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3 mars 2014 1 03 /03 /mars /2014 01:30

En cas d'escalade de la violence à l'égard des russophones en Ukraine, la Russie ne restera pas à l'écart (Poutine)

En cas d'escalade de la violence à l'égard des russophones en Ukraine, la Russie ne restera pas à l'écart (Poutine)

Par La Voix de la Russie | En cas d'escalade de la violence à l’égard la population russophone en Ukraine, la Russie ne pourra pas rester à l’écart. Elle prendra des mesures de rétorsion dans le cadre du droit international. C’est ce qu’a déclaré le président de Russie Vladimir Poutine dans un entretien par téléphone avec le secrétaire général de l'ONU.

Le leader russe s’est entretenu également la nuit passée avec le président des États-Unis Baraсk Obama. Vladimir Poutine a souligné que la Russie ne pourrait pas rester à l’écart en cas de menace sur la population russophone. Le chef d’Etat russe a attiré l'attention du président des États-Unis sur les actions criminelles des ultranationalistes qui sont, au fond, encouragés par les pouvoirs actuels à Kiev.

La situation en Ukraine a été aussi examinée durant la nuit passée lors d'une séance extraordinaire du Conseil de Sécurité de l'ONU. La rencontre a eu lieu à l'initiative de Kiev. Le représentant permanent de la Russie à l'ONU Vitali Tchourkine a rappelé que la crise en Ukraine devait être résolue par la voie constitutionnelle. Pour cela, les pouvoirs de Kiev doivent se désolidariser des groupements radicaux, ainsi qu'entreprendre tous les efforts pour la création d’un gouvernement qui prenne en considération les intérêts de tout le peuple du pays, a marqué Vitali Tchourkine.

« Il faut garder la tête froide. Il faut reprendre la voie politique dans le cadre de la Constitution, revenir à l'accord du 21 février et à la création d’un gouvernement d'unité nationale et il faut cesser les tentatives de parler aux adversaires ethniques ou politiques dans la langue de la force. Les forces internationales qui manifestent un intérêt particulier pour l'Ukraine devraient faire entendre raison aux radicaux et conseiller aux leaders ukrainiens de l'opposition ou ceux qui se trouvent maintenant à Kiev de se désolidariser des radicaux, au lieu de leur permettre de faire la pluie et le beau temps sur le territoire de l'Ukraine, puisque de telles actions peuvent amener à un développement des événements lourd de conséquences que la Russie tente de prévenir. »

En réponse à l'appel de la Crimée à une aide, samedi, le président de la Russie Vladimir Poutine a reçu l'approbation de la Chambre haute du parlement russe sur l'utilisation des forces armées sur le territoire de l'Ukraine. Mais, comme on l'a précisé au Kremlin, cela ne signifie pas que le chef de l'État s’en servira immédiatement. Le principal, c’est que la décision de la Russie peut et doit refroidir les têtes chaudes, plus à Washington et à Bruxelles qu’à Kiev, a fait remarquer dans une interview à La Voix de la Russie le vice-directeur de l'Institut des pays de la CEI Igor Chichkine.

« Ce message clair est adressé justement à l’Occident : il est temps de cesser l'agression indirecte - appelons les choses par leur nom. Lorsque le président Viktor Ianoukovitch a refusé de signer l'accord sur l'association (avec l'Union européenne), on a eu recours aux solutions musclées- le renversement du pouvoir légal, pour arracher l'Ukraine à la Russie. La Russie s'est adressée plus d'une fois à l'Ouest avec la proposition de s'arrêter, de tenir des négociations. La réponse a consisté au pas suivant de l'agression. Maintenant, nous l’avons montré clairement – la ligne rouge existe. La Russie ne permettra à personne de la franchir. Maintenant, grâce à l'activité du Sud et l'Est et la position de la Russie, il y a des chances que tout cela se calme. Il est nécessaire de s'arrêter maintenant, de se mettre devant une table de négociations et de se mettre d'accord sur la sortie de la crise politique. Dans un tel cas, on réussira à calmer la situation, à tenir des élections démocratiques et honnêtes, non sous la surveillance des gens du secteur droit armés de mitraillettes, mais sous l'observation internationale, et alors, apparaîtra un nouveau pouvoir. Le pouvoir actuel en Ukraine – c’est le pouvoir des rebelles. »

Le pouvoir, qui de facto gouverne maintenant en Ukraine, a annoncé la mobilisation générale. Entre-temps, les représentants des Forces armées de l'Ukraine qui ne sont pas d'accord avec Kiev quittent les unités militaires et déposent leur démission. Les militaires ukrainiens déployés en Crimée se joignent en masse aux forces de la légitime défense. Le matériel militaire et les arsenaux passent sous le contrôle des forces de la légitime défense, qui assurent la protection et l'ordre dans la région. En même temps, la situation aggravée en Ukraine oblige les citoyens à quitter le pays. Les pouvoirs russes fixent déjà les signes de la catastrophe humanitaire toute proche. Rien que pour le début de cette année, 675 000 citoyens de l'Ukraine se sont rendus en Russie, communique le Service des gardes-frontière de la Fédération de Russie. En cas de poursuite du « chaos révolutionnaire» en Ukraine, dans les régions frontalières russes apparaitront des centaines de milliers de réfugiés.  

 


 

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   thierry Meyssan

La Russie n’a pas réagi aux événements ukrainiens durant les Jeux Olympiques de Sotchi [1]. Sa presse continuait à faire ses titres des exploits de ses athlètes, tandis que l’on se battait à Kiev et dans plusieurs capitales provinciales. Le Kremlin considérait en effet qu’à tout moment, les ennemis de la Russie pouvaient encore transformer sa fête sportive en bain de sang.

Comme prévu, le pouvoir avait déjà changé de mains à Kiev lorsque se clôturaient les Jeux. Les Occidentaux, largement désinformés, ont eu l’impression d’une révolution pro-européenne. Pourtant, la divulgation d’une conversation téléphonique entre l’assistante du secrétaire d’État US, Victoria Nuland, et son ambassadeur, Geoffrey R. Pyatt, ne laisse aucun doute sur le complot états-unien [2]. À coup de fausses images, on leur a fait passer un gouvernement de voyous et de prévaricateurs [3] pour une bande de tortionnaires russophiles [4]. Comme dans toutes les « révolutions colorées », de mystérieux snipers ont tiré depuis les toits à la fois sur la foule et la police, et le gouvernement en a été tenu pour responsable. Dans la confusion, les Occidentaux ont eu l’impression que « le peuple » s’était emparé des palais nationaux. En réalité, pendant que des activistes, majoritairement nazis, combattaient place Maidan en direct sur les télévisions internationales, des politiciens s’emparaient discrètement des palais nationaux dans une autre partie de la ville. De ce point de vue, les Européens peuvent être rassurés : ce ne sont pas les nazis qui ont pris le pouvoir.

Les nazis ukrainiens n’ont rien à voir avec l’extrême-droite ouest européenne, généralement ouvertement sioniste (sauf le Front national français). Ils ont été incorporés durant la Guerre froide dans les réseaux stay-behind de l’Otan pour saboter l’économie soviétique, puis ont été entretenus par la Pologne [5] et la Lituanie. Durant les trois mois de manifestation, ils ont été rejoints par des islamistes tatars qui étaient venus spécialement de Syrie où ils pratiquaient le jihad [6]. Les Tatars, habitants historiques de la Crimée, qui furent dispersés par Staline pour avoir soutenu les nazis durant la Seconde Guerre mondiale, sont aujourd’hui répartis principalement en Ukraine et en Turquie. Place Maidan, ils ont su montrer leur savoir faire acquis en Syrie : ils ont crevé les yeux de policiers et les ont mutilés [7].

La révolution de la place Maidan masque un coup d’État extrêmement classique [8]. En présence de « diplomates » états-uniens, la Rada a violé la constitution qu’elle a abrogé sans référendum. Elle a destitué, sans débat ni procès, le président en exercice et a confié les pouvoirs législatifs et exécutifs à Olexandre Tourtchinov, l’ancien patron des services secrets.

Le nouveau dictateur a désigné Arseni Iatseniouk comme Premier ministre, ce qui correspond, ô miracle, aux souhaits exprimés à l’avance par Victoria Nuland. Le nouveau Premier ministre a constitué un cabinet qu’il est allé présenter aux manifestants de la place Maidan. Ceux-ci, désormais beaucoup plus nombreux et parmi lesquels les nazis ne représentent plus qu’un tiers, ont hué nombre d’entre eux, parce que juifs.

En Crimée, où la majorité de la population est russe et où stationne la marine russe, le Parlement régional, pris lui aussi d’un « élan révolutionnaire », renversait le gouvernement local (fidèle à Kiev) et nommait le sien (pro-Russe). Simultanément, des militaires en uniforme, mais sans drapeau ni insignes, prenaient les bâtiments officiels et l’aéroport, empêchant le nouveau gouvernement de Kiev d’envoyer ses forces.

À Kiev, la Rada dénonçait une ingérence russe et appelait au respect du Mémorandum de Budapest. En 1994, les États-Unis, le Royaume-Uni et la Russie avaient signé un accord sur le gel de l’Ukraine en échange de sa renonciation à l’arme nucléaire [9]. Mais pour Moscou, ce Mémorandum ne s’applique plus car il a été violé par Washington et Londres depuis la « révolution orange » de 2004 [10] et plus encore depuis le coup d’État de la semaine dernière.

Que va t-il se passer maintenant ? Le 25 mai, Bruxelles organise l’élection du Parlement européen, Kiev organise une élection présidentielle, tandis que la Crimée tiendra un référendum d’autodétermination. Une fois la Crimée indépendante, elle pourra toujours choisir de se rattacher à la Russie dont elle faisait partie jusqu’en 1954. L’Union européenne devra, quant à elle, répondre aux espoirs qu’elle a suscité et par conséquent payer, avec on ne sait quel argent, une partie des 35 milliards de la dette ukrainienne. Les nazis de la place Maidan ne retourneront pas à la clandestinité, mais réclameront leur part de gouvernement.

Mais l’histoire ne sera pas terminée pour autant car il restera pour le Kremlin les problèmes de la partie orientale de l’Ukraine (qui abrite une population russe et une industrie de défense) et de la Transnistrie (l’ancienne Bessarabie, qui était jadis le centre de recherche pour les missiles soviétiques). Ce petit pays, de population russe, qui ne figure sur aucune carte car il ne siège pas à l’Onu, a pris son indépendance lors de la dissolution de l’Urss, mais est considéré comme faisant partie de la Moldavie. Il résista vaillamment à une guerre que lui livrèrent la Moldavie, l’aviation roumaine et les conseillers de l’Otan, en 1992 [11]. Il est parvenu depuis à conserver le modèle social soviétique tout en adoptant des institutions démocratiques. Sa sécurité est assurée par une « force de paix » russe [12]. Au minimum, une vingtaine de kilomètres carrés ukrainiens pourraient se soulever et se joindre à la Transnistrie pour lui offrir une sortie sur la mer Noire, mais l’Ukraine serait alors coupée de son appendice occidental. Au mieux, relier la Crimée à la Transnistrie supposerait de prendre plusieurs centaines de kilomètres de côte dont la ville d’Odessa.

Les troubles vont donc se poursuivre en Ukraine, mais ce sera aux arroseurs arrosés —les États-Unis et l’Union européenne— d’en supporter le poids. Outre le fardeau financier, comment vont-ils gérer leurs alliés victorieux nazis et jihadistes ? La démonstration de force de Washington tourne au fiasco [13].

 

 

 


  les chefs putchistes respire la démocratie!!!!!!


QUAND L'OTAN INSTALLE UN GOUVERNEMENT NEOFASCISTE PUTCHISTE A KIEV ...
les héritiers directs de Bendera, le leader antisémite du fascisme ukrainien, au service de Berlin puis de la CIA et du MI6 après 1945 :
Arseni Iatseniouk, le nouveau "premier ministre" made in NATO, aux côtés de Wladimir Klitschko (à droite), citoyen allemand et leader d'UDAR filiale de la CDU-CSU de Merkel, et d’Oleh Tyahnybok, leader du parti néonazi Svoboda (ex PNSU) et protégé du BND allemand ...

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