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11 avril 2016 1 11 /04 /avril /2016 12:01

COMMENT désamorcer la fronde, sans pour autant céder sur l'essentiel ?

on invente un mouvement stérile ! la ce sera nuit debout qui aidera à faire passer la pilule de la loi dite travail ou du nom de la ministre loi El Khomri,

on focalise les médias sur ce mouvement estudiantin NUIT DEBOUT sauf que les premiers concernés aujourd'hui les ouvriers eux ils doivent dormir la nuit pour travailler le lendemain!!

puis on fait quelques mesurettes les syndicats étudiants "contrôlé par le ps" se disent satisfait -mesures-jeunes-insertion-travail et on laisse les jeunes se démoraliser jusqu'à ce qu'ils rejoignent leurs foyer et l'affaire et faite !

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les paysans du larzac !!

Dans leur lutte face à l’extension d’un camp militaire pour ne pas se faire expulser de leurs terres, les paysans du Larzac dans les années 70 organisent une grande marche du Larzac jusqu’à Paris : pour y faire entendre leur colère, mais aussi pour éprouver les campagnes, petites villes, villages, hameaux qui les accueillent sur leur passage. Leur détermination était si grande à changer les choses qu’ils ont dû rompre avec leurs habitudes, laisser leurs champs en friche pour quelques temps.

Des habitudes nous en avons : le travail, les études, les rendez-vous, les engagements. Ceux-ci pèsent sur chacun de nous à chaque fois que nous voulons manifester, lutter, réfléchir. Je crois que cette double-vie que nous menons en ce moment nous épuise, nous érode. De plus, nous savons tous ici (sans oser le dire), que les changements que nous appelons de nos vœux (démocratie radicale, mode de vie alternatif, redéfinition du travail) ne se feront pas sans cette rupture avec ces habitudes, sans changement sur nous-mêmes avant le reste. L’Histoire le montre.

Je nous propose un dilemme, à discuter, et à mettre en pratique dans les plus brefs délais car nous n’avons plus beaucoup de temps :

Soit 1) Nous poursuivons les manifestations, les blocus, les Nuit Debout en attendant des ouvriers qu’ils mettent en place une grève générale reconductible que nous passerons sagement à la maison devant notre télé. De mon point de vue, nous nous épuiserons à rêver d’un autre monde des jours et des jours encore sans que le cadre soit ébranlé, et précisément dans le cadre de la lutte telle qu’elle est inscrite dans notre Vème République.

Soit 2) A l’image de notre mouvement, neuf, inventif, pacifique, affirmatif, radical, nous partons de toutes nos villes pour rejoindre la Nuit Debout de Paris à pied, comme les paysans du Larzac. Cela peut prendre deux semaines comme un mois : sur notre chemin, faisons escale dans tous les villages et villes que nous rencontrerons pour y poursuivre nos réflexions et nos débats. Je pense que la colère est immense dans nos campagnes : profitons des élections qui se profilent pour désamorcer le Front National, et construire une vraie et grande Nuit Debout, qui dépasse les classes urbaines et étudiantes. Occupons le temps, occupons l’espace, occupons les médias le plus longtemps qu’on le peut, et mettons-nous en mouvement réellement, sur les chemins. Les têtes suivront, j’y crois profondément.

Je pense que cette initiative mettra à jour notre réelle détermination : car si nous pourrions être prêts à mettre entre parenthèses nos habitudes pour renverser la table, nous ne pouvons plus nous permettre de perdre de l’élan politique en AG obséquieuses et vides de toute vitalité politique. Que ceux qui se sentent capables de réaliser cette grève en mouvement et d’aller chercher les indignés dans tous les recoins de France le fassent, car sinon, j’ai bien peur que ces Nuits ne soient pas à la hauteur de nos ambitions et de nos rêves conjugués, et qu’elles demeurent un repli chaleureux et non plus une énorme vague.

Nous avons un désir commun qui ne fait que s’exprimer toujours plus fort chaque jour sur nos places : nous perdrions beaucoup à ne pas le réaliser.

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Les ouvriers en lutte, encore loin de La nuit debout

"Ce n'est pas les tweets, même nombreux, qui vont faire peur à Valls" (Mercier, CGT-PSA)

Et si les ouvriers rejoignaient le mouvement Nuit Debout ? C’est le vœu formulé par l’économiste et tribun Frédéric Lordon. Alors qu’une partie du film Comme des lions – qui retrace la grève des salariés de PSA à l’annonce de la fermeture du site d’Aulnay-sous-Bois – devait être diffusée ce mardi soir place de la République, sa réalisatrice Françoise Davisse reste sceptique : comment passer "la nuit debout" quand on travaille le lendemain ? Un constat partagé par Jean-Pierre Mercier, délégué syndical CGT de PSA, qui préconise... une occupation des entreprises.

"La nuit, c’est fait pour baiser et pas pour travailler" : ainsi s’adresse Jean-Pierre Mercier à la centaine d’étudiants présents dans l’amphi Y de l’université Paris 8 à Saint-Denis. Nous sommes lundi 21 mars à la veille des attentats de Bruxelles. La fac n’est pas en grève mais en lutte. Les tags des murs et des cages d’escalier en témoignent. Les haut-parleurs invitent à la projection du film Comme des lions de Françoise Davisse, deux jours avant sa sortie dans les salles de ciné. On ne se bouscule pas mais l’auditoire écoute attentivement Mercier qui présente au micro le documentaire dans lequel il apparaît. Mercier n’en est pas le héros. Délégué CGT et numéro deux de Lutte ouvrière, il était coordonnateur et porte-parole de la grève menée début 2013 à l’annonce de la fermeture de l’usine PSA-Peugeot-Citroën à Aulnay-sous-Bois.

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"réflexion"

« Nuit debout », un mouvement à dormir debout

par Thierry Meyssan

Le mouvement « Nuit debout » qui vient de se créer en France, mais aussi en Espagne et en Allemagne, ambitionne de faire barrage au projet de loi El-Khomri sur la réforme du Code du travail et, plus généralement, de lutter contre le néolibéralisme. Thierry Meyssan dénonce des discussions creuses et incohérentes. Il relève les références explicites des organisateurs aux manipulations de l’équipe de Gene Sharp, qui a organisé pour le compte de la CIA les révolutions colorées et le printemps arabe.

La presse parisienne se pâme devant la naissance d’un mouvement politique, « Nuit debout ». Des centaines de personnes se rassemblent sur les grandes places des principales villes françaises pour discuter et refaire le monde.

Ce mouvement « spontané » s’est organisé en quelques jours. Il dispose désormais de deux sites internet, d’une radio et d’une télévision web. À Paris, place de la République, 21 commissions ont été constituées comme dans un inventaire à la Prévert : animation artistique, climat, cantine, création d’un manifeste, dessin debout, jardin des savoirs, manifestations, campement, démocratie, science debout, gréve générale, éducation, économie, féminisme, LGTBI+, TV debout, vote blanc, transparence, Françafrique, infirmerie, communication. C’est dans ce bavardage que se jouerait l’avenir du pays.

« Nuit debout » aurait surgi de la projection d’un film militant « Merci patron » de François Ruffin, le 23 février. Les spectateurs auraient constitué un collectif « Convergence des luttes », avec l’idée de rassembler les préoccupations des salariés, des migrants, etc. [1]

Cependant, la lecture de l’appel rédigé par « Convergence des luttes » ne manque pas surprendre. On peut y lire :
« Ce mouvement n’est pas né et ne mourra pas à Paris. Du printemps arabe au mouvement du 15M, de la place Tahrir au parc de Gezi, la place de la République et les nombreux autres lieux occupés ce soir en France sont l’illustration des mêmes colères, des mêmes espoirs et de la même conviction : la nécessité d’une société nouvelle, où démocratie dignité et liberté ne sont pas des déclarations vides » [2].

Si ce mouvement n’est pas né à Paris, comme l’affirment ses initiateurs, qui en a eu l’idée ?

Les références au « printemps arabe », au « mouvement du 15M », à la « place Tahrir » et au « parc de Gezi » renvoient toutes quatre à des mouvements clairement soutenus, sinon initiés par la CIA. Le « printemps arabe », c’est le projet du département d’État de renverser les régimes laïques arabes et de les remplacer par les Frères musulmans. Le « mouvement du 15M », en Espagne, c’est la contestation de la politique économique des grands partis tout en affirmant l’attachement aux institutions européenne. La « place Tahrir » en Égypte est habituellement considérée comme un des lieux du printemps arabe, et l’en distinguer ne peut faire référence qu’à son occupation par les Frères musulmans de Mohamed Morsi. Quant au parc Gezi, ce fut le seul mouvement laïque des quatre, mais il était instrumenté par la CIA pour mettre en garde Recep Tayyip Erdoğan, qui n’en a pas tenu compte.

Derrière ces quatre références et bien d’autres, on trouve un même organisateur : l’équipe de Gene Sharp, jadis baptisée Albert Einstein Institute [3] et aujourd’hui Centre for Applied Nonviolent Action and Strategies (Canvas), exclusivement financée par les États-Unis [4]. Des gens très organisés, directement liés à l’Otan et ayant une sainte horreur du spontanéisme de Rosa Luxembourg.

La non intervention de la préfecture de police, le discret soutien de l’Union européenne à Radio Debout, et la présence parmi les organisateurs de personnalités jadis soutiens d’Action directe [5] ne semblent pas poser de problème aux participants.

Bien évidemment, le lecteur se demande si je ne force pas la dose en voyant ici aussi la main de Washington. Mais les manipulations de l’équipe de Gene Sharp dans une vingtaine de pays sont aujourd’hui largement attestées et étudiées par les historiens. Et ce n’est pas moi, mais les organisateurs de « Nuit debout » qui font référence à ses actions.

L’équipe de Gene Sharp intervient avec des recettes toujours identiques. Selon les cas, les manifestations manipulées visent soit à changer le régime, soit au contraire à stériliser l’opposition, comme c’est le cas ici. Depuis 2000, cette équipe utilise un logo emprunté aux communistes pour mieux les combattre : le poing levé. C’est évidemment le symbole qu’à choisi « Convergence des luttes ».

Le slogan de « Nuit debout », « On ne rentre pas chez nous », est nouveau dans la longue succession des opérations de Gene Sharp, mais il est tout à fait typique de sa manière d’intervenir : ce slogan ne comprend aucune revendication positive, ne propose rien. Il s’agit juste d’occuper la rue et de distraire les médias pendant que les choses sérieuses se déroulent ailleurs.

Le principe même de « Nuit debout » exclut toute participation des travailleurs. Il faut être bien noctambule pour pouvoir passer ses nuits à discuter. Les « salariés et les précaires » que l’on est censé défendre travaillent, eux, le matin et ne peuvent pas se permettre de nuits blanches.

Ce ne sont pas les commissions de « Nuit debout » —où l’on s’intéresse à tout sauf aux ravages de l’exploitation et de l’impérialisme— qui mettront fin à la domination de la France par une coterie de nantis, qui l’ont vendue aux Anglo-Saxons et viennent d’autoriser le Pentagone à y installer des bases militaires. Imaginer le contraire serait croire une histoire à dormir debout.

Thierry Meyssan

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PUBLIÉ PAR MANUEL GOMEZ LE 10 AVRIL 2016

Depuis quelques années, j’ai la faculté de partager ma vie entre la France et l’Espagne et c’est ainsi que j’ai pu assister à la naissance du mouvement des « Indignés » auquel fait référence celui qui, actuellement, se développe en France sous l’ appelation « Nuit debout ».

Mouvement spontané ? Certes pas.

Mouvement organisé, orchestré, encadré et dirigé, comme le fut celui des « Indignés » [et ceux d’Occupy Wall Street et des tentes bd Rothschild à Tel Aviv]

A l’origine, les banderolles indiquaient « Indignés mais fiers d’être espagnol ». Plus tard, une fois élus, la fierté d’être espagnol a pratiquement disparu, leur respect envers les institutions également : leur leader, Pablo Iglesias, se présente en chemise et manches retroussées devant le roi d’Espagne.

Sur les bancs du Congrès ils se ridiculisent en levant le poing, allaitent un bébé, affichent une coiffure dreadlock de rasta débraillée.

Par la suite, ils rejettent les fêtes catholiques, les traditions folkloriques comme « Mauros y Christianos », et revendiquent effrontément la vice-présidence de la république et l’indépendance de la Catalogne… et j’en passe.

Leur vrai visage apparaît, et plus aucun parti n’en veut, même pas le PSOE (Parti socialiste espagnol) pour qui ils espéraient être le principal soutien.

Le peuple espagnol n’en veut plus

Tout comme les « Indignés », « Nuit debout » prend son envol sur les réseaux sociaux : Twitter, Facebook, etc. Quelques mots : « Tous ce soir à 20 h. place de la République »

Une douzaine tout d’abord puis cent, mille et des dizaines de milliers sur tout le territoire, réunis dans des lieux symboliques des centres villes.

Les médias nationaux, télévision, presse, raffolent de ce genre d’évènements et ne se privent pas de les monter en épingle.

Premier constat, il faut être chômeurs pour ne pas se trouver devant l’obligation de se pointer au travail le lendemain matin et ne pas avoir de diplôme à préparer dans les semaines à venir.

Ensuite, le choix de la couleur du ralliement, rouge, comme il se doit, pour marquer son appartenance à l’idéologie gauchiste et noir, bien entendu, pour indiquer son « anarchie » contre les institutions.

La liberté de pouvoir s’exprimer durant quelques minutes sur tout, et surtout sur rien

A l’origine, nombreux sont ceux qui prennent la parole puis, au fil du temps, ce sont les mêmes qui occupent l’estrade et monopolisent l’attention.

D’une foule il y a toujours des « meneurs » qui émergent. Ils sont déjà là attendant leur tour. Nous ne tarderons pas à le constater.

Puis quelques leaders apparaîtront, et l’un d’entre eux se détachera. Une équipe nationale se constituera, et son positionnement à gauche, et même à l’extrême gauche, se précisera.

Et comme les « Indignés » en Espagne se sont transformés politiquement en « Podemos »(Nous pouvons), « Nuit debout », en France découvrira l’enseigne médiatique de son parti. Lequel sera-t-il ? On y pense, soyez-en assuré…

N’assistons-nous pas déjà à la présence d’un Besancenot, d’un Mélenchon, et d’autres encore pour apporter leur soutien à cette jeunesse, à ces Français qui, enfin, peuvent exprimer leur déception, leurs désillusions, à défaut de leur colère.

Le scénario est mis en place, le film démarre, mais soyez rassurés, il ne s’agit que d’un court-métrage, l’aurore apparaîtra, ils disparaîtront de la scène politique et médiatique et rentreront dormir « à la maison » comme tout le monde.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Manuel Gomez

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lefervre 23/06/2016 06:12

RETOUR AFFECTIF DE DE MON EX ET PLUS
JE TÉMOIGNE EN FAVEUR DE CE MARABOUT VOYANT QUI MA REDONNER LE SOURIRE
JE M APPEL LEFERVRE
il y a de cela deux ans, j'avais une vie très misérable et très soucieux , après mes recherches sur le net je suis tombé sur un GRAND MARABOUT VOYANT qui a totalement changé ma vie. aujourd'hui j'ai un bon travail, mon Mari qui m'avait quitté est revenu mon foyer est stable ,il a fait une porte monnaie magique à mon mari, je vous assure que depuis ce temps, on ne s'est plus plaigne de l'argent, nous avons une vie très heureuse.
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