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14 mars 2014 5 14 /03 /mars /2014 22:52

Ukraine: le réveil des anti-Maïdan ou la prise de conscience qui fait trembler

 

 

Croire que la force ou les menaces liées aux sanctions économiques peuvent faire plier Moscou, encore une fois, l’Occident s’est lourdement trompé. Formatés, avec un logiciel resté bloqué au 21e siècle, les dirigeants de l’Occident se croient encore dans un boom économique qui les a pourtant lâché en faveur des puissances émergentes et surtout de la Russie. Moscou a menacé d’intervenir dans l’est de l’Ukraine, compte tenu du désordre qui s’y développe. 

Mais, une autre faute grave des Occidentaux c’est d’avoir cru que Kiev était l’Ukraine. Ce qui se passe actuellement à l’est, au sud et au sud-est de l’Ukraine se passe de commentaire. Un exemple, celui des extrémistes de Maïdan, qui ont vu un des leurs trépasser, hier, à Donetsk. En effet, ils se sont crus beaux, en menant une action similaire dans la ville, comme ils l’ont fait à Kiev durant 3 mois. mal leur en a pris, l’Ukraine se réveille et ne veut pas être gouvernée par des putschistes et surtout des usurpateurs à la solde de Washington.

Les pauvres ont été correctement bastonnés et, pour sûr, dans les jours à venir, avec la réaction qui viendra de Crimée, le pouvoir échappera totalement aux petits fachos qui règnent en maître à Kiev.  Cette prise de conscience qui fait trembler Washington et les autres les voit plutôt éluder les vraies questions et, tels des automates, tomber à bras raccourcis sur Moscou. Or, la Russie n’est responsable de rien dans cette situation qui continue de se détériorer. Finalement, beaucoup d’Ukrainiens comprendront que leur avenir c’est Moscou…

Regardez:

 

 

 


Crimée et Kosovo : points communs et différences

Crimée et Kosovo : points communs et différences

Par La Voix de la Russie | La Crimée et le Kosovo ont beaucoup en commun : autonomie, présence de bases étrangères sur leur sol, volonté d’indépendance de la majorité de leur population. Seuls leurs « protecteurs » sont différents.

Ces derniers jours, nombreux sont les commentateurs qui comparent les événements de Crimée avec l’agression de la Yougoslavie par l’OTAN en 1999. Et chacun interprète les événements comme bon lui semble. L’ancien ambassadeur des Etats-Unis à Moscou, Michael McFaul, par exemple, a assuré sur CNN que l’intervention russe était inacceptable, car il y a une grande différence entre la situation actuelle en Crimée et celle du Kosovo en 1999.

« Il n’y a pas lieu de comparer la Crimée et l’Ukraine avec le Kosovo et la Serbie. La Serbie a menacé les Kosovars, alors que l’Ukraine ne menace personne. »

Mais un Etat peut-il être une menace pour une partie de son territoire ? Dans la province autonome du Kosovo vivent des Serbes, des Albanais, des Turcs, etc. Le peuple « kosovar » en tant que tel n’existe pas. Qui sont donc allés défendre les Américains ? Au Kosovo, il n’y avait pas un seul Américain, quand 1,5 million de Russes se trouvent en Crimée. Voilà la différence majeure.

Pour les médias occidentaux cependant, il y a de nombreuses similitudes entre la Crimée et le Kosovo. Comme l’a écrit Ian Traynor dans The Guardian:

« La tactique et les méthodes utilisées par Milosevic durant les guerres d’Ex-Yougoslavie et du Kosovo sont évidentes. Si Poutine décide de devenir le nouveau Milosevic, l’Occident va être le témoin d’une nouvelle division de l’Europe. »

Dans la stratégie de Slobodan Milosevic, comme toujours, le mieux s’est trouvé être l’ennemi du bien. Il n’a pas eu la force de résister à l’avancée de l’OTAN vers l’Est. Afin de déplacer vers l’Est leurs forces basées à l’Ouest de l’Europe, les Etats-Unis ont choisi le territoire autonome serbe du Kosovo-et-Métochie, et y ont créé une base stratégique. C’est à cette fin qu’ils se sont servis de l’Armée de libération du Kosovo (OVK) même si celle-ci figurait sur la liste des organisations terroristes répertoriées par les Etats-Unis.

L’opération antiterroriste menée par les forces spéciales serbes contre l’OVK dans le village de Racak en janvier 1999 a été utilisée comme un prétexte pour bombarder la Yougoslavie sans l’autorisation des Nations Unies. Les médias occidentaux, ayant présenté l’opération menée à Racak comme un massacre de la population civile, ont exhorté les Etats-Unis à réagir et à protéger les innocents. Dix ans plus tard, Helena Ranta, médecin légiste finlandais, a écrit dans son autobiographie que sa rédaction d’un rapport sur l’incident s’est faite sous la pression du responsable de la mission de l’OSCE au Kosovo de l’époque, William Walker, et du ministre des Affaires étrangères de Finlande, et qu’il s’agissait de troupes de terroristes albanais et non de populations civiles.

Une fois que les forces de l’OTAN sont entrées au Kosovo, les Etats-Unis y ont construit leur deuxième plus grande base en Europe, le camp Bondsteel. Il permet aux Etats-Unis de contrôler la Méditerranée et la mer Noire, ainsi que les routes menant au Moyen-Orient, en Afrique du Nord et dans le Caucase, de même que le transit des ressources énergétiques provenant de la Caspienne et d’Asie centrale. Cette base en Serbie leur paraît pleinement légitime et très avantageuse. L’utilisation de terrains publics au Kosovo ne coûte rien aux Américains.

Or la Russie, à la différence des Américains au Kosovo, paie 100 millions de dollars par an pour sa base. Et la base russe de la mer Noire se trouve en Crimée depuis 230 années déjà. « La flotte de la mer Noire n’est pas sans abri. Sébastopol est sa maison-mère », a souligné le vice-Premier ministre Dmitri Rogozine. Il y a encore 50 ans, la Crimée faisait partie de l’Union soviétique, quand les Etats-Unis, eux, ont tout simplement occupé une partie du territoire serbe pour y créer leur propre Etat fantoche, à la suite d’une agression.

Les liens historiques, économiques, et culturels entretenus avec l’Ukraine donnent à la Russie la pleine capacité d’intervenir pour protéger son peuple. Mais que font les Etats-Unis sur le territoire serbe ?                 N

 


Un drone américain a été intercepté en Crimée

Un drone américain a été intercepté en Crimée

Par La Voix de la Russie | Un drone de reconnaissance et de frappe américain a été intercepté dans le ciel de Crimée, a rapporte ce vendredi la société Rostech.

« Le drone MQ-5B, à en juger par l'étiquetage sur les côtés, faisait partie du groupe de la brigade américaine numéro 66 des renseignements militaires américains, déployée principalement en Bavière », précise le site Internet de la société.

Selon certaines sources, la brigade a été transférée dans la ville ukrainienne de Kirovograd, d’où les drones américains réalisent des missions de reconnaissance en Crimée et dans les régions frontalières de la Russie.


Crimée : le référendum est légitime (président de la République serbe de Bosnie)

Crimée : le référendum est légitime (président de la République serbe de Bosnie)

Par La Voix de la Russie | Milorad Dodik, président de la République serbe de Bosnie (Republika srpska), s’est rendu à Moscou afin de discuter avec les dirigeants politiques et les représentants des milieux d’affaires russes, et également pour recevoir le prix de la Fondation internationale de l’unité des peuples orthodoxes récompensant le renforcement et la promotion des valeurs chrétiennes dans la vie de la société.

 

Ce prix a déjà été remis les années précédentes à Vladimir Poutine, Dmitri Medvedev, Emir Kusturica ou Novak Djokovic. Dans un entretien exclusif accordé à La Voix de la Russie, Milorad Dodik évoque ses attentes concernant le référendum en Crimée.

Milorad Dodik. : « L’Ukraine se trouve dans une zone de turbulence depuis la chute de l’URSS. L’Ukraine est un État complexe avec différents groupes ethniques et valeurs politiques. Il est donc très dangereux de résoudre les problèmes d’une manière dont nous voyons les conséquences. Cette révolution orange n’a rien apporté de bon à qui que ce soit, comme en Afrique du Nord. Les troubles en Ukraine ont été soutenus de l’extérieur. En témoignent les rencontres « coordonnées » entre l’opposition locale et les hauts représentants de l’UE et des États-Unis au plus fort des protestations.

L’aide russe à l’Ukraine, 15 milliards de dollars (environ 10,8 milliards d’euros) et des avantages économiques, n’a pas été un stimulant suffisant pour ceux qui ont mené l’Ukraine à la désintégration. Aujourd’hui, l’Ukraine a besoin d’environ 13 milliards de dollars (environ 9,4 milliards d’euros), mais elle ne recevra pas une telle somme.

En ce qui concerne la Crimée, elle appartient historiquement à la Russie et elle a été transmise à l’Ukraine par une décision aventuriste de Nikita Khrouchtchev. Cette décision était évidemment une erreur. Curieusement, l’Occident ne se gêne pas pour considérer une telle décision des dirigeants communistes comme un fait établi, même si elle ne répond pas à la réalité de la situation et qu’elle peut être la cause de problèmes dans les relations futures. Il est tout à fait compréhensible que la population de la Crimée aspire à la liberté, surtout si les décisions et les lois des nouvelles autorités en Ukraine sont discriminatoires envers les Criméens. Je suis pour que la Crimée décide de la façon dont elle veut vivre. Pour moi, le référendum est l’expression tout à fait légale de la volonté du peuple, et son résultat sera tout à fait légitime. »

La Voix de la Russie : La Russie a plusieurs fois averti que le Kosovo constituait un précédent. Le processus que nous voyons montre-t-il que Moscou avait raison ?

M. D. : « Naturellement, le Kosovo est un précédent. Cette prétendue indépendance a été proclamée par un groupe informel appelé Parlement du Kosovo. Il n’y a pas eu de référendum. Il aurait été impossible d’en organiser un au nord de la région parce que les Serbes n’y auraient pas participé.

La République serbe de Bosnie a choisi une stratégie à long terme pour combattre pour ses droits. Nous organiserons forcément un référendum un jour, mais il faut choisir ce moment consciencieusement, sans volontarisme politique et en sachant qui sont nos alliés dans ce processus. Notre situation est très délicate. Il faut prendre patience, attendre, savoir refuser.»

LVdlR : La Crimée est en quelque sorte un modèle pour vous ?

M. D. : « Le fait même qu’un référendum soit organisé en Crimée montre que le principe d’autodétermination, principe à la base de l’ONU et si souvent violé, est soutenu. Quand les grands acteurs mondiaux ont besoin d’intégrité territoriale, ils exigent que ce principe soit respecté, et quand ils ont besoin du principe d’autodétermination, ils disent que l’indépendance du Kosovo est un phénomène normal. Dans la situation de la Crimée, ils insistent sur le respect du principe de l’intégrité territoriale. Tout dépend des intérêts géostratégiques de l’Europe et des États-Unis. Dans le monde de la politique, cela fait longtemps que l’on sait que la Crimée est un point sensible. Tout le monde a toujours su que la Crimée souhaitait des liens plus étroits avec la Russie, et même son rattachement. Lorsque les troubles ont débuté en Ukraine, ce problème a ressurgi. Le cas de la Crimée créera un précédent dans le monde. Nous observons des processus, de la Catalogne à l’Écosse. Cette pratique devient donc de plus en plus légitime.

Je suis confiant dans la capacité des Criméens à tenir ce référendum paisiblement. Certains ne reconnaissent pas son résultat et diront de toute façon que le référendum n’était pas honnête. C’est pour cela qu’il doit y avoir le plus possible d’observateurs objectifs, qui détermineront que les citoyens sont venus voter selon leur propre volonté et qu’ils n’ont pas été l’objet de pressions politiques. » T

 


 

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