, devrait se heurter à nouveau à Tsahal. Ce serait la Troisième Intifada.

Tsahal craint tellement cette situation que ses principaux officiers supérieurs à la retraite ont constitué une association, Commanders for Israel’s Security, qui n’a cessé de mettre en garde contre la politique du Premier ministre. Ce dernier s’est avéré incapable de constituer une autre association pour le défendre. En réalité, c’est toute l’armée qui s’oppose à sa politique. Les militaires ont bien compris qu’Israël pourrait encore étendre son hégémonie, comme au Sud-Soudan et au Kurdistan irakien, mais qu’il ne pourrait plus étendre son territoire. Le rêve d’un État colonial du Nil à l’Euphrate est irréalisable et appartient à un siècle révolu.

En refusant la « solution à deux États », Benjamin Netanyahu croit ouvrir la voie à une solution à la rhodésienne. Or, cet exemple a montré qu’il n’était pas viable. Le Premier ministre peut célébrer sa victoire, elle sera de courte durée.

En réalité, son aveuglement ouvre la voie à deux autres options : soit une solution à l’algérienne, c’est-à-dire l’expulsion de millions de colons juifs dont beaucoup n’ont pas d’autre patrie pour les accueillir, soit une solution à la sud-africaine, c’est-à-dire l’intégration de la majorité palestinienne dans l’État d’Israël selon le principe « un homme, une voix » ; la seule option humainement acceptable.

Thierry Meyssan

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10 mars 2015 2 10 /03 /mars /2015 09:27

Ce que cache le discours contre les « conspirationnistes »

L’État contre la République

par Thierry Meyssan

À la demande du président François Hollande, le Parti socialiste français vient de publier une Note sur le mouvement international « conspirationniste ». Son but : préparer une nouvelle législation lui interdisant de s’exprimer.
Aux États-Unis, le coup d’État du 11 septembre 2001 a permis d’établir un « état d’urgence permanent » (Patriot Act) et de lancer une série de guerres impériales. Progressivement, les élites européennes se sont alignées sur leurs homologues d’Outre-Atlantique. Partout, les citoyens s’inquiètent d’être abandonnés par leurs États et remettent en question leurs institutions. Cherchant à se maintenir au pouvoir, les élites sont désormais prêtes à utiliser la force pour bâillonner leurs oppositions.

Le président de la République française, François Hollande, a assimilé ce qu’il nomme les « théories du complot » au nazisme, puis a appelé à empêcher leur diffusion sur internet et les réseaux sociaux.

Ainsi a-t-il déclaré le 27 janvier 2015 au Mémorial de la Shoah :

« [L’antisémitisme] entretient les théories du complot qui se diffusent sans limite. Théories du complot qui ont, dans le passé, conduit déjà au pire » (…) « [La] réponse, c’est de prendre conscience que les thèses complotistes prennent leur diffusion par Internet et les réseaux sociaux. Or, nous devons nous souvenir que c’est d’abord par le verbe que s’est préparée l’extermination. Nous devons agir au niveau européen, et même international, pour qu’un cadre juridique puisse être défini, et que les plateformes Internet qui gèrent les réseaux sociaux soient mises devant leurs responsabilités, et que des sanctions soient prononcées en cas de manquement » [1].

Plusieurs ministres ont également conspué ce qu’ils appellent les théories du complot comme autant de « ferments de haine et de désintégration de la société ».

Sachant que le président Hollande appelle « théorie du complot » l’idée que les États, quels que soient leurs régimes –y compris les démocraties–, ont une propension spontanée à agir dans leur intérêt et non pas dans celui de leurs administrés, on peut en conclure qu’il s’est livré à cet amalgame pour justifier d’une éventuelle censure de ses opposants.

Cette interprétation est confirmée par la publication par la Fondation Jean-Jaurès, think tank du Parti socialiste dont M. Hollande était le Premier secrétaire, d’une note intitulée « Conspirationnisme : un état des lieux » [2].

Laissons de côté les relations politiques de François Hollande, du Parti socialiste, de la Fondation Jean-Jaurès, de son Observatoire des radicalités politiques et de l’auteur de la note et concentrons-nous sur son message et son contenu idéologique.

Définition des « théories du complot »

Les expressions « théories du complot » et « conspirationnisme » se sont développées en France à la suite de la publication de mon livre sur l’impérialisme états-unien post-11-Septembre, L’Effroyable imposture [3]. À l’époque, nous avions du mal à comprendre ce qu’elles signifiaient car elles renvoyaient à l’histoire politique américaine. Aux États-Unis, on appelait couramment « conspirationnistes » ceux pour qui le président Kennedy n’avait pas été assassiné par un seul homme, mais par plusieurs, formant une conspiration (au sens judiciaire). Avec le temps, ces expressions sont entrées dans la langue française et se sont superposées avec des souvenirs des années 30 et de la Seconde Guerre mondiale, ceux de la dénonciation du « complot juif ». Ces expressions sont donc aujourd’hui polysémiques, évoquant parfois la loi du silence états-unienne et, à d’autres moments, l’antisémitisme européen.

Dans sa note, la Fondation Jean-Jaurès donne sa propre définition du « conspirationnisme ».

C’est « un récit "alternatif" qui prétend bouleverser de manière significative la connaissance que nous avons d’un événement et donc concurrencer la "version" qui en est communément acceptée, stigmatisée comme "officielle" » (p. 2).

Observons que cette définition ne s’applique pas qu’aux délires de malades mentaux. Ainsi, Platon affirmait avec le mythe de la caverne remettre en cause les certitudes de son temps ; Galilée avec sa thèse héliocentrique défiait la lecture que son époque faisait de La Bible ; etc.

Pour ma part et puisque l’on voit en moi le « pape du conspirationnisme » ou plutôt l’« hérésiarque », selon le mot du philosophe italien Roberto Quaglia, je réaffirme mon engagement politique radical, au sens du radicalisme républicain français, de Léon Bourgeois [4], de Georges Clemenceau [5], d’Alain [6] et de Jean Moulin [7]. Pour moi, comme pour eux, l’État est un Léviathan qui par nature abuse de ceux qu’il gouverne.
Comme républicain radical, je suis conscient que l’État est l’ennemi de l’intérêt général, de la Res Publica ; raison pour laquelle je souhaite non pas l’abroger, mais le dompter. L’idéal républicain est compatible avec divers régimes politiques —y compris avec la monarchie, comme l’ont acté les auteurs de la Déclaration de 1789—.
Cette opposition, que le Parti socialiste actuel conteste, a tellement marqué notre histoire qu’en 1940 Philippe Pétain abrogea la République pour proclamer l’« État français ». Dès sa prise de fonction présidentielle, j’ai dénoncé le pétainisme de François Hollande [8]. Aujourd’hui, M. Hollande se réclame de la République pour mieux la combattre et son inversion des valeurs plonge le pays dans la confusion.

Qui sont les « conspirationnistes » ?

Les « conspirationnistes » sont donc des citoyens qui s’opposent à la toute-puissance de l’État et qui souhaitent le placer sous surveillance.

La Fondation Jean-Jaurès les décrit en ces termes :

« [C’est une] mouvance hétéroclite, fortement intriquée avec la mouvance négationniste, et où se côtoient admirateurs d’Hugo Chávez et inconditionnels de Vladimir Poutine. Un milieu interlope que composent anciens militants de gauche ou d’extrême gauche, ex-"Indignés", souverainistes, nationaux-révolutionnaires, ultra-nationalistes, nostalgiques du IIIe Reich, militants anti-vaccination, partisans du tirage au sort, révisionnistes du 11-Septembre, antisionistes, afrocentristes, survivalistes, adeptes des "médecines alternatives", agents d’influence du régime iranien, bacharistes, intégristes catholiques ou islamistes » (p. 8).

On notera les amalgames et les injures de cette description visant à discréditer les personnes qu’elle désigne.

Les mythes des « conspirationnistes »

La Fondation Jean-Jaurès poursuit son dénigrement en accusant les « conspirationnistes » d’ignorer les réalités du monde et de croire naïvement en des mythes éculés. Ainsi, nous croirions au « complot sioniste mondial », au « complot illuminati » et au « mythe Rothschild » (p. 4). Et pour créditer ces trois affirmations, elle ne cite qu’un exemple relatif au seul « mythe Rothschild » : le blogueur Étienne Chouard —dont le travail ne porte pas simplement sur la République, mais va bien au-delà pour traiter de la Démocratie [9]— affirme que la loi Pompidou-Rothschild de 1973 est à l’origine de la dette de la France. Et la Fondation de réfuter cette affirmation en citant une tribune publiée par Libération.

On notera ici que l’exemple d’Étienne Chouard nous laisse sur notre faim à propos des deux autres mythes cités. Surtout, la Fondation s’adresse à des ignorants qui n’ont pas lu la réponse de M. Chouard à la tribune de Libération [10], ni la contribution du « conspirationniste » Michel Rocard [11]. En effet, de ce débat, il ressort bien que la loi de 1973 a permis l’explosion de la dette française au profit de banques privées, ce qui aurait été impossible auparavant.

La « complosphère »

Pour la Fondation Jean-Jaurès, les intellectuels conspirationnistes seraient

« essentiellement Nord-Américains. Citons en particulier Webster Tarpley et William Engdhal (tous deux anciens membres de l’organisation politico-sectaire américaine dirigée par Lyndon LaRouche), Wayne Madsen (WayneMadsenReport.com), Kevin Barrett (VeteransToday.com) ou encore Michel Chossudovsky (Mondialisation.ca). Avec leurs homologues européens, ces derniers forment une sorte d’Internationale à laquelle Thierry Meyssan, le président du Réseau Voltaire, a tenté de donner une forme concrète en novembre 2005, en réunissant à Bruxelles une "conférence anti-impérialiste" – "Axis for Peace" – dont la liste des participants se lit comme un who’s who des auteurs conspirationnistes les plus en vue de l’époque » (p. 8).

Observons d’abord que la Fondation Jean-Jaurès ne doit lire que le français et l’anglais, et n’avoir que survolé la liste des participants d’Axis for Peace, pour croire que le phénomène qu’elle décrit ne concerne que la France, le Canada et les États-Unis, alors qu’il comprend une très importante littérature en allemand, en arabe, en espagnol, en italien, en persan, en polonais, en portugais et en russe ; langues qui sont d’ailleurs majoritaires à Axis for Peace.

Notons aussi le caractère malveillant de l’allusion à « l’organisation politico-sectaire américaine dirigée par Lyndon LaRouche ». En effet, Webster Tarpley et William Engdhal ont quitté cette organisation, il y a plus de 20 ans. Et à l’époque où ils en étaient membres, ce parti était représenté en France aux congrès d’une formation d’extrême-gauche

Un peu plus loin, la Fondation Jean-Jaurès ne manque pas de citer l’humoriste Dieudonné M’Bala M’Bala, dont l’État tente d’interdire les spectacles, le sociologue Alain Soral, dont le site internet (EgaliteEtReconciliation.fr) obtient des records d’audience en France, et Alain Benajam (facebook.com/alain.benajam), président du Réseau Voltaire France et représentant du gouvernement Novorossien du Donbass.

Les idées politiques des « conspirationnistes »

Après ces apéritifs, la Fondation Jean-Jaurès en vient au cœur du débat, celui des idées politiques. Il définit ainsi celles des « conspirationnistes » :


« l’effacement de toute distinction de nature entre régimes autoritaires et démocraties libérales (réputées plus « totalitaires » que les pires des totalitarismes) » ;
« [l’opposition à] toute législation antiraciste sous prétexte de défense de la "liberté d’expression" » ;
« [le rejet de] la pertinence du clivage droite-gauche, le véritable clivage étant celui qui sépare "le Système" (ou "l’Empire", ou "l’Oligarchie") de ceux qui lui résistent » ; (p. 8)
« l’idée que le sionisme est un "projet de domination" du monde » (p. 9).

La Fondation Jean-Jaurès cible précisément les sujets de conflit, mais grossit le trait pour discréditer ses opposants. Par exemple, personne ne s’est opposé à la législation antiraciste, mais uniquement et exclusivement à la disposition de la loi Fabius-Gayssot qui punit de prison le débat sur l’extermination des juifs d’Europe [12]

Qu’est-ce que le sionisme ?

La Fondation se livre alors à une très longue analyse de mes travaux sur le sionisme. Elle les défigure puis les commente :

« L’antisionisme revendiqué ici par Thierry Meyssan n’a pas de rapport avec la critique d’une politique conjoncturelle, celle des gouvernements qui ont pu se succéder à la tête de l’État d’Israël. Il ne relève pas d’un anticolonialisme que satisferait le retrait d’Israël des territoires occupés à l’issue de la guerre des Six Jours et la création d’un État palestinien. Il ne procède pas non plus d’un internationalisme qui tiendrait en suspicion, par principe, tout mouvement national d’où qu’il vienne puisque, précisément, il ne tient pas le sionisme pour un mouvement national. Cet antisionisme de facture paranoïaque ne prétend pas combattre le sionisme envisagé dans la diversité de ses expressions historiques, mais une hydre fantasmatique qui serait à la source du malheur du monde » (p. 9).

En voulant conclure sur ce débat et en lui donnant une place considérable dans son analyse, la Fondation Jean-Jaurès en souligne l’importance. Je défends en effet une position jusqu’ici absente du débat politique occidental [13] :
Le premier chef d’État ayant affirmé son intention de rassembler les juifs du monde entier dans un État qui serait le leur fut Lord Cromwell au XVIIe siècle. Son projet, clairement explicité, consistait à utiliser la diaspora juive pour étendre l’hégémonie anglaise. Ce projet a été défendu par tous les gouvernements britanniques successifs et inscrit par Benjamin Disraeli à l’ordre du jour de la Conférence de Berlin.
Theodor Herzl lui-même était un disciple de Cecil Rhodes, le théoricien de l’Empire britannique. Herzl avait proposé au départ de créer Israël en Ouganda ou en Argentine, pas du tout en Palestine. Lorsqu’il est parvenu à faire adhérer des militants juifs au projet britannique, il a acheté des terres en Palestine en créant l’Agence juive dont les statuts sont la copie intégrale de la société de Rhodes en Afrique australe.
En 1916-17, le Royaume-uni et les États-Unis se sont réconciliés en s’engageant ensemble à créer l’État d’Israël, c’est la Déclaration Balfour pour Londres et les 14 points de Wilson pour Washington.

Il est donc parfaitement absurde de prétendre que Herzl a inventé le sionisme, de dissocier le projet sioniste du colonialisme britannique, et de nier que l’État d’Israël est un outil du projet impérial commun de Londres et de Washington.

La position du Parti socialiste sur ce sujet n’est pas innocente. En 1936, il proposait avec Léon Blum de transférer les juifs allemands au Sud du Liban de manière à ce que ce territoire soit annexé par Israël lorsque celui-ci serait créé [14]. Cependant le projet fut rapidement écarté par le haut-commissaire français à Beyrouth, le comte Damien de Martel de Janville, parce qu’il violait à l’évidence le mandat de la Société des Nations. Aujourd’hui le lobby israélien, créé en 2003 au sein du Parti socialiste, alors que François Hollande était Premier secrétaire, s’appelle donc naturellement Cercle Léon-Blum.

Remarques conclusives

En 2008, le professeur Cass Sunstein, conseiller du président Barack Obama et époux de l’ambassadrice US aux Nations unies, avait rédigé une note similaire [15].

Il écrivait :

« Nous pouvons facilement imaginer une série de réponses possibles.
1. Le gouvernement peut interdire les théories de la conspiration.
2. Le gouvernement pourrait imposer une sorte de taxe, financière ou autre, sur ceux qui diffusent de telles théories.
3. Le gouvernement pourrait s’engager dans un contre discours pour discréditer les théories du complot.
4. Le gouvernement pourrait engager des parties privées crédibles à s’engager dans un contre-discours.
5. Le gouvernement pourrait s’engager dans la communication informelle avec les par
ties tierces et les encourager ».

En définitive, le gouvernement des États-Unis avait décidé de financer des individus, à la fois chez lui et à l’étranger, pour perturber les forums des sites internet « conspirationnistes » et pour créer des groupes leur apportant la contradiction.

Ceci n’ayant pas suffi, la France est appelée à prendre des mesures autoritaires. Comme par le passé, les élites françaises, dont le Parti socialiste forme l’aile prétendument de gauche, se sont placées aux ordres de la principale puissance militaire de l’époque, en l’occurrence les États-Unis.

Pour la mise en œuvre de ce projet, il reste à définir quelle instance, nécessairement administrative, sera chargée de la censure et quels en seront les critères. Ne soyons pas naïfs, nous nous approchons d’une inévitable épreuve de force.

Thierry Meyssan

international

L’armée israélienne soutient les rebelles de l’opposition syrienne

Par Richard Silverstein – Le 3 mars 2015 – Source globalresearch.ca

L’armée israélienne soutient les rebelles de l’opposition syrienne: le Shin Bet arrête secrètement un Druze du Golan, l’accusant de révéler la collaboration des rebelles avec Tsahal

Sedki al-Maket a été de nouveau secrètement arrêté par le service de contre-espionnage israélien Shin Bet pour avoir révélé la collaboration entre les rebelles syriens et l’armée israélienne

Les services de contre-espionnage israéliens Shin Bet ont de nouveau arrêté le Druze du Golan Sedki al-Maket, âgé de 48 ans. Jusqu’à sa libération en 2012, il avait été le plus ancien prisonnier des services de sécurité israéliens, puisqu’il a passé 27 ans en détention. La nouvelle de son arrestation est gardée secrète par les médias israéliens. Ce bâillon est ridicule puisque cette arrestation a été rapportée non seulement par des médias syriens, mais dans un post en hébreu sur Facebook.

 

Bien que les services de sécurité israéliens n’aient donné aucune raison à cette arrestation, il est probable qu’ils soient en colère parce qu’il y a une semaine, il a suivi des rebelles syriens à une réunion dans les territoires occupés par Israël. Les rebelles y ont rencontré des forces de l’armée israélienne dont des rapports avaient prouvé auparavant, tout comme des médias israéliens et étrangers, qu’ils bénéficiaient d’un soutien logistique et en matière de renseignement de la part d’Israël. Al Maket a filmé la réunion dans une vidéo, dans laquelle il décrit ce qu’il a vu, et qu’il a transmise à la télévision syrienne. Elle a été montrée à la nation tout entière et elle a probablement été surveillée par la sécurité israélienne.

Le Shin Bet ne veut pas de nouvelles fuites sur une telle collaboration, parce que cela permet au régime syrien de peindre les rebelles comme des laquais d’Israël. Cela dément aussi les personnalités des services de renseignement israéliens et les journalistes qui ont soutenu à tort qu’Israël restait neutre à l’égard des deux camps qui s’affrontent en Syrie. Malgré de nombreuses frappes aériennes contre les équipements gouvernementaux syriens, les assassinats de soldats syriens, du Hezbollah et iraniens, et une coopération en termes de sécurité avec les rebelles, Israël persiste à maintenir la fiction qu’il n’a pas choisi leur camp.

Si quelqu’un se demande pourquoi les islamistes décapitent des journalistes occidentaux et occupent l’Irak et la Syrie, tout en évitant soigneusement les cibles israéliennes, cela explique beaucoup de choses. Cela explique aussi l’approche israélienne qui est d’affaiblir le pouvoir central en Syrie, de manière à ce que le Golan, la région la plus proche de la frontière, devienne un protectorat, comme l’était le Sud-Liban jusqu’au retrait d’Israël en 2000. Avoir des rebelles syriens sous protection d’Israël pour diriger le Golan syrien sera beaucoup plus propice au maintien du contrôle et de l’occupation d’Israël dans les années à venir.

Pendant ce temps, les médias israéliens se contentent de publier de bonnes nouvelles à propos du village druze de Majd al-Shams (là où habite al-Maket) dans le Golan, qui est apparemment devenu un terrain de jeu pour certains groupes israéliens branchés qui viennent faire des parties de barathon [tournée alcoolisée des bistrots, NdT] au milieu du Golan occupé par Israël. Si cette histoire est vraie, vous pouvez à peine faire la différence entre ce village et Berlin ou New York! Et n’oublions pas le ski glorieux, presque sous les tirs de ces méchants Syriens, qui gâchent tout le plaisir avec leur guerre civile inconvenante.
Les médias israéliens jouent du violon tandis que la Syrie brûle.

Traduit par Diane, relu par jj pour le Saker Francophone

                                                                                                                 

 

L’Irak arrête à Mossoul des conseillers militaires de l’État Islamique américains et israéliens

Le 7 mars 2015 – Source thesaker.is 

Téhéran (FNA) –Les Forces spéciales irakiennes ont dit qu’elles avaient arrêté plusieurs conseillers militaires étrangers de l’EI, y compris des ressortissants américains, israéliens et arabes lors d’une opération à Mossoul, au nord du pays.

Les Forces irakiennes ont dit qu’elles ont récupéré quatre passeports étrangers de conseillers militaires de l’EI, qui appartenaient à des ressortissants américains et israéliens, et un autre appartenant à un ressortissant d’un État membre du Conseil de coopération du golfe Persique (PGCC).

Les conseillers étrangers ont été arrêtés dans une opération militaire dans le désert de Tal Abta, près de la ville de Mossoul.

L’année dernière, un haut conseiller du président russe Vladimir Poutine a accusé le Mossad d’entraîner des terroristes de l’EI opérant en Irak et en Syrie.

Alexander Prokhanov a dit que le Mossad est également susceptible d’avoir transféré certaines de ses expériences d’espionnage à la direction de l’EI, ajoutant que les conseillers militaires d’Israël pourraient aider les terroristes takfiri.

Il a ajouté que l’EI est un sous-produit de la politique américaine au Moyen-Orient. «L’EI est un outil aux mains des États-unis. Ils disent aux Européens que, si nous (les Américains) n’intervenons pas, l’EI va vous causer du tort, ajoutant que l’Iran et la Russie sont les cibles privilégiées de l’EI. Ils ont lancé leur première attaque terroriste contre nous il y a seulement quelques jours en Tchétchénie», a-t-il dit, soulignant que l’idéologie de l’EI n’a rien à voir avec l’islam pratiqué en Iran et dans d’autres pays musulmans de la région du Moyen-Orient.

Prokhanov a déclaré que les États-Unis et Israël sont du pareil au même quand il s’agit de soutenir une organisation terroriste comme l’EI.

Traduit par Claude, relu par jj pour le Saker Francophone

 

                                                                                                       

 

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5 mars 2015 4 05 /03 /mars /2015 17:41

à voir

Les soldats irakiens découvrent des vivres saoudiennes dans les caches de Daech

Selon le journal FarsNews, les forces armées irakiennes, soutenues par des milices citoyennes, étaient en pleine opération de nettoyage dans plusieurs zones proches de Tikrit lorsqu’ils ont découvert plusieurs tonnes de provisions et de fruits secs envoyées par l’Arabie saoudite dans les caches de Daech.

Chaque paquet portait une étiquette où on pouvait lire : « Saudi Arabia Kingdom of Humanity, Emergency Relief Aid for the Needy » (Royaume de l’Humanité, Arabie saoudite, provisions humanitaires pour les nécessiteux).

En janvier, Hussein al-Ramahi, directeur de la commission politique des brigades du Hezbollah en Irak, avait révélé que ses soldats avaient découvert des approvisionnements en armes et en munition dans des zones reprises aux takfiristes, ajoutant que ces réapprovisionnements avaient été largués par des avions non identifiés aux terroristes takfiristes.

Les forces populaires et l’armée irakienne ont découvert des approvisionnements d’armes et de munitions dans les régions précédemment sous contrôle de Daech.

Il avait notamment rappelé que des avions non identifiés avaient livré ces armes à Daech en collaboration avec les États-Unis.

« Nous avons découvert des caisses qui contenaient des armes et des munitions, toutes porteuses d’étiquettes et de noms saoudiens… », avait-il ajouté.

Traduction : Fabio Coelho pour Quenel+

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12 janvier 2015 1 12 /01 /janvier /2015 11:48
je ne suis pas le mouton charlie !! et vous?
  • Ce n’est pas parce qu’on condamne leur odieux assassinat qu’on doit embrasser leur idéologie
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10 janvier 2015 6 10 /01 /janvier /2015 04:56
les presumés terroristes liquidés !!??

Et voilà il fallait un attentat pour que la France se durcisse, pour que le peuple s’indigne et que les médias soufflent sur les braises. Cet attentat est arrivé et touche le cœur du suprématisme juif satirique avec Charlie Hebdo.

Quel malheur! Quelle horreur! Quels temps sataniques sommes nous en train de vivre. Il faut à tout prix que les actes terroristes se multiplient pour que le pouvoir suprême puisse prendre des mesures contraignantes, liberticides, avec l’assentiment du peuple choqué par l’attentat. C’est cousu de fil blanc. C’est tellement gros que n’importe qui d’un peu éveillé ne peut évidemment pas se laisser prendre à ce piège. C’est un false flag de la pire espèce.

# LUCMICHEL. NET/
QUI EST VRAIMENT CHARLIE ???
A ¨partir du moment où vont défiler à Paris ce dimanche tous les politiciens coupables des agressions en Afghanistan - Irak - Somalie - Libye - Syrie ..., avec le SG de l'OTAN et le criminel de guerre Porochenko (en Afrique - "guerre du Cacao" - et au Donbass), JE NE PEUX PAS ETRE CHARLIE !
Même pas l'espace d'un dimanche ...
JE SUIS CHARLIE est une opération de propagande atlantiste et une opération de renforcement du régime français, celui de Hollande ou Sarkozy totalement vassalisé à Washington. Une imposture qui démontre aussi l'unité fondamentale des partis du SYSTEME de l'extrême-droite à l'extrême-gauche, FN - UMP - PS - VERTS - PCF - FG.

Respect aux victimes. Dont la récupération de la mort tragique est indécente.
Refus absolu de cette imposture obscène des parrains occidentaux du terrorisme (où Paris a une lourde responsabilité) en Libye, Syrie, Yemen, Somalie, et du monstre djihadiste.
Peine devant le degré d'abrutissement des masses européennes (et aussi de nombreux africains) par la propagande des médias de l'OTAN ...
LM

bfm sur le coup

Exclu : BFM TV a interviewé Chérif Kouachi et Amedi Coulibaly

Dammartin-en-goele, il est 10h00. Chérif kouachi, l’un des présumés coupables de l’attentat de Charlie Hebdo est retranché avec son frère Said dans une imprimerie, cerné par les forces de l’ordre composée du GIGN ainsi que du RAID.

C’est à ce moment qu’une idée géniale traverse l’esprit ventilé d’un des journalistes de la rédaction de BFM TV, prendre des nouvelles des deux frères les plus recherchés du pays. Il saisit son téléphone et compose le numéro de l’imprimerie où sont retranchés les prétendus terroristes. C’est à ce moment que le journaliste fait preuve de chance puisque l’appel passe entre les mailles du filet du GIGN et du RAID.

Deuxième coup de chance, Chérif Kouachi répond ! Mais il indique au journaliste qu’il est un petit peu occupé, et qu’il a pas mal de boulot à l’imprimerie… Mais il promet de rappeler.

Un lien amical et confiant se crée, ils se rappellent quelques temps après, troisième coup de chance pour le journaliste puisque l’appel coïncide avec la pause café de la section policière qui était affectée à l’écoute et au filtrage des lignes téléphoniques des appels entrants et sortants.

A ce moment là, Cherif Kouachi sait qu’il parle à un journaliste. Pire ! Il va falloir qu’il réponde à des questions, mais grâce au climat de confiance établi par le négociateur journaliste, Chérif se confie, parle de son enfance, de ses parties de football, puis d’une annonce d’offre d’emploi sur le bon coin.fr qui recrute des cuisiniers spécialisés en cuisine yéménite. C’est là que Chérif se fait piéger puisque sous cette annonce frauduleuse, ce n’est ni plus ni moins que la section de recrutement d’Al-Qaida qui se profile !

Bien sûr, la rédaction de BFM TV a voulu rester discrète sur cet appel téléphonique au cours duquel cet homme révélait qu’il était d’Al-Qaida étayant ainsi la thèse d’autres journalistes hâtifs qui n’avaient pas attendu l’appel si utile de ce journaliste de BFM TV.

15 heures, le directeur adjoint de BFM TV est en train de jouer sur sa PS4 fraîchement déballée depuis noël tout en sirotant une bonne bière. Son téléphone retenti et voici la retranscription de cet appel :

Amedi Coulibaly : Allo, bonjour je voudrais parler à la police

BFM TV : Oui bonjour, non mais ça doit être une erreur mon grand, tu es à BFM TV là, qui t’as donné ce numéro ?

A.M : Non mais je suis Coulibaly présentement !

BFM TV : Le coulibaly du hyper casher ?

A.M : Présentement !

C’est à ce moment précis que le directeur adjoint de la rédaction de BFM TV se rend compte à qui il a à faire, et se dit qu’ils ont décidément beaucoup de chance depuis le début de la journée !

Notre estimé confrère coupe P.rnhub, saisit un crayon et un bout de papier traînant sous sa bière, et commence à poser des questions à Amedi Coulibaly.

Un climat chaleureux s’installe, Amedi lui confie qu’il fait partie d’une équipe qui joue dans la même division que la Al-Qaida Cercle Sportif, mais que lui fait partie de Daesh Racing, les puristes footeux comprendront que ce sont deux équipes différentes mais que le sponsor officieux est le même.

Continuant à se confier à ce nouvel ami, Amedi livre à son confident qu’il est en fait synchronisé avec l’autre fine équipe et qu’il est venu « défendre le peuple palestinien opprimé » (en commettant un acte ignoble sans queue ni tête) selon lui et que c’est pour cela que la dream-team étoilée est clairement sa cible. La boucle est bouclée, faites vos jeux, rien ne va plus.

Récapitulons !

Des méchants terroristes pseudo-musulmans (mais en réalité idiots utiles de l’axe atlanto-sioniste) frappent des symboles chers à la France et/ou particulièrement sensibles : la liberté d’expression (sélective ?), les forces de l’ordre, les français de confession juive, et ce au nom de l’islam et de la cause palestinienne. Le tout en perdant ici et là un gant, une chaussure, une pièce d’identité, en laissant le téléphone mal raccroché et en prenant soin d’informer BFM TV de tous les tenants et aboutissants de leurs actions.

Au vu de ces informations capitales recueillies par nos courageux confrères, je vous dois l’obligeance de vous confier que j’ai ingurgité sans rechigner l’entièreté de cette version hautement crédible et irréfutable, et que je suis rassasié pour un bon moment. Bon appétit

Wikistrike

Rien ni personne n'est supérieur à la vérité

al quaida et l'EI OU ISIS SONT DES ORGANES DE MERCENAIRES CRÉER PAR ISRAËL CIA ET CONSORT quel déductions doit ont faire suite aux attentats de paris??????

L'ambassade américaine à Baghdad « supervise les opérations de l'État islamique » et le parachutage d'armes à destination des terroristes

Téhéran (FNA) - Le général Mohammad Reza Naqdi, commandant des forces de mobilisation de la résistance (Basij), a déclaré que l'ambassade américaine à Baghdad était le centre de commandement des terroristes takfiri de l'État islamique (EI) en Irak et au Levant.

« Les États-Unis apportent un soutien direct à l'EI en Irak, et les avions américains larguent des fournitures et des armes destinées à l'EI en Irak », a affirmé le général Naqdi lundi dernier, alors qu'il s'adressait à un groupe des forces Basij, à Téhéran.

Il a ajouté que les forces irakiennes avaient même récupéré certaines des fournitures larguées par des avions américains et destinées aux terroristes de l'EI.

La semaine dernière, un député de la Commission parlementaire irakienne a révélé qu'un avion américain avait fourni à l'organisation terroriste de l'EI des armes et des munitions dans la province de Salâh ad-Dîn.

Selon l'agence de presse Iraq TradeLink, le député Majid al-Gharawi a affirmé que, d'après les informations disponibles, des avions américains fournissaient une aide matérielle à l'EI, non seulement dans la province de Salâh ad-Dîn, mais aussi dans d'autres provinces.

Al-Gharawi a ajouté que la coalition américaine et internationale ne « combattait pas sérieusement l'EI, parce qu'elle possède la puissance technologique qui lui permet de déterminer la présence de soldats de l'EI, et qu'elle pourrait les détruire en un mois ».

[...]

La commission de sécurité de Salâh ad-Dîn a également révélé que des « avions inconnus larguaient des armes et des munitions destinées aux soldats de l'EI au sud-est de la ville de Tikrit ».

Fin décembre, un haut législateur irakien avait émis des doutes quant au sérieux de la coalition anti-EI menée par les États-Unis, déclarant que le groupe terroriste recevait toujours des aides matérielles, larguées par des avions non identifiés.

« La coalition internationale n'est pas sérieuse dans ses frappes aériennes contre les terroristes de l'EI, et cherche même à évincer les forces populaires de Basij qui combattent les takfiri, de sorte que le problème de l'EI persiste toujours, a déclaré Nahlah al-Hababi à Fars News Agency (FNA).

« Les terroristes de l'EI reçoivent des aides larguées par des avions de combat non identifiés en Irak et en Syrie », a t-elle ajouté.

Hababi a déclaré que les frappes aériennes de la coalition n'étaient précises que lorsqu'elles visaient les régions où les Peshmergas kurdes étaient présents, tandis que les frappes militaires effectuées dans d'autres régions n'étaient pas aussi précises.

Fin décembre, la coalition menée par les É-U avait largué des fournitures à l'intention des militants takfiri au nord de Baghdad.

Des sources sur le terrain en Irak ont affirmé à al-Manar que des avions de la coalition internationale larguaient des fournitures à destination des militants terroristes à Balad, une zone située dans la province de Salâh ad-Dîn, au nord de Baghdad.

En octobre, un commandant supérieur iranien avait également fustigé les É-U pour l'aide matérielle et militaire qu'ils apportaient à l'EI, ajoutant que les allégations des É-U selon lesquelles des armes avaient été envoyées à l'EI par erreur étaient mensongères.

Les É-U et la soi-disant coalition anti-EI prétendent avoir lancé une campagne contre ce groupe terroriste criminel - tout en lui fournissant des armes, de la nourriture et des médicaments dans la région de Jalula (une ville située dans la province de Diyala, en Irak). Ce fait démontre de façon très explicitele caractère mensonger des allégations de la coalition et des É-U, a déclaré le brigadier-général Massoud Jazayeri, vice chef d'État-major des Forces armées iraniennes.

Les É-U affirment avoir largué des armes et des fournitures médicales aux combattants kurdes en guerre contre l'EI à Kobani, près de la frontière turque, dans le nord de la Syrie.

Le département de la Défense des É-U a déclaré avoir largué 28 colis d'armes et de fournitures, mais l'un d'entre eux n'est pas tombé dans les mains des combattants kurdes.

Des vidéos ont plus tard montré que certaines des armes larguées par les É-U avaient été réceptionnées par des militants de l'EI.

Le commandant iranien a insisté sur le fait que les É-U ont tous les renseignements nécessaires concernant le déploiement de l'EI dans la région, et que les allégations selon lesquelles ils auraient envoyé des armes à l'EI par erreur étaient aussi improbables que mensongères

 Le 10 juillet, suite à la répression sanglante des manifestants pro-Morsi en Egypte, Charlie Hebdo a choisi cette couverture, désormais attaquée en justice par la Ligue de défense judiciaire des musulmans.

Le 10 juillet, suite à la répression sanglante des manifestants pro-Morsi en Egypte, Charlie Hebdo a choisi cette couverture, désormais attaquée en justice par la Ligue de défense judiciaire des musulmans.

liberté d'expression , ou liberté d'insulter ?  charlie raciste ou non ? "démocrate" ou atlanticofacho??

« Charlie Hebdo », pas raciste ? Si vous le dites…

Un appel à la réflexion de ErJiEff. Montrez que vous êtes de vrais moutons enragés, et non de stupides ovins qui appellent de leur vœux, les barbelés sécuritaires,  que ce gouvernement de brêles va nous mettre sous peu. Comme je l’ai laisser entendre dans mes commentaires, et amplement décrété/seriné/matraqué par la suite, par les intervenants politiques interrogés,  qui recommandent tous de ne surtout pas faire d’amalgames. Cette lettre est illustrée de dessins de Charlie Hebdo, que je ne mettrai pas, parce que ma liberté s’arrête, où commence celle de mes semblables, et qu’il n’y a pas de liberté sans respect.. Lettre écrite en décembre 2013 par Olivier Cyran qui a été aux premières loges, pour écrire cette missive . Soyez objectifs merci!

Qui est Olivier Cyran?

Il y a travaillé de 1992 à 2001, avant de claquer la porte, échaudé par « la conduite despotique et l’affairisme ascensionnel » d’un certain Philippe Val. Depuis, Olivier Cyran observe de loin, hors les murs, l’évolution de Charlie Hebdo et sa grandissante obsession pour l’islam. Il revient sur cette longue dérive à l’occasion d’une tribune récemment publiée dans Le Monde, signée Charb et Fabrice Nicolino.

Cher Charb, cher Fabrice Nicolino,

« Et que ceux qui prétendent et prétendront demain que “Charlie” est raciste aient au moins le courage de le dire à voix haute, et sous leur nom. Nous saurons quoi leur répondre. » En lisant cette rodomontade à la fin de votre tribune dans Le Monde1, façon « viens nous le dire en face si t’es un homme », j’ai senti monter comme une envie de rejoindre mon poste de combat dans la cour de récré. La sommation ne m’était pourtant pas destinée. Quelles bonnes âmes vous espérez convaincre, d’ailleurs, mystère. Cela fait belle lurette que quantité de gens disent à « voix haute » et « sous leur nom » ce qu’ils pensent de votre journal et du fonds de sauce qui s’en écoule, sans que personne chez vous ne se soit soucié de leur répondre ou d’agiter ses petits poings.

Ainsi donc Le Monde vous a charitablement ouvert son rayon blanchisserie, pour un repassage express de votre honneur tout chiffonné. À vous entendre, il y avait urgence : même plus moyen de sortir dans Paris sans qu’un chauffeur de taxi vous traite de racistes et vous abandonne les bras ballants sur le bord du trottoir.

 

On comprend la vexation, mais pourquoi ce besoin d’aller vous refaire une beauté dans un autre journal que le vôtre ? Charlie Hebdo, son site internet et sa maison d’édition ne vous offrent donc pas un espace d’expression à la hauteur ? Vous invoquez le glorieux héritage du « Charlie » des années 1960 et 70, quand c’était la censure du pouvoir politique et non la hantise du discrédit qui donnait du fil à retordre au journal. Mais je doute qu’à l’époque un Cavanna ou un Choron eussent quémandé l’aide de la presse en redingote pour se façonner une respectabilité.

S’il m’est arrivé à moi aussi, par le passé, de griffonner quelques lignes fumasses en réaction à tel ou tel de vos exploits, je ne me suis jamais appesanti sur le sujet. Sans doute n’avais-je ni la patience ni le cœur assez bien accroché pour suivre semaine après semaine la navrante mutation qui s’est opérée dans votre équipe après le tournant du 11 septembre 2001. Je ne faisais déjà plus partie de Charlie Hebdo quand les avions suicide ont percuté votre ligne éditoriale, mais la névrose islamophobe qui s’est peu à peu emparée de vos pages à compter de ce jour-là m’affectait personnellement, car elle salopait le souvenir des bons moments que j’avais passés dans ce journal au cours des années 1990. Le rire dévastateur du « Charlie » que j’avais aimé sonnait désormais à mes oreilles comme le rire de l’imbécile heureux qui se déboutonne au comptoir du commerce, ou du cochon qui se roule dans sa merde. Pour autant je n’ai jamais qualifié votre journal de raciste. Mais puisque aujourd’hui vous proclamez haut et fort votre antiracisme inoxydable et sans reproches, le moment est peut-être venu de considérer sérieusement la question.

Raciste, Charlie Hebdo ne l’était assurément pas du temps où j’y ai travaillé. En tout cas, l’idée qu’un jour le canard s’exposerait à pareil soupçon ne m’a jamais effleuré. Il y a avait bien quelques franchouillardises et les éditos de Philippe Val, sujets à une fixette inquiétante et s’aggravant au fil des ans sur le « monde arabo-musulman », considéré comme un océan de barbarie menaçant de submerger à tout instant cet îlot de haute culture et de raffinement démocratique qu’était pour lui Israël. Mais les délires du taulier restaient confinés à sa page 3 et ne débordaient que rarement sur le cœur du journal qui, dans ces années-là, me semblait-il, battait d’un sang plutôt bien oxygéné.

À peine avais-je pris mes cliques et mes claques, lassé par la conduite despotique et l’affairisme ascensionnel du patron, que les tours jumelles s’effondrèrent et que Caroline Fourest débarqua dans votre rédaction. Cette double catastrophe mit en branle un processus de reformatage idéologique qui allait faire fuir vos anciens lecteurs et vous en attirer d’autres, plus propres sur eux, et plus sensibles à la « war on terror » version Rires & Chansons qu’à l’anarchie douce d’un Gébé. Petit à petit, la dénonciation en vrac des « barbus », des femmes voilées et de leurs complices imaginaires s’imposa comme un axe central de votre production journalistique et satirique. Des « enquêtes » se mirent à fleurir qui accréditaient les rumeurs les plus extravagantes, comme la prétendue infiltration de la Ligue des droits de l’homme (LDH) ou du Forum social européen (FSE) par une horde de salafistes assoiffés de sang2. Le nouveau tropisme en vigueur imposa d’abjurer le tempérament indocile qui structurait le journal jusqu’alors et de nouer des alliances avec les figures les plus corrompues de la jet-set intellectuelle, telles que Bernard-Henri Lévy ou Antoine Sfeir, cosignataires dans Charlie Hebdo d’un guignolesque « Manifeste des douze contre le nouveau totalitarisme islamique3 ». Quiconque ne se reconnaissait pas dans une lecture du monde opposant les civilisés (européens) aux obscurantistes (musulmans) se voyait illico presto renvoyé dans les cordes des « idiots utiles » ou des « islamo-gauchistes ».

À Charlie Hebdo, il a toujours été de bon ton de railler les « gros cons » qui aiment le foot et regardent TF1. Pente glissante. La conviction d’être d’une essence supérieure, habilitée à regarder de très haut le commun des mortels, constitue le plus sûr moyen de saboter ses propres défenses intellectuelles et de les laisser bailler au moindre courant d’air. Les vôtres, pourtant arrimées à une bonne éducation, à des revenus confortables et à l’entre-soi gratifiant de la « bande à Charlie », ont dégringolé à une vitesse ahurissante. Je me souviens de cette pleine page de Caroline Fourest parue le 11 juin 2008. Elle y racontait son amicale rencontre avec le dessinateur néerlandais Gregorius Nekschot, qui s’était attiré quelques ennuis pour avoir représenté ses concitoyens musulmans sous un jour particulièrement drolatique. Qu’on en juge : un imam habillé en Père Noël en train d’enculer une chèvre, avec pour légende : « Il faut savoir partager les traditions ». Ou un Arabe affalé sur un pouf et perdu dans ses pensées : « Le Coran ne dit pas s’il faut faire quelque chose pour avoir trente ans de chômage et d’allocs ». Ou encore ce « monument à l’esclavage du contribuable autochtone blanc » : un Néerlandais, chaînes au pied, portant sur son dos un Noir, bras croisés et tétine à la bouche. Racisme fétide ? Allons donc, liberté d’expression ! Certes, concède Fourest, l’humour un peu corsé de son ami « ne voyage pas toujours bien », mais il doit être compris « dans un contexte néerlandais ultratolérant, voire angélique, envers l’intégrisme ». La faute à qui si les musulmans prêtent le flanc à des gags difficilement exportables ? Aux musulmans eux-mêmes et à leurs alliés trop angéliques, ça va de soi. Comme l’enseigne Nekschot aux lecteurs de Charlie Hebdo, « les musulmans doivent comprendre que l’humour fait partie de nos traditions depuis des siècles ».

Personne chez vous n’a claqué sa démission après cette page insuffisamment remarquée, qui après tout ne faisait que consacrer le processus entamé six ou sept ans plus tôt. Vos sortes de tolérances vous regardent. Mais quand je lis dans votre tribune du Monde : « Nous avons presque honte de rappeler que l’antiracisme et la passion de l’égalité entre tous les humains sont et resteront le pacte fondateur de Charlie Hebdo », la seule information que je retiens, c’est que votre équipe ne serait donc pas totalement inaccessible à la honte. Vraiment ?

Après le départ en 2009 de Val et de Fourest, appelés à de plus hautes destinées, l’un à la tête d’une radio publique, l’autre sur les podiums de l’antiracisme gouvernemental, on se demandait si vous continueriez à faire du Val sans lui et de la Fourest sans elle. Le moins que l’on puisse dire, c’est que vous êtes restés fidèles à la ligne. Imprégnés jusqu’au trognon, faut croire.

Aujourd’hui, les mouches qu’un Tignous n’omet jamais de faire tourner autour de la tête de ses « barbus » se collent plus que jamais à votre imaginaire dès que vous « riez » des musulmans. Dans une vidéo postée fin 2011 sur le site de Charlie Hebdo, on te voyait, Charb, imiter l’appel du muezzin sous les hoquets hilares de tes petits camarades. Tordant, le numéro de la psalmodie coranique à l’heure du bouclage, Michel Leeb n’aurait pas fait mieux. Dans quelle marinade collective faut-il macérer pour en arriver là ? Dans quelles crevasses psychologiques puisez-vous matière à « rire » d’un dessin représentant des femmes voilées qui exhibent leurs fesses pendant qu’elles font leur prière à la « mère Mecquerelle » ? Minable vanne même pas honteuse, embarrassante d’imbécilité avant même que d’être révélatrice d’un état d’esprit, d’une vision du monde.

C’est ce dessin de Catherine qui me vient à l’esprit, mais je pourrais en citer tant d’autres parmi les épanchements de gaudriole islamophobe que vous autres, fabricants d’humour gonflé aux vents du temps, dégazez à longueur de semaines. Ce dessin-là accompagnait une pseudo-enquête sur les « djihadistes du sexe » en Syrie4. Un « scoop » dont on apprenait peu de temps après – il est vrai qu’on s’en doutait un peu à la lecture – que c’était un tissu d’âneries bidonné à des fins de propagande5. À noter que vous n’avez même pas retiré cette daube de votre site web : apparemment, certains sujets se prêtent mieux que d’autres au relâchement. Quand on rigole avec la femme voilée, on peut bien se laisser aller, s’autoriser un peu de confusion entre info croustillante en papier mâché et poilade de salle de garde.

Mais je ne vous écris pas pour vous parler de bon goût, plutôt de ce pays que vous avez contribué à rendre plus insalubre. Un pays qui désormais interdit à une femme de travailler dans une crèche au motif que le bout de tissu qu’elle porte sur la tête traumatiserait les bambins. Où une élève de troisième coiffée d’un bandana jugé trop large se fait exclure de son collège avec la bénédiction d’un maire UMP, du ministre socialiste de l’Éducation nationale et de la presse écumante6. Où l’on peine à trouver un comptoir de bistrot ou une table de fins lettrés sans qu’à un moment ne se déverse le genre de blagues qui, à « Charlie », vous font péter les boyaux le jour du bouclage. Où l’on considère comme une avant-garde de la cinquième colonne toute femme qui se couvre les cheveux, au point qu’on lui interdit de participer à une sortie scolaire ou de faire du bénévolat aux Restos du cœur7.

Je sais qu’à vos yeux ces vigoureuses dispositions sont cruciales pour la survie de la république et de la laïcité. Récemment, vous avez jugé utile de publier une interview de votre avocat, Richard Malka, le valeureux défenseur de Clearstream, de DSK et de l’esprit des Lumières. « Le voile, c’est l’anéantissement, l’ensevelissement du triptyque républicain “Liberté, Égalité, Fraternité”8 », pérorait votre bavard comme à un concours d’éloquence pour vendeurs d’aspirateurs9. Faudrait déjà qu’il nous explique en quoi ce fameux triptyque a une existence concrète et au bénéfice de qui, mais passons. Ce qu’il enfonce dans la tête de vos lecteurs, pourtant déjà abondamment instruits en la matière, c’est que quelques centimètres carrés de coton éventuellement mêlé de polyester menacent de répandre la peste sur notre beau pays. Que ce voile est si dangereusement infecté qu’il ne serait pas sage de prêter attention à l’individu qui le porte.

Je dois préciser à ce stade que, personnellement, je n’ai aucun « problème » avec le bonnet de ma tante ou les dreadlocks de mon cousin, et que je n’en ai pas davantage avec le voile de ma voisine. Si cette dernière me confiait qu’elle le porte contre son gré, j’aurais certainement le réflexe de l’encourager à trouver les moyens de vivre comme elle l’entend. Je réagirais de même si on l’obligeait à porter des bas résille ou le kilt écossais. En dehors d’un tel scénario, qu’une femme décide ou non de porter telle ou telle liquette ne me regarde pas. Que ce soit pour des motifs personnels, religieux, esthétiques ou autres, c’est son affaire. Étonnante, cette manie qu’ont les gens dans ce pays de projeter leurs fantasmes sur un carré d’étoffe, qui l’aliénation de la femme, qui la peur de l’invasion islamique, qui la défense du droit masculin à la drague capillaire, etc. Peu m’importent le voile, les talons hauts ou même le t-shirt Camaïeu made in Bangladesh, du moment que la personne dessous, dessus ou dedans mérite le respect. Où en sommes-nous rendus pour qu’il faille réhabiliter un principe aussi évident ? Essayez-le, vous verrez : c’est le meilleur préventif contre l’ulcère à l’estomac et la sauce blanche dans la tête.

Le pilonnage obsessionnel des musulmans auquel votre hebdomadaire se livre depuis une grosse dizaine d’années a des effets tout à fait concrets. Il a puissamment contribué à répandre dans l’opinion « de gauche » l’idée que l’islam est un « problème » majeur de la société française. Que rabaisser les musulmans n’est plus un privilège de l’extrême droite, mais un droit à l’impertinence sanctifié par la laïcité, la république, le « vivre ensemble ». Et même, ne soyons pas pingres sur les alibis, par le droit des femmes – étant largement admis aujourd’hui que l’exclusion d’une gamine voilée relève non d’une discrimination stupide, mais d’un féminisme de bon aloi consistant à s’acharner sur celle que l’on prétend libérer. Drapés dans ces nobles intentions qui flattent leur ignorance et les exonèrent de tout scrupule, voilà que des gens qui nous étaient proches et que l’on croyait sains d’esprit se mettent brusquement à débonder des crétineries racistes. À chacun sa référence : La journée de la jupe, Elisabeth Badinter, Alain Finkielkraut, Caroline Fourest, Pascal Bruckner, Manuel Valls, Marine Le Pen ou combien d’autres, il y en a pour tous les goûts et toutes les « sensibilités ». Mais il est rare que Charlie Hebdo ne soit pas cité à l’appui de la règle d’or qui autorise à dégueuler sur les musulmans. Et comme vos disciples ont bien retenu la leçon, ils ne manquent jamais de se récrier quand on les chope en flag’ : mais enfin, on a bien le droit de se moquer des religions ! Pas d’amalgame entre la critique légitime de l’islam et le racisme anti-arabe !

C’est évidemment ce même sillon que vous labourez dans votre tribune du Monde. « Passe encore, vous lamentez-vous, que Charlie consacre tant de ses dessins de couverture aux papistes. Mais la religion musulmane, drapeau imposé à d’innombrables peuples de la planète, jusqu’en Indonésie, devrait, elle, être épargnée. Pourquoi diable ? Quel est le rapport, autre qu’idéologique, essentialiste au fond, entre le fait d’être arabe par exemple et l’appartenance à l’islam ? »

Je veux bien tâcher d’éclairer vos lanternes sur ce point, mais permettez-moi d’abord d’apprécier la vicieuse petite incise dans laquelle vous resservez en loucedé le vieux plat sur l’islam-religion-conquérante qui fait rien qu’à croquer la planète. L’islamisation de l’archipel indonésien a commencé au XIIIe siècle, quand des princes de Sumatra se sont convertis à la religion des marchands perses et indiens qui faisaient bombance dans leurs ports – non sous la contrainte, mais par désir d’intégrer un réseau commercial prospère. Plus tard, au XVIIIe siècle, ce sont les colons hollandais, chrétiens irréprochables, qui se sont arrangés pour imposer l’islam à Java, en vue de soustraire sa population à l’influence séditieuse des Balinais hindouistes. On est loin de l’imagerie du farouche bédouin réduisant à sa merci des peuples exotiques, à laquelle se résume apparemment votre connaissance du monde musulman.

Mais revenons à la question du « rapport » entre Arabes et musulmans, racisme et islamophobie. La démarcation que vous tracez avec une belle assurance entre les deux catégories est-elle vraiment si claire dans vos esprits ? À lire le début de votre tribune, il est permis d’en douter. L’édifiante anecdote du « chauffeur de taxi arabe », qui refuse de conduire à bon port un collaborateur du journal « au motif de dessins moquant la religion musulmane », révèle à cet égard une certaine confusion. En quoi la qualité d’« arabe » prêtée au chauffeur – qui d’après vous ne saurait donc être simplement français – nous renseigne-t-elle sur l’affront subi par votre infortuné collègue ? Croyez-vous qu’il faille être « arabe » pour froncer le nez devant vos beaufitudes de fin de banquet ? Moi qui ne suis ni arabe ni chauffeur de taxi, pas sûr que je dépannerais votre collaborateur d’un ticket de métro. J’espère néanmoins qu’il aura surmonté son choc des civilisations en se dégotant un chauffeur blanc qui l’accepte sur sa banquette arrière.

Vous avez raison, arabe et musulman, ce n’est pas la même chose. Mais vous savez quoi ? Musulman et musulman, ce n’est pas pareil non plus. Sachez qu’il y en a de toutes sortes, riches ou pauvres, petits ou grands, sympathiques ou revêches, généreux ou rapiats, désireux d’un monde meilleur, réactionnaires ou même, oui, intégristes. Or, dans Charlie Hebdo, rien ne ressemble davantage à un musulman qu’un autre musulman. Toujours représenté sous les traits d’un faible d’esprit, d’un fanatique, d’un terroriste, d’un assisté. La musulmane ? Toujours une pauvre cloche réductible à son foulard, et qui n’a d’autre fonction sociale que d’émoustiller la libido de vos humoristes.

Parlant de cela, il y aurait beaucoup à dire sur la composante graveleuse de votre inspiration. L’euphorie avec laquelle Charlie Hebdo a acclamé les militantes topless des Femen suggère que le graillon islamophobe s’agrège parfaitement aux éclaboussures de testostérone. L’ode de Bernard Maris à Amina Sboui, une Femen tunisienne qui avait posé torse nu sur Internet, offre un bon échantillon de la mayonnaise hormonale qui colle à vos pages : « Montre tes seins, Amina, montre ton sexe à tous les crétins barbus habitués des sites pornos, à tous les cochons du désert qui prêchent la morale à domicile et se payent des escorts dans les palaces étrangers, et rêvent de te voir lapidée après t’avoir outragée… Ton corps nu est d’une pureté absolue en face des djellabas et des niqabs répugnants10. » Allo, docteur ?

Vous avez le toupet d’accuser vos détracteurs d’« essentialisme », et sans doute les bulbes congestionnés qui vous vénèrent applaudiront-ils l’acrobatie. Mais on n’est pas au cirque. L’essentialisme, vous vous y vautrez chaque semaine ou presque en racialisant le musulman sous les traits d’une créature constamment grotesque ou hideuse. Ce qui définit la vision dominante du « racialisé », « c’est qu’il est tout entier contenu dans ce qui le racialise ; sa culture, sa religion, sa couleur de peau. Il serait comme incapable de s’en sortir, incapable de voir plus loin que son taux de mélanine ou le tissu qu’il porte sur la tête, observe sur son blog Valérie CG, une féministe pas très intéressante puisqu’elle ne vous a pas montré ses seins. Musulman devient une sorte de nouvelle couleur de peau dont il est impossible de se détacher11. »

Cette remarque judicieuse se rapportait aux élucubrations de la « pédopsychiatre » Caroline Eliacheff, qui, dans le magazine Elle, venait de justifier ainsi le licenciement d’une puéricultrice voilée par la crèche Baby-Loup : « On peut s’interroger sur les conséquences pour un nourrisson de ne voir que le visage de face, une tête amputée des oreilles, des cheveux et du cou12. » Le voile est une arme de destruction massive, il ensevelit la république aussi sûrement qu’il ampute des organes vitaux. Inutile de préciser que Caroline Eliacheff, tout comme vous, « lutte contre le racisme », c’est en tout cas ce qu’elle déclare dans son interview. Pour professer des inepties, et justifier le renvoi brutal d’une employée reconnue comme compétente et que personne n’a vu appeler les petits chéris au djihad, on n’est jamais aussi confortablement juché qu’au plus haut sommet des vertus civilisées.

Mais votre trône surplombe un marécage. Toi, Charb, pour lequel j’ai jadis éprouvé de l’estime, et toi, Fabrice, dont j’appréciais la rigueur intellectuelle13, je vous tiens, vous et vos collègues, pour coresponsables du pourrissement ambiant. Après le 11-Septembre, Charlie Hebdo a été parmi les premiers, dans la presse dite de gauche, à enfourcher le cheval du péril islamique. Ne vous privez donc pas de ramasser votre part du crottin au moment où le nombre d’actes islamophobes bat des records : + 11,3 % sur les neuf premiers mois de 2013 par rapport à la même période de 2012, selon l’Observatoire national de l’islamophobie. Lequel s’inquiète d’un « nouveau phénomène » de violence, marqué par au moins quatorze agressions de femmes voilées depuis le début de l’année.

Rassurez-vous, je ne dis pas que la lecture de Charlie Hebdo déclenche mécaniquement l’envie de badigeonner une mosquée avec du sang de porc ou d’arracher son voile à une cliente de supermarché, comme cela se produit ici et là. Vous avez désigné les cibles, mais vous ne voulez pas qu’un pauvre type s’attaque à elles pour de vrai, car vous êtes contre la violence et contre le racisme. Vos lecteurs aussi, très certainement. Ils n’ont aucun préjugé contre les musulmans, c’est juste qu’ils s’esclaffent de bon cœur sur ce dessin de Charb où l’on voit un Arabe à grosse moustache en arrêt devant une prostituée, tandis qu’un prédicateur à barbe le sermonne : « Mon frère ! Tu vas pas payer 40 euros une passe alors que pour le même prix tu peux acheter une épouse ! » Dans les années trente, le même gag avec des juifs à la place des musulmans aurait fait un tabac, sauf qu’à l’époque son auteur n’aurait sans doute pas eu l’idée de venir brandir un brevet d’antiracisme. Le dessin en question illustrait un article démasquant les sombres desseins d’un petit groupe de salafistes à Bruxelles. Le sous-titre résumait bien l’idée : « Les frites seront-elles bientôt toutes halal en Belgique ? Quelques barbus s’y activent, et combattent la démocratie qui leur permet d’exister14. » Quoi ? Islamisation des frites, démocratie en danger ? Dans sa tête, le lecteur commence déjà à graisser son fusil de chasse. Dans sa tête seulement, car c’est un antiraciste. À moins qu’il n’aille se déverser au bas de quelque site internet évoquant vos faits d’armes, à la manière de « lulupipistrelle », auteur de ce commentaire sur Agoravox : « Les caricatures de leur prophète ulcèrent les musulmans ? Et alors, moi j’ai envie de baffer toutes les bonnes femmes voilées que je croise, et je ne parlent [sic] pas des barbus… mais je me domine…15 »

Bien sûr que Charlie Hebdo ne se limite pas à cela, qu’on y écrit et dessine sur bien d’autres sujets. On veut bien croire que nombre de lecteurs vous achètent par attachement à la cause des animaux, ou pour Cavanna, ou pour Nicolino, ou pour les dessins drôles, ou pour congratuler Bernard Maris après sa nomination au conseil général de la Banque de France, autre repaire de joyeux drilles. Mais je doute qu’il y en ait beaucoup qui ne trouvent leur petit plaisir sale dans le ressassement de vos obsessions islamophobes – sans quoi le journal leur tomberait des mains. Il en est même, vous ne pouvez l’ignorer, qui l’achètent principalement pour ça : pour voir ce que « Charlie » va encore leur mettre dans les dents cette semaine. Faut avouer, c’est une bonne affaire. Depuis l’épisode des caricatures danoises et votre héroïque montée des marches en costumes de pingouins au festival de Cannes, bras dessus bras dessous avec Philippe Val, Daniel Leconte et BHL (mais hélas sans Carla Bruni, pourtant annoncée), le « muslim bashing » ripoliné en « défense intransigeante de la liberté d’expression » est devenu votre tête de gondole, que vous prenez soin de réapprovisionner régulièrement. Vous pouvez toujours certifier que les sans-papiers sont vos amis ou critiquer Manuel Valls pour ses rafles de Roms, c’est l’islamophobie votre marronnier, votre ligne de front.

Vous me direz que vous n’êtes pas les seuls. Votre positionnement sur ce terrain est en effet assez largement partagé par vos confrères de la presse écrite, de L’Express à Valeurs Actuelles en passant par Le Point, Marianne, Le Nouvel Observateur ou Le Figaro, pour s’en tenir aux plus enthousiastes. Et je ne parle même pas des télés et des radios. Le marché médiatique de l’islam « sans-gêne », « qui fait peur » et « qui dérange » rapporte gros, même s’il est quelque peu saturé. Toutefois, au sein de cette saine et fraternelle concurrence, votre canard parvient à se distinguer par des produits qui n’ont leur équivalent nulle part ailleurs, et qui vous permettent d’occuper un segment non négligeable de l’opinion islamophobe décomplexée de gauche.

Vous connaissant, je m’interroge cependant : c’est quoi, au juste, votre problème avec les musulmans de ce pays ? Dans votre texte du Monde, vous invoquez la salutaire remise en cause des « si grands pouvoirs des principaux clergés », mais sans préciser en quoi l’islam – qui n’a pas de clergé, mais on ne peut pas tout savoir, hein – exerce en France un « si grand pouvoir ». Hors de la version hardcore qu’en donnent quelques furieux, la religion musulmane ne me paraît pas revêtir chez nous des formes extraordinairement intrusives ou belliqueuses. Sur le plan politique, son influence est nulle : six millions de musulmans dans le pays, zéro représentant à l’Assemblée nationale. Pour un parlementaire, il est plus prudent de plaider la cause des avocats d’affaires et de voter des lois d’invisibilité pour les femmes voilées que de s’inquiéter de l’explosion des violences islamophobes. Pas un seul musulman non plus chez les propriétaires de médias, les directeurs d’information, les poids lourds du patronat, les grands banquiers, les gros éditeurs, les chefferies syndicales. Dans les partis politiques, de gauche comme de droite, seuls les musulmans qui savent réciter par cœur les œuvres complètes de Caroline Fourest ont une petite chance d’accéder à un strapontin.

Je n’ignore pas, Charb, que tu as reçu des menaces de mort et qu’il y a peut-être des dingues quelque part qui en veulent à ta peau. Cela me désole. Malgré tout ce que je vous reproche, à toi et aux autres, je ne me réjouis pas de t’imaginer avec deux flics collés en permanence à tes semelles et qui coûtent un bras à votre république chérie. Je crains aussi que tes molosses ne déteignent sur toi comme Val a déteint sur toute l’équipe. Mais si vraiment vous tremblez à l’idée que les musulmans de France se métamorphosent en serial killers de la guerre sainte, peut-être trouverez-vous un brin d’apaisement en voyant la manière placide dont les intéressés réagissent aux attaques réelles ou symboliques qui sont leur lot quotidien. Quand une mosquée est recouverte de tags racistes, croyez-vous que ses responsables ou les fidèles du coin se répandent en cris de vengeance ou en promesses de mettre l’Élysée à feu et à sang ? Non, à chaque fois ils déclarent s’en remettre tout simplement à la « justice de leur pays ». Parmi ceux que je connais, l’écume médiatique de vos prouesses ne fait qu’ajouter une petite couche supplémentaire à leur lassitude. Pas sûr que j’aurais la même patience.

Bunkérisés derrière vos zygomatiques, vous revendiquez le droit sacré de « rire » pareillement des imams, des curés et des rabbins. Pourquoi pas, si encore vous appliquiez vraiment ce principe. On oublie l’épisode Siné ou il faut vous faire un dessin ? Un constat avéré d’islamophobie, et c’est l’éclat de rire. Une mensongère accusation d’antisémitisme, et c’est la porte. Cette affaire remonte aux années Val, mais la pleutre approbation que votre patron d’alors a recueilli auprès de « toute la bande », et plus particulièrement auprès de toi, Charb, démontre que le deux poids deux mesures en vigueur à cette époque n’était pas le fait d’un seul homme. La même règle a perduré. À ce jour, me dit-on, le numéro spécial « Charia Hebdo » ne s’est toujours pas dédoublé en un « Talmud Hebdo ». Croyez bien que je ne le regrette pas.

Vous vous réclamez de la tradition anticléricale, mais en feignant d’ignorer en quoi elle se différencie fondamentalement de l’islamophobie : la première s’est construite au cours d’une lutte dure, longue et acharnée contre un clergé catholique effectivement redoutable de puissance, qui avait – et a encore – ses journaux, ses députés, ses lobbies, ses salons et son immense patrimoine immobilier ; la seconde s’attaque aux membres d’une confession minoritaire dépourvue de toute espèce d’influence sur les sphères de pouvoir. Elle consiste à détourner l’attention des intérêts bien nourris qui gouvernent ce pays pour exciter la meute contre des citoyens qui déjà ne sont pas à la fête, si l’on veut bien prendre la peine de considérer que, pour la plupart d’entre eux, colonisation, immigration et discrimination ne leur ont pas assigné la place la plus reluisante dans la société française. Est-ce trop demander à une équipe qui, selon vos termes, « se partage entre tenants de la gauche, de l’extrême gauche, de l’anarchie et de l’écologie », que de prendre un tantinet en compte l’histoire du pays et sa réalité sociale ?

J’aime bien les bouffeurs de curés, j’ai grandi avec et ils m’ont inculqué quelques solides défenses contre les contes de fées et les abus de pouvoir. C’est en partie cet héritage-là qui me fait dresser les poils devant l’arrogante paresse intellectuelle du bouffeur de musulmans. La posture antireligieuse lui offre un moyen commode de se prélasser dans son ignorance, de faire passer pour insolents ses petits réflexes de contraction mentale. Elle donne du lustre à un manque béant d’imagination et à un conformisme corrodé par les yeux doux de l’extrême droite16.

« Encoder le racisme pour le rendre imperceptible, donc socialement acceptable », c’est ainsi que Thomas Deltombe définit la fonction de l’islamophobie, décrite aussi comme une « machine à raffiner le racisme brut »17. Les deux formules vous vont comme un gant. Ne montez donc pas sur vos grands chevaux quand vos détracteurs usent de mots durs contre vous. Ces derniers jours, vous avez hurlé au scandale parce qu’un rappeur pas très futé réclamait un « autodafé pour ces chiens de Charlie Hebdo » au détour d’un titre collectif inséré dans la BO du film La Marche. Comme si votre journal n’était qu’amour et poésie, vous avez fait savoir à la terre entière que vous étiez « effarés » par tant de « violence ». Pourtant, vous ne vous êtes pas offusqués lorsque le rappeur tunisien Weld El 15 a assimilé les policiers de son pays à des « chiens bons à égorger comme des moutons ». Au contraire, vous l’avez interviewé avec tous les égards dus à un « combattant de la liberté d’expression18 ». Les violences verbales de Weld El 15 trouvent grâce à vos yeux parce qu’elles visent un régime à dominante islamiste qui veut le renvoyer en prison. Mais quand la métaphore canine se retourne contre vous, ce n’est plus du tout la même chanson. Envolée, la liberté d’expression : ralliement à la rengaine néoconservatrice sur le rap comme « appel à la haine » et « chant religieux communautariste »19.

La machine à raffiner le racisme brut n’est pas seulement lucrative, elle est aussi extrêmement susceptible.

Bien à vous,
Olivier Cyran

Source et images Article11-info


1 « Non, Charlie Hebdo n’est pas raciste ! », Le Monde, 20 novembre 2013.

2 Fiammetta Venner, « Forum social européen : un autre jihad est possible », Charlie Hebdo, 29 septembre 2004. A lire ICI.

3 Publié le 1er mars 2006 dans Charlie Hebdo en partenariat avec L’Express, RTL, RMC, Europe 1 et France Info.

4 Zineb El Rhazoui, « Sexe and the Syrie », Charlie Hebdo, 25 septembre 2013.

5 Ignace Leverrier, « Vous allez être déçus : le “djihad du sexe” en Syrie n’a jamais existé », 29 septembre 2013.

6 Pour un décorticage de cette affaire hallucinante, lire Abdellali Hajjat et Marwan Mohammed, Islamophobie, comment les élites françaises fabriquent le « problème musulman », La Découverte, 2013.

7 « Pas de femmes voilées aux Restos du cœur », www.islamophobie.net, 6 décembre 2012.

8 Les majuscules sont fournies par la rédaction de Charlie Hebdo.

9 « Affaire Baby-Loup : la laïcité à la barre », interview de Richard Malka par Gérard Biard, Charlie Hebdo, 6 novembre 2013.

10 Bernard Maris, « Cette jeunesse irresponsable », Charlie Hebdo, 20 juin 2013. Quelqu’un peut-il expliquer à l’éditorialiste de « Charlie » que la djellaba n’est pas un attribut « musulman » mais un vêtement « arabe ? Un mois après cet article, et à la grande déception de son auteur, Amina Sboui claquait la porte des Femen en expliquant qu’elle ne souhaitait pas que son nom « soit associé à une organisation islamophobe ».

11 « L’islam, ce nouveau déterminisme selon Eliacheff et Elle », www.crepegeorgette.com, 22 novembre 2013.

12 « Le conflit sur le voile touche aussi les enfants », Elle, 13 novembre 2013.

13 – Je suis surpris que tu accrédites par ta signature la piteuse opération de ravalement de façade de tes employeurs. Je ne doute pas de la sincérité de ton ralliement, mais je vois dans celle-ci un mauvais signe.

14 Zineb El Rhazoui, « Les salafistes ont leur roi des Belges », Charlie Hebdo, 13 septembre 2013.

15 Commentaires de l’article « La dernière provocation de “Charlie Hebdo” contre les musulmans », www.agoravox.fr, 19 septembre 2012.

16 Parmi vos sympathiques soutiens : Bruno Mégret, « Désislamiser la France », discours à l’université d’été du MNR, 27 août 2005 ; Ivan Rioufol, « Pourquoi “Charlie Hebdo” sauve l’honneur », Le Figaro, 19 septembre 2012 ; Benoît Rayski, « Tombouctou-sur-Seine : et si on tranchait les mains des dessinateurs de “Charlie Hebdo” ? », atlantico.fr, 28 novembre 2013.

17 Lire Alain Gresh, « L’islamophobie, “Le Monde” et une (petite) censure, Nouvelles d’Orient, 5 novembre 2013.

18 Zineb El Rhazoui, « Tunisie : l’islamisme menacé par du rap et des tétons », Charlie Hebdo, 19 juillet 2013.

19 Lire Sébastien Fontenelle, «  Un intéressant cas de foutage de gueule », Bakchich.info, 26 novembre 2013.

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8 janvier 2015 4 08 /01 /janvier /2015 16:34
  • pour commencer personnellement je ne suis pas et je ne serais jamais un Charlie pour la simple et bonne raison que malgré ces assassinats lâches et horribles nous ne pouvons oublier que ce "journal" fait son fond de commerce avec l'insulte et l'islamophobie depuis le fase flag du 11/09/2001 au moins 80% des dessins sont islamophobe 10% catholicophobe mais bizarement jamais judéophobe les 10% restant sont pour les antisionistes dieudoné et consorts , ces gens étaient prêts à toutes les incorrections vis à vis de l'islam pour gonfler leur vente ,  l’incorrection et l'insulte qui est la constante de ce canard n'est pas la liberté d’expression!!!! par exemple dernièrement pour soutenir et plaire à leurs maitres les ultra-sionistes du crif et aux traitres atlanticosionistes du régime francais qui veulent restraindre les libertés des francais et faire tairent ceux qui le dénonces , ils faisaient une caricature de Dieudonné grossière et insultante

 

bref avec Charlie nous ne sommes pas dans la caricature ou l'humour mais dans la politique et la propagande pro atlanticosioniste

  • ils sont prêt à tout pour soutenir la politique israélienne en insultant , calomniant et en tentant de ridiculiser les personnes qui combattent le sionisme et les crimes monstrueux du régime israélien ou étasunien
  • pour en revenir à l'attentat de hier je suis d'accord avec les analyses ci dessous :
  • IRIB- «L’attaque terroriste, menée en France, est l’œuvre de mercenaires, recrutés par les Etats-Unis ou Israël, dont l’objectif est de détruire l’image de l’Islam» a estimé le général Ivachov, vice-Président de l'Académie des questions géopolitiques.

    «Aucun vrai Musulman ne se livre à de tels actes», a-t-il précisé.

    «Les vrais Musulmans ne sont pas à l’origine de tels actes, ce sont plutôt d’autres forces. Eventuellement, Israël et les Etats-Unis sont dernière cet acte», a-t-il indiqué.

    Et Ivachov de poursuivre : «Actuellement, nous assistons à une guerre des civilisations. Ce qui se déroule, depuis les Etats-Unis vers le Moyen-Orient et en Afrique du Nord, est une tentative d’anéantir la civilisation islamique. Tout comme ce qui se passe, actuellement, en Ukraine, l’objectif reste le même. En effet, l’incident, survenu à Paris, n’est pas la guerre des Musulmans contre l’Islam. Cet incident est plutôt l’œuvre de mercenaires et de personnes fanatiques et extrémistes. C’est un acte bien calculé, commis par des mercenaires, qui, en contrepartie d’argent, se livrent à de tels actes. Ce sont des islamistes extrémistes, qui ne comprennent rien à la culture authentique islamique. Ils se servent du nom de l’Islam, comme d'un instrument».

    La controverse des caricatures et l’outrage fait à l’Islam sont les seuls prétextes, pour donner à de tels incidents un aspect idéologique.

    «Il est bien évident que l'Islam n’est pas derrière cet incident. Cet incident est, fort probablement, une opération organisée par les Etats-Unis, pour porter atteinte à la culture et à l’image de l’Islam, dans le but de soulever la nation européenne contre l’Islam. Ils font, ainsi, d’une pierre deux coups. Il est probable que les agents de sécurité d’Israël y soient impliqués. Tout comme nous sommes témoins, aujourd’hui, en Europe, et pour différentes raisons, de l'exacerbation du sentiment anti-israélien. L’une des raisons de cette exacerbation, ce sont les actes de ce régime, au Moyen-Orient, commis avec l’aide des Etats-Unis, ayant conduit à l’exode d’un grand nombre d’immigrants vers le continent européen. C’est pour cette raison que les Américains et les Européens ne sont pas, pour autant, satisfaits d’Israël, la reconnaissance, par certains pays européens, de l’Etat indépendant palestinien, assénant un autre coup à l’image des Etats-Unis et d’Israël.

     

    IRIB-La porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères,

    Marzieh Afkham a condamné dans les termes les plus vifs la fusillade terroriste de mercredi après-midi contre les locaux du journal Charlie Hebdo : tout acte commis contre les êtres innocents est condamnable puisque contraire aux principes des enseignements islamiques". " Tout abus envers la liberté d'expression, tout extrémisme intellectuel, toute offense envers les personnalités aimées et respectées des peuples, des religions, toute profanation des valeurs et des symboles religieux sacrés sont inadmissibles et contraires à l'Islam", a souligné Mme Afkham. " L'acte terroriste dont la France a été témoin fait partie de ces actes extrémistes, de ces violences folles, étendues depuis une décennie dans le monde, violences qui est née de l'attitude ambivalente des puissances occidentales vis-à-vis de l'extrémisme", a-t-elle ajouté.

 

 

le 3éme suspect est innocent il était en cour pendant l'attaque

“Il était un peu dépassé… Il a dit qu’il allait se rendre à la police pour éclaircir la situation et prouver qu’il ne pouvait pas être à Paris au moment des faits”

Attendons de voir la suite, espérons que ça ne prenne pas la tournure du 9/11, où des pirates de l’air accusés étaient bien vivants après l’attentat en Arabie Saoudite etc et aucunement rattachés à l’acte terroriste….

(EXCLU RMC, 7h -08/01/15) – “Il était un peu dépassé… Il a dit qu’il allait se rendre à la police pour éclaircir la situation et prouver qu’il ne pouvait pas être à Paris au moment des faits mais bien à Charleville-Mézières, au lycée”, explique un ami de Mourad Hamyd qui s’est rendu hier soir à la police.
Le plus jeune des trois hommes recherchés dans l’enquête sur l’attaque de Charlie Hebdo s’est rendu mercredi soir au commissariat de Charleville-Mézières (Ardennes) et a été placé en garde à vue. RMC a recueilli le témoignage d’un de ses camarades qui assure que celui-ci n’était pas à Paris au moment des faits.

 

 

Attaque à la Kalachnikov en pleine conférence de rédaction, échanges nourris de tirs avec les policiers, car-jacking…: c’est un véritable scénario de film de gangster qui s’est déroulé ce mercredi en plein cœur de Paris. Si les circonstances de l‘attaque contre Charlie Hebdo et la fuite des deux principaux suspects ne sont pas encore complètement claires, un important rebondissement a eu lieu dans la nuit de mercredi à jeudi. En effet, le plus jeune des trois hommes recherchés s’est rendu au commissariat de Charleville-Mézières (Ardennes) et a été placé en garde à vue, a-t-on appris de sources proches du dossier.

Mourad Hamyd, 18 ans, soupçonné d’avoir aidé les deux tireurs, s’est rendu “vers 23H00 après avoir vu que son nom circulait sur les réseaux sociaux”, a expliqué à l’AFP une source proche du dossier. Selon des sources policières, il serait le beau-frère de Chérif Kouachi, 32 ans, principal suspect de cette attaque sans précédent. Témoignage ce matin sur RMC d’un proche de ce jeune homme, qui assure que celui-ci était présent hier matin au lycée avec lui.

“Il était un peu dépassé… Il a dit qu’il allait se rendre à la police pour éclaircir la situation et prouver qu’il ne pouvait pas être à Paris au moment des faits mais bien à Charleville-Mézières, au lycée”, explique ce jeune homme. Il poursuit en soulignant que Mourad est “vraiment comme les autres, gentil, pas dans la violence. Bref un lycéen comme tout le monde avec qui on peut discuter, rigoler”.

“Il est musulman mais je sais très bien qu’il n’est pas extrémiste ou quoi que ce soit. Donc à l’opposé de ces gens-là”, certifie-t-il. Pour l’heure, les deux tireurs présumés, Chérif et Saïd Kouachi, deux frères âgés de 32 et 34 ans, sont toujours activement recherchés, notamment dans la région de Reims (Marne) où des perquisitions ont été menées dans la soirée et se poursuivaient cette nuit.

Écrit par Maxime Ricard avec Céline Martelet

 

Source: RMC

 

*********************

Les élèves de la classe affirme unaniment qu’il n’a rien à voir avec l’attentat.

Exemple

 

alain jules

CARICATURISME & JIHADISME. Charlie Hebdo: irez-vous à la manif de dimanche ? Moi, non !

 

Vous n’avez jamais vu le mot caricaturisme nulle part. C’est un ami qui me l’a suggéré. Ce néologisme est né ce soir. J’avais aussi été le premier à utiliser le mot n’importequoitisme, autre néologisme, pour fustiger les menteurs. Je souhaite renvoyer les indignés de France et de Navarre et les terroristes dos à dos. D’une part, les jihadistes, et d’autre part, les adeptes du caricaturisme, c’est à dire ceux qui caricaturent hypocritement et savent qu’ils font du mal à des millions de personnes juste pour gagner de l’argent. C’est le cas de Charlie Hebdo, soutenu par les mamamouchis de la liberté d’expression à géométrie variable.

Le caricaturisme est donc une forme d’extrémisme. Au siège de Charlie Hebdo, deux extrémismes se sont rencontrés. A partir du moment où Charlie Hebdo qui dit défendre la liberté d’expression combattait avec férocité le chantre même de la liberté d’expression en France à savoir l’humoriste Dieudonné, il m’est impossible de les suivre. Je ne suis pas hypocrite et la vérité est mon leitmotiv.

Dans un sondage mis en ligne en début d’après-midi par Le Figaro -journal en ligne le plus lu de France-, il est demandé aux lecteurs s’ils iront à la marche de dimanche prochain en solidarité des croqueurs de Charlie. Figurez-vous que le non l’emporte (image). Le Net étant le dernier « havre de paix », le seul endroit où on peut encore dire la vérité, la propagande médiatique ne passe visiblement pas.

Charlie tire 1 million d’exemplaires mercredi. Seuls les nigauds, sous l’émotion provoquée iront dépenser leur argent pour des ultimes mensonges…Quand la presse mainstream défendra vraiment la liberté d’expression de tous, alors, j’irai partout. Pour l’instant, je ne vois rien venir…En revanche, si c’est pour les policiers, je n’hésiterai pas une seconde…

 

 

 

 

 

Tuerie à "Charlie Hebdo" : le pays qui s'en réjouit?!!!

 

IRIB- Certains analystes ne peuvent ne pas y penser :

l'attaque terroriste contre le journal satirique a eu l'effet d'un stimulant, pour le PM sioniste, Netanyahu : Terrorisé à avoir l'Europe entière, dont la France, sur le dos, et ce, dans le cadre du projet de résolution sur un Etat indépendant palestinien, Netanyahu reçoit l'attaque terroriste de Daesh (ndlr : les Daechistes sont complices d'Israël ) contre le journal "Charlie Hebdo", comme du pain béni!! Depuis hier, Netanyahu, d'habitude, bien silencieux, sur ce genre de sujet, est sortie des limbes éléctorales, appelant, à tort et à travers, l'Europe, à faire attention au terrorisme (ndlr:  supposé palestinien !!) et à rester aux côtés d'Israël, dans sa lutte contre le terrorisme !! "Je demande, solennellement, à l'Europe de soutenir plus Israël. Les mêmes groupes, qui attaquent l'Europe, pourraient attaquer Israël. Israël se tient aux côtés de l'Europe et attend son soutien, en retour", affirme Netayahu. Le Mossad serait-il, lui aussi, dans le coup? 

 

 

 

 

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5 janvier 2015 1 05 /01 /janvier /2015 17:20

le piège en or de Vladimir Poutine, Aujourd’hui, personne en Occident ne peut répondre à ces questions, qui semblent simples. Et cela, Mesdames et Messieurs, cela s’appelle « Échec et Mat ». La partie est finie.

Prenez le temps de lire pour comprendre !
Combien de temps l’Occident pourra-t-il acheter du pétrole et du gaz naturel à la Russie en échange d’or physique?
Très peu de gens comprennent ce que fait Poutine actuellement.
Et presque personne ne comprend ce qu’il va faire dans les temps à venir.Tout aussi étrange que cela puisse paraître, mais d’ores et déjà, Poutine ne vend du pétrole et du gaz naturel russes qu’en échange d’or physique.
Poutine ne le crie pas sur les toits. Et bien sûr, il accepte encore les dollars US comme moyen intermédiaire de paiement. Mais il échange illico tous ces dollars obtenus de la vente de pétrole et de gaz naturel pour de l’or physique!
Afin de le comprendre, il suffit de regarder la dynamique de croissance des réserves en or de la Russie et de comparer ces données aux revenus d’échanges monétaires de la Fédération de Russie provenant de la vente de pétrole et de gaz naturel sur la même période.
kalinichenko
En outre, au troisième trimestre les achats par la Russie d’or physique sont au plus haut niveau qu’ils aient jamais atteint. Au troisième trimestre de cette année, la Russie avait acheté une quantité phénoménale d’or, à hauteur de 55 tonnes. C’est plus que toutes les banques centrales de tous les pays du monde au même moment (selon les données officielles)!
Au total, les banques centrales de tous les pays du monde ont acheté 93 tonnes du métal précieux au troisième trimestre de 2014. Cela a été le quinzième trimestre consécutif d’achats nets d’or par des banques centrales. Des 93 tonnes d’achats d’or par des banques centrales autour du monde durant cette période, le montant le plus conséquent d’achats – 55 tonnes – appartient à la Russie.
Il n’y a pas si longtemps, des scientifiques britanniques sont parvenus avec succès à la même conclusion que celle qui fut publiée il y a quelques années dans la Conclusion de l’US Geological Survey. C’est-à-dire: l’Europe ne parviendra pas à survivre sans approvisionnement énergétique provenant de la Russie. Traduit de l’anglais dans n’importe quelle langue cela signifie: « le monde ne parviendra pas à survivre si le pétrole et le gaz naturel russes sont soustraits à la balance globale d’approvisionnement en énergie ».
Ainsi le monde occidental construit sur l’hégémonie du pétrodollar est dans une situation catastrophique, dans laquelle il ne peut survivre sans approvisionnement énergétique venant de Russie. Et la Russie n’est maintenant prête à vendre son pétrole et son gaz naturel à l’Occident qu’en échange d’or physique! Le piège dans le jeu de Poutine, c’est que le mécanisme de vente d’énergie russe à l’Occident uniquement en échange d’or fonctionne déjà, que l’Occident veuille ou non payer pour le pétrole et le gaz naturel russes avec son or artificiellement peu cher.
Puisque la Russie dispose d’un flux constant de dollars de la vente de pétrole et de gaz naturel, elle parviendra à convertir ces dollars pour acheter de l’or au prix actuel, tiré vers le bas de toutes les façons par l’Occident. Ceci équilibre le prix de l’or, qui avait été artificiellement et méticuleusement abaissé par la Fed et l’ESF (Fonds de Stabilisation des Échanges, Exchange Stabilisation Fund, ndlr) à plusieurs reprises… par le pouvoir d’achat artificiellement gonflé du dollar à travers la manipulation des marchés.
Fait intéressant: la manipulation à la baisse des cours de l’or par cette administration spéciale du gouvernement US – l’ESF – en vue de stabiliser la valeur du dollar est devenue une loi aux USA.
Dans le monde financier il est (généralement) considéré que l’or est anti-dollar… c’est-à-dire que le prix de l’or est inversement proportionnel à la valeur du dollar.
En 1971, le Président US Richard Nixon avait fermé la « fenêtre de l’or », mettant fin au libre échange de dollars pour de l’or, garanti par les USA en 1944 aux accords de Bretton Woods.
En 2014, le Président russe Vladimir Poutine a ré-ouvert la « fenêtre de l’or », sans en demander la permission à Washington.
En ce moment l’Occident dépense une bonne partie de ses forces et de ses ressources à tirer vers le bas les prix de l’or et du pétrole. Ainsi donc, d’une part pour distordre la réalité économique existante en faveur du dollar US… et d’autre part, pour détruire l’économie russe, qui refuse de jouer le rôle de vassal obéissant de l’Occident.
Aujourd’hui des biens tels que l’or et le pétrole semblent proportionnellement affaiblis et excessivement sous-évalués face au dollar US. C’est la conséquence d’un énorme effort économique de la part de l’Occident.
Et désormais Poutine vend les ressources énergétiques russes en échange de ces dollars US, artificiellement soutenus par les efforts de l’Occident. Avec ces dollars produits des ventes Poutine achète immédiatement de l’or, artificiellement dévalué contre le dollar US par les efforts de l’Occident lui-même!
Il y a un autre élément intéressant au jeu de Poutine. C’est l’uranium russe. Une ampoule sur six aux USA dépend de sa fourniture, que la Russie vend aussi aux USA… pour des dollars.
Donc, en échange du pétrole, du gaz naturel et de l’uranium russes, l’Occident paye la Russie avec des dollars US, dont le pouvoir d’achat est artificiellement gonflé vis-à-vis de l’or et du pétrole par les efforts (manipulations) de l’Occident. Cependant, Poutine ne se sert de ces dollars que pour soustraire de l’or physique à l’Occident en échange d’un prix défini en dollars US, artificiellement abaissé par le même Occident.
Cette combinaison économique véritablement brillante de la part de Poutine met l’Occident, emmené par les États-Unis, dans la position d’un serpent dévorant agressivement et diligemment sa propre queue.
L’idée de ce piège économique en or pour l’Occident n’a probablement pas son origine chez Vladimir Poutine lui-même. C’est plus sûrement l’idée du conseiller en affaires économiques de Poutine – le Dr. Sergey Glazyev. Sinon pourquoi le bureaucrate Glazyev, sensiblement sans implication dans le monde des affaires a-t-il été, avec beaucoup d’hommes d’affaires russes personnellement inclus dans la liste des personnes sanctionnées par Washington? L’idée d’un économiste, le Dr. Glazyev, a été brillamment exécutée par Poutine… mais avec tout l’aval de son collègue chinois, Xi Jinping.

china-russia
Dans ce contexte, la déclaration en novembre du premier Président Adjoint de la Banque Centrale de Russie (BCR) Ksenia Yudaeva semble particulièrement intéressante. Elle a souligné que le cas échéant, la BCR pouvait se servir de l’or dans ses réserves pour payer ses importations. Il est évident qu’au regard des sanctions du monde occidental, cette déclaration est adressée aux pays des BRICS, en premier desquels la Chine. Pour la Chine, la disposition de la Russie à payer des biens avec de l’or occidental est très commode. Et voici pourquoi:
La Chine a récemment annoncé qu’elle allait cesser d’augmenter ses réserves d’or et de monnaie sous la dénomination de dollars US. Prenant en considération le déficit commercial croissant entre les USA et la Chine (la différence actuelle est d’un facteur de cinq fois en faveur de la Chine), alors cette déclaration traduite depuis le jargon financier signifie: « la Chine arrête de vendre ses marchandises pour des dollars ». Les médias mondiaux ont choisi de ne pas prêter attention à ce plus marquant des événements monétaires historiques récents. Le sujet n’est pas que la Chine refuse littéralement de vendre ses marchandises pour des dollars US. La Chine, bien entendu, continuera à accepter des dollars US comme moyen intermédiaire de paiement pour ses marchandises. Mais, ayant pris les dollars, la Chine s’en débarrassera immédiatement et les remplacera par autre chose, dans la structure de ses réserves en or et en monnaie. Sinon la déclaration faite par les autorités monétaires chinoises perd son sens: « nous arrêtons l’augmentation de nos réserves d’or et de monnaie, sous la dénomination de dollars ». Cela veut dire que la Chine n’achètera plus de bons du Trésor US avec des dollars acquis via le commerce avec n’importe quel pays, comme elle le faisait auparavant.
Ainsi, la Chine remplacera tous les dollars qu’elle recevra dorénavant pour ses marchandises non seulement des USA mais du monde entier par quelque chose d’autre, pour ne pas augmenter ses réserves d’or et de monnaie définies en dollars. Et voici une question intéressante: avec quoi la Chine va-t-elle remplacer tous les dollars issus de son commerce? Avec quelle monnaie ou quel bien? L’analyse de la politique monétaire chinoise actuelle démontre certainement que les dollars venant du commerce, ou une portion substantielle d’entre eux, la Chine va les remplacer discrètement et de facto le fait déjà, par de l’or.
De ce point de vue, la partie de solitaire des relations russo-chinoises est extrêmement profitable à la fois pour Moscou et pour Beijing. La Russie achète des marchandises à la Chine directement pour de l’or à son prix actuel. Tandis que la Chine achète des ressources énergétiques russes pour de l’or à son prix actuel. Dans ce festival de la vie russo-chinoise, il y a de la place pour tout: des marchandises chinoises, des ressources énergétiques russes, de l’or – comme moyen de paiement mutuel. Seul le dollar US n’a aucune place dans ce festival de la vie. Et ce n’est pas surprenant. Parce que le dollar US n’est pas un produit chinois, ou une ressource énergétique russe. Ce n’est qu’un moyen intermédiaire de règlement – et un intermédiaire superflu. Et il est de coutume d’exclure les intermédiaires superflus des interactions entre deux partenaires commerciaux indépendants.
Il importe de noter par ailleurs que le marché global pour l’or physique est extrêmement petit en comparaison du marché mondial des ressources pétrolières physiques. Et surtout le marché global pour l’or physique est microscopique en comparaison de la totalité des marchés mondiaux de livraison de pétrole, de gaz naturel, d’uranium et de marchandises.
L’accent est mis sur les mots « or physique » parce qu’en échange de ses ressources énergétiques physiques, pas « sur le papier », la Russie soustrait aujourd’hui de l’or à l’Occident mais seulement sous son aspect physique, pas « sur le papier ». La Chine accomplit la même chose en recevant de l’Occident de l’or physique artificiellement dévalué comme paiement pour la livraison de marchandises réelles à l’Occident.
Les espérances entretenues par l’Occident que la Russie et la Chine veuillent bien accepter comme paiement pour leurs ressources énergétiques et marchandises de la… « monnaie de singe » ou « or sur le papier » sous quelque forme que ce soit, n’ont pas prospéré. La Russie et la Chine ne sont intéressées que par de l’or tangible, et seulement le métal physique, comme moyen final de paiement.
Pour référence: le turnover du marché d’or sur le papier, ou uniquement d’options sur l’or, est estimé à $360 milliards par mois. Mais la livraison physique d’or ne représente que $280 millions par mois. Ceci donne un ratio d’échange d’or sur le papier face à l’or physique de 1000 pour 1.
En utilisant le mécanisme de retrait actif du marché d’un bien financier (l’or) artificiellement dévalué par l’Occident en échange d’un autre bien financier (USD) artificiellement surévalué par l’Occident, Poutine a ainsi démarré le compte à rebours qui mène à la fin de l’hégémonie planétaire du pétrodollar. De cette manière, Poutine a placé l’Occident dans un étau, en l’absence de perspectives économiques saines.
L’Occident ne peut dépenser que tant d’efforts et de ressources à augmenter artificiellement le pouvoir d’achat du dollar, abaisser les prix du pétrole et artificiellement dévaluer le pouvoir d’achat de l’or. Le problème de l’Occident est que les stocks d’or physique en sa possession ne sont pas inépuisables. Par conséquent, le plus l’Occident dévalue le pétrole et l’or contre le dollar US, le plus rapidement il perd de l’or dévalué de ses réserves qui ne sont pas infinies.
Dans cette combinaison économique brillamment jouée par Poutine, l’or physique des réserves de l’Occident afflue rapidement vers la Russie, la Chine, le Brésil, le Kazakhstan et l’Inde (c’est-à-dire les pays des BRICS). Au rythme actuel de réduction des réserves d’or physique, l’Occident n’a tout simplement pas le temps de faire quoi que ce soit contre la Russie de Poutine jusqu’à l’effondrement de tout le monde occidental du pétrodollar. Aux échecs la situation dans laquelle Poutine a placé l’Occident, emmené par les USA, est celle du « problème de temps ».
Le monde occidental n’a jamais affronté des événements et phénomènes économiques comme ceux qui se produisent en ce moment. L’ancienne URSS a rapidement vendu de l’or pendant la chute des prix de l’or. Aujourd’hui, la Russie achète rapidement de l’or pendant la chute des prix du pétrole. Ainsi, la Russie pose une réelle menace au modèle états-unien de domination du monde par le pétrodollar.
Le principe essentiel du modèle du monde selon le pétrodollar est de permettre aux pays occidentaux, emmenés par les États-Unis, de vivre aux dépens du labeur et des ressources d’autres pays… sur la base du rôle de la monnaie US, dominante dans le Système Monétaire International (SMI). Le rôle du dollar US dans le SMI est qu’il est le mode ultime de paiement. Ceci signifie que la monnaie nationale des USA dans la structure du SMI est l’ultime accumulateur de biens, en face duquel l’échange de n’importe quel autre bien n’a pas de sens.
Emmenés par la Russie et la Chine, ce que font actuellement les BRICS est en réalité de changer le rôle du dollar US dans le SMI. De l’ultime mode de paiement et d’accumulation de biens, la monnaie nationale des USA, par le biais des actions conjointes de Moscou et de Beijing, ne devient rien de plus qu’un moyen intermédiaire de paiement, dont l’usage n’est entendu que pour l’échange de ce moyen de paiement intermédiaire pour un autre et le bien financier ultime – l’or. Ainsi, le dollar US perd en réalité son rôle comme mode ultime de paiement et d’accumulation de biens, cédant ces deux rôles à un autre bien monétaire reconnu, dénationalisé et dépolitisé – L’OR!
Traditionnellement, l’Occident a utilisé deux méthodes pour éliminer la menace à l’hégémonie du modèle du pétrodollar dans le monde, et aux privilèges excessifs pour l’Occident qui en ont découlé:
L’une de ces méthodes est celle des révolutions colorées. La seconde méthode qui est habituellement employée par l’Occident si la première échoue, c’est l’agression militaire et les bombardements.
Mais dans le cas de la Russie ces deux méthodes sont soit impossibles soit inacceptables pour l’Occident.
Parce que tout d’abord la population russe, contrairement aux populations de beaucoup d’autres pays, ne désire pas échanger sa liberté et l’avenir de ses enfants pour de la kielbasa occidentale (saucisse à la viande). Ceci est évident vu les taux d’approbation records de Poutine, régulièrement publiés par les plus éminentes agences de sondages occidentales. L’amitié personnelle du protégé de Washington Navalny (opposant politique de Vladimir Poutine, ndlr) avec le Sénateur John McCain a joué pour lui un rôle particulièrement néfaste. Ayant appris ce fait des médias, 98% de la population russe ne perçoit désormais Navalny que comme un vassal de Washington et un traître aux intérêts nationaux russes. Donc les professionnels occidentaux, qui n’ont pas encore perdu l’esprit, ne peuvent rêver d’une quelconque révolution colorée en Russie.
Pour ce qui est de la seconde méthode traditionnelle d’agression militaire directe, la Russie n’est sûrement pas la Yougoslavie, l’Irak ou la Libye. Dans toute opération militaire non-nucléaire contre la Russie, sur le territoire de la Russie, l’Occident emmené par les USA est condamné à la défaite. Et les généraux du Pentagone, qui exercent le vrai commandement des forces de l’OTAN, en sont conscients. Tout aussi désespérée est une guerre nucléaire contre la Russie, y compris le concept d’une prétendue « frappe nucléaire préventive ». L’OTAN n’est tout simplement pas techniquement capable de livrer un coup qui désarme le potentiel nucléaire de la Russie dans toutes ses manifestations. Une frappe de représailles nucléaires massives contre l’ennemi ou un éventail d’ennemis serait inévitable. Et sa puissance totale suffira pour que les survivants envient les morts. C’est-à-dire, un échange de frappes nucléaires avec un pays comme la Russie n’est pas une solution pour le problème imminent de l’effondrement du monde du pétrodollar. C’est, dans le meilleur des cas, une dernière note et le dernier point de l’histoire de son existence. Dans le pire des cas – un hiver nucléaire et la ruine de toute vie sur la planète, à l’exception des bactéries qui auront muté à case des radiations.
L’establishment économique occidental peut voir et comprendre l’essence de la situation. Des économistes occidentaux éminents sont certainement conscients de la gravité du problème et du désespoir de l’impasse dans laquelle se trouve le monde occidental, dans le piège doré de Poutine. Après tout, depuis les accords de Bretton Woods, nous connaissons tous la règle d’or en vigueur: « celui qui a plus d’or impose les règles ». Mais tout le monde en Occident reste silencieux là-dessus. Silencieux parce qu’aucun ne sait comment sortir de cette situation.
Si vous expliquez au public occidental tous les détails du désastre économique à venir, le public posera aux promoteurs du monde du pétrodollar les plus horribles questions, qui ressembleront à ceci:
– Combien de temps l’Occident pourra-t-il acheter du pétrole et du gaz naturel à la Russie en échange d’or physique?
– Et qu’arrivera-t-il au pétrodollar US, après que l’Occident aura épuisé tout son or physique pour payer du pétrole, du gaz naturel et de l’uranium russes, ainsi que pour payer pour des marchandises chinoises?
Aujourd’hui, personne en Occident ne peut répondre à ces questions, qui semblent simples.
Et cela, Mesdames et Messieurs, cela s’appelle « Échec et Mat ». La partie est finie.
Dmitry Kalinichenko

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